VALET
pa; rencontre la vraie différence et le propre caractère des synonymes de notre langue. (G.)
Je crois qu on a travaillé vainement, quand on l'a fait sans succès, et en vain, quand on l'a fait sans fruit. L'ou^Tage est manqué dans le premier cas ; et ro6/ef est manqué dans le second. Si je ne puis pas venir à bout de ma besogne , je travaille vainement ; c'est-à-dire , d'une manière vaine, et je ne la fais pas : si ma besogne faite n'a pas l'effet que j'en attendois , j'ai travaillé en vain, c'est-à-dire, que je n'ai fait qu'une chose inutile.
Si vous me parlez sans que je vous entende, vous parlei vainement; si vou.'; me parles sans me persuader, voua parlez en vain.
Celui qui ne fait que des choses vides de sens , de raison , de vertu, consume vainement le temps; celui qui fait des choses utiles , mais inutilement ou sans qu'on en profite , l'emploie en vain. (R.)
I182. VAtET, LAQUAIS.
Le mot de valet a un sens général qu'on applique à tous ceux qui servent. Celui de iarjuais a un sens particulier, qui ne convient qu'à une sorte de domestique. Le premier désigne proprement un homme de service, et le second un homme de suite. L'un emporte une idée d'utilité, l'autre une idée d'ostentation : voilà pourquoi il est plus honorable d'avoir un taquais qv.e d'avoir un valet; et qu'on dit que le laquais ne déroge point à sa noblesse , au lieu que le valet de chambre y déroge , quoique la qualité et l'office de celui-ci soient audessus de l'autre.
Les princes et les gens de basse condition n'ont point de laquais : mais les premiers ont desi;a/e/5 de pied qui en font la fonction et qui en portoient même autrefois le nom j et les seconds ont des valets de laJjcur. (G.^
Il83. VALÉTUDINAIRE, MXIAVIF, INFIRME, CACOCHYME.
Le valétudinaire, du lat. valetudo, santé et maladie, bonne ou mauvaise santé. Le valétudinaire flotte, en quelque sorte, ciitre la bonne ou la jnauvaise santé, de l'une à rautvc-