SOT, FAT, IMPERTINENT
Ce sont là de ces mots que dans toutes les langues il est impossible de définir, parce qu'ils renferment une collection d'idées qui varient suivant les mœurs dans chaque pays et dans chaque siècle, et qu'ils s'étendent encore sur lestons, les gestes et les manières. Il me paroît, en général, que les épithètes de s-ot^ de fat et d'impertinent, prises dans un sens aggravant, n'indiquent pas seulement un défaut, mais portent avec soi l'idée d'un vice de caractère ou d'éducation.
Il me semble aussi que la première épithète attaque plus l'esprit, et les deux autres les manières.
C'est inutilement qu'on fait des leçons à un sot; la nature lui a refiisé les moyens d'en profjjjer. Les discours les plus raisonnables sont perdus auprès d'un fat; mais le temps et l'âge lui montrent quelquefois l'extravagance de la fatuité. Ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'on peut venir à bout de corriger un impertinent.
Le sot est celui qui n'a pas même ce qu'il faut d'esprit pour être un. fat. Un fat est celui que les sots croient un homme d'esprit, h' impertinent est une espèce de fat enté sur la grossièreté.
Un sot ne se tire jamais du ridicule, c'est son caractère; un impertinent s'j jette tête baissée sans aucune prudence. Un fat donne: aux autres des ridicules qu'il mérite encone da* vaatage^