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oBsxmvATxon.
(1) Dans cette éraluatlon de la superficie et de la ^pulallon de Temptre Indo-britannique , on n'a oon»prls que les possessions ùnnuédiate$ de la compagnie ; nie de Ceylan , dont la anperllcle est de 15,0S0 . et la population absolue de 830,000 , ne figure que dans les louiix.
(i) L'IslABde «t !• Grolnltiid mmI oomprlf dns ontte éTalnation.
(S) La France ne possède taean établissement dans rOcéanle.
(4) Dans eette éTaluttion de l'Oeéanie-HoUandalse, sont comprises quelques populations indigènes d«i territoires coionlséa sur lesquelles la Uoliande n'exerce qu'un droit de suieraineté.
(5) Depuis l'érection du Brésil en empire indépendant , le Portugal ne possède piua aucune colonie en Amérique.
On n'a pas cru devoir comprendre dans ce tableau la colonie de Libéria , à l'est du Gap Mesarado, fondée en 18!il . par les citoyens des États-Unis d'Amérique» Indépendamment du gouTernement de l'Union. Cet établissement , peu important d'ailleurs , a été conçu dans vu but philantropique qui sera signalé dans le eonrs de cet article.
aucune modification considérable dans la situation coloniale de l'Europe ,
On sait que les évaloAtions statistiques ne peuvent être qu'appioxioiatiTes; il n'en résulte pas moins de ee tableau, quelles que soient les inexactitudes de certaines sommes, des appréciations extrêmement remarquables. On voit que les colonies anglaises sont d'une étendue presque double de celle de tout le territoire continental de l'Europe, et que leur population s'élève à une somme six fois plus considérable que celle des populations réunies de toutes les colonies des autres puissances Européennes. AprA l'Angleterre, la Hollande est la puissance dont la population coloniale est la plus considérable , elle est cinq fois plus forte que celle des colonies <le la France, qui ont une étendue quatre fois moindre que celles du Portugal avec une population à peu près égale. Mous devons rattacher maintenant à ces faits quelques considérations générales.
Les colonies , chez les peuples de l'antiquité, n'offrirent d'abord qu'une nouvelle phase de la dispersion de la famille humaine. C'est ce qui explique le relâchement excessif du lien national entre les anciennes colo-
nies et leurs métropoles. Les colons qui s'en allaient peupler des terres lointaines n'entendaient point y continuer une nationalité, mais au contraire en constituer une nouvelle. Vers la fin de cette période historique les colonisations eurent un tout autre caractère. Le&colonies continentales des Romains ne furent qu'une extension de la cité, et reposaient ainsi sur un système politique d'une sagesse et d'une grandeur admirables, qui fit la force de Rome et lui donna les moyens d'accomplir ses hautes destinées. Les colonies de Garthage, qui n'était elle-même qu'une colonie Phénicienne, avaient un but purement commercial, et eurent pour cette ndalheureuse république uli résultat bien opposé. Les colonies du Latium et plus tard celles qu'elle répandit dans toute l'Italie , augmentaient pour Rome le nombre de ses soldats et celui de ses citoyens. Les colonies puniques n'offraient partout, en Sicile, en Corse, en Sardaigne et en Espagne, que l'exploitation impitoyable d'un gouvernement avide et mercantile; Carthage, en créant des colonies, ne cherchait qu'à augmenter le nombre de ses
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eaclaTes et ses MnéBees commereiaax. Non «eoleinwt die impoMîi à ses colong Tacbat de ses marchandises d'après le tarif arbitraire qu'elle en fixait elle-même, mais encore elle leur interdisait» oo partiellement, on d'one manière absolue, la culture de leur sol et tout négoce avec d'autres nations. Elle punissait de mort toute infraction à son code inhumain , et faisait noyer tout étranger qui osait interrenir dans les marchés dont elle s'était réservé le monopole. On a cependant admiré la sagesse de pareilles lois ! Mais il n*est pas étonnant que le génie héroïque de Rome l'ait emporté sur le génie cupide et égoïste de Carthage.
n est douloureux de le dire, mais toutes les colonisatiens modernes reposent sur le système de monopole et de prohibition qui excita, dans Tantiquité, une si profonde haine contre la rivale de Rome. Dans les premiers temps de la découverte du Nouveau-Monde, l'Espagne dépassa dans ses colonies, par ses mesures tyranniques et ses effroyables violences, tout ce que le même esprit d'avidité put inspirer autrefois aux Carthaginois. A l'époque où cet immense empire colonial s'ébranla tout entier et écrasa ses oppresseurs sous le poids de ses chaînes , la législation coloniale de l'Espagne n'avait aubi que d'insignifiantes modifications. Le système espagnol fut adopté au fond par toutes les puissances maritimes de l'Europe , qui établirent successivement des colonies sur les cétes d'Afrique , en Amérique ou dans l'archipel Indien ; mais il fut pratiqué avec diverses restrictions suivant le génie national de chacune de ces puissances. Ce système forme encore la base de toutes les législations coloniales et du droit commercial de TEurope.
Une circonstance particulière qui assimile entièrement les colonisations modernes aux colonisations puniques , cest la nécessité de l'esclavage sous toutes les latitudes sub-équatoriales et inter-tropicales. !Notre intention n*est pas de discuter ici cette grave question sociale , nous ne faisons que rassembler des faits. Or^ il est évident que l'esclavage est, comme nous venons de le dire, une nécessité coloniale qu'aucun autre système fondé sur la liberté personnelle des travailleurs ne peut remplacer utilement. Au moment où nous écrivons, cette grande expérience est commencée [L'Angleterre qui possède dans l'Inde une multitude si considérable A*e$ctaves'ltbreêf si Ton peut s'exprimer ainsi, affecta la première, au commencement de ce siècle, les idées philantropiques d'après lesquelles se poursuit aujourd'hui la libération de la race nègre dans la plupart des colonies européennes. Le motif politique qui l'a dirigée dans cette entreprise, si généreuse en apparence, est malheureusement trop facile à découvrir. L'Angleterre ne s'est point contentée d'expérimenter pour ellemême sa bienveillance envers la race noire , elle est
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parvenue A s'arroger le droit excessif de visiter les navires qu'elle suppose armés pour la traite. Encore une fois, nous n'examinons point ici le cété moral de celle question , nous nous bornons A en exposer le dévelop* pement historique.
On voit tout de suite, par ce simple énoncé, les rapports essentiels qui existent entre le système colonial et l'extension de la puissance maritime. En poursuivant son but, qui est évidemment l'exploitation commerciale de tout le globe, l'Angleterre dut donner quelque preuve dé désintéressement et de loyauté de ses opinions nouvelles sur l'esclavage. Cest pour cela que fut fondé l'établissement de Sierra4«eone, destiné à recevoir les esclaves libérés et les malheureux noirs artaehés à la traite. Cet essai, qu'il ait été sincère ou non, n'a pas été heureux. L'Angletere est sur le point d'abandonner cet établissement. Il en est à peu près de même de la colonie de Libéria , fondée également sur la céte d'Afrique par des citoyens Anglo-Américains , vraisemblablement dans un esprit tout-à-fait philanttopique.,Ce n'est pas par ce moyen que la civilisation pénétrera dans l'intérieur de l'Afrique ; il est permis de dire que, sous ce rapport, des lois chrétiennes et protectrices, qui auraient adouci et régularisé l'esclavage colonial , auraient produit de plus heureux résultats.
La plupart des colonies européennes sont une charge pour les états qui les possèdent. Ce fait est suffisamment constaté par des documens statistiques irréfragables. Néanmoins , non seulement ces états persistent à les conserver^ mais encore à maintenir le système d'après lequel elles existent. La raison qu'on donne généralement de cette politique, c'est que l'existence de colonies lointaines est nécessaire au progrès de la marine. Il n'est pas prouvé qu'un système colonial conçu dans un autre esprit que celui du monopole ne dût pas produire des résultats au moins aussi satisfaisans. Mais, en fait^ il est vrai que si la marine militaire peut s'exercer aux voyages de long cours indépendamment de tout système colonial , il n'en n'est pas de même de la marine marchande, qui devrait être partout, comme en Angleterre, la féconde auxiliaire de la marine militaire. Dans l'état actuel de la société, point de colonies, point de marine marchande.
Nous ne nous étions pas engagés A traiter , mais senlement à exposer dans cet ouvrage cet important sujet. Les rapides réflexions qui précèdent ont eu pour but de poser • logiquement cette conclusion : que la question coloniale est aujourd'hui la plus grave de tontes, celles qui peuvent être agitées dans lès nattons civilisées. Sa solution importe à l'avenir des états et à celui des sociétés, elle touche à tous les intérêts politiques et moraux du monde. Cependant elle n'est pas même étudiée avec cet ensemble de lumières et de discussions
qn'eHe exige. Elle ne peut être réaohie par le» efferia fmÀés de quelques intelligeneee» mais seulement par le eencours simultané de tous les esprits et de tous les gouTernemens, solidaires envers rhvmaoité*
COLTIS , s. m. Nom d'un couple qui corr^pondau points où commence la sailliedes bossoirs. Le bau qui va de l'une à l'autre de ses extrémités se nomnie bau du ooltis. On établissait autrefois à l'aide débordages et de jambettes, appuyées sur ce bau, une muraille veriicale nommée simplement coitis; aujourd'hui que l'avant des vaisseaux est arrondi ec solidement bordée tm a supprimé cette muraille.
€OHBAT NAVAL. {Foy. ARMés et Évotcimii*)
COMMANDAIS T. {Voy. iMRmB.)
€OMMANJD£ , s» f. AsseUiblsge de deux ou trois bouts de fil caret, tortillés ensemble , qu'on emploie pour divers amarrages*
COMME ÇA! adv. Commandement au timonnier de maintenir le bâtiment au point de la route qu'il suit*
4:aMMETTAGE, s. m. Action de commettre ou résultat de cette action. {Foy* commkttre.)
COMMETTRE, v. a. Cest (ormer un cordage qaelconque avec des faisceaux de fil caret déjà réunis» qu'on tord ensemble . uniformément. On commet au tiers ou au quart, suivant que parla torsion on raccourcit les fils d'un tiers ou d'un quart.
COMMISSAIRE, agent couptabls. Une ordon« nance du roi, du 3 janvier 1835, a institué un commissariat en remplacement du corps appelé AdmiuiitrcUion de la marine^ qui était chargé d-administrer, soit sous les ordres des iotendans, soit sous les ordres des préfets maritimes, les dépenses relatives au personnel et au matériel de la flotte, à terre ou à la mer, et de compter de ces dépenses en matières et en deniers.
Les ^rfides du corps du commissariat sont établis comme suit:
Grade deoommissaire général, divisé en deux classes ;
Grade de commissaire, divisé en deux classes ;
Grade de sous-commissaire, divisé en deux classes;
Grade de commis principal ;
Grade de commis ordinaire, divisé en troia cia«es*