‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 109 sur 370 · CORVETTES · texte numérisé non relu

CORVETTES

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M^^mmimê prmtipélu <li> »<lii«mM 4ê to mut*» mmnkmèdê.

Trois mAU de.

Bricks de.

Bricks, bricks-g6«Iettes et autres natires à deuxaèHidfl.

TafUMft, tlooiM, goélettes, barques de...

Kof hottandaU de

Balaon améHcain de..

lie kof a des focQies excesiiYemem pleines et un fUble tlraDt-d*eau,

La carène au balaon, au contraire, a des fbmes très Unei ; hê Am^riealM opi sacrifié le chargement pour obtenir une plus grande Titesse.

CONTRAIRE, adj. Des Tenta, mie imrée^ des eeivtM 8ùmi contrairei , lovsqu'ib . s'opposent à -çtt fa'mi bâiioMiit dirige sa naarohe vers ud terme propo^.

CONTRE. Être d contre d'un b&tioient , c'est snWre «?ec levmème vent une roule opposéeà lasiennet.

CONTRE.AMIRAL, jl m. Tjyksième grade d^olicîer général de* la marine. (Fay» pkbsouiibi..)

GONl%S-ARG , s. m. {Voy. ârc.)

GONTRE*Bil» \m),aé9. Prendre des dte taqens é^ cokire*é(Uy c'est prebdre des mesures de haut en bas. Le fanat-pont d'un bâtiment est en contr^oê dn pont de l«3d» à 2».

CONTRE -BITTES, i. f. tarants dés bittes» conrbes piacées snr l'avant des raontàns et qui serrent i les appuyer.

CONTRE'BORD (a). {Voy. Bonn.)

CONTRS-BRASSËR , i;. a. Brasser au vent des vinlea oneotées au plus près , lorsqu elles ont le iront dedans , et leur faire prendre vent dessus»

CONTRE-41IYADIÈRE, s. f. Nom d'une vergue et de la voilà quon gréait sur le bâton de foc. On n'embarque plus que la vergue qui sert de recfaange à celle du petif perroquet.

CONTRE-CORNIÈRE, s. f. Pièce de la charpente d'un vaisseau à poupe ouverte , qui sert à lier la cor* nière à l'estaia. Il y en a ainsi une dQ chaque c6tô de la ace arrière.

. CQWTR&IÈTAIIBQT , $. m. Pièce d» ciMpente appliqué^ intèrieurenent snr la face intérieore d# l'ôtambot ^ ei dans le sens de sa longueur. Il ne faut pas |e conCondfff avec le /oimc âiun^ol qu'on place qoelqu** fois fur h suriace extérieure de l'éUmbol , et qoî lui sert de fourrure. Le cootre-étambot renforce rétambol et consolide Tarcasse,

GONTRE-ÉTRAYE» a, f. Assemblage de p\ècm de charpente appliquées sur le contour intérieur de Fé^ave pour ^ier .ensemble les pièces qui la compo* sent. La eontre-étrave croise les écarts des pièces de rétrave, et de ceUes-ci avec les pièœa de la qmlle. [Foy. eoHffrau^tieif.}

GONTaE-FQRT. <. m. Pièces de ïmeR des eaiains avec l'étambet,

CONTRE-HILOIRÉ , s. m. Bordages en dhènef eplaittés snr les bain près des hiloirea.

CONTR&^IAITRf: » s. m. Troisiàme yrade d'of- .ficier marinier de manoNivrê* '

CONTRE*MARCHE». s. f. Mouvement sqccessif 4^e fait une ligne de vaisseaux. qui virent de bord veni devant ou vent.arrière, au mènis point, en continuani à set suivre»

CONÎTRE'IIARÉE, a. /. Goorant oppfté à la «marée ordinaire. » qui a lieu dans les détroits ou bsas de SMr resaerréa. ^

CONTRE-POINT» t. m^ Bgut de ralingue dont on doable la ralingue an point d'une voile » pour fortifier ^ta partie de la voile»

CON TRE-QUILLE , s. f. Espèce de seconde quille chevillée sur la face hupérfeure de la quille dans toute sa. longueur, et qui ssirt â la fois à assurer lia liaison des. parties q^i composent la quille en croisant ses écarte» et â recevoir les entailles dans lesquelles -entrent les talons des varangues.

CONTRE-SALtJT» s. m. Action de rendre le uUut.

CONTRE^VOI&E D'ETAI ou FAUSSE VOILE jyÈJAly s,./. Toile qnadrangnlaire. On grée cette yoile. dans les grands bâtimens entre la voile d'étai de hune et celle de perroquet.

. CONVOI, s. m. Réunion de plusieurs bâtimens marchands qui naviguent , pendant la guerre» sous la protection de bâtimens de guerre.— L'armée ou Tescadxe chargée de convoyer marche alors dans un ordre particulier , nommé ordre de convoi, qui varie suivant les circonstances.

CONVOYER» V. a. Escorter pour les protéjger des bâtimens marchands réunis en convoi.

COQ , s. m. Matelot chargé à bord de la cuisine de Tét^uipage. •

CiMC^SÔURIS ou liÈCHE-FRITE , $. f. Yoiie en deux i»rUes, qu'on lace entre le hunier et la vergue de fortune d'un sloop, ou d'une galiotte^ etc.

COR

' COQUE, 8. f. Corps d'an bâtiment» abstraction faite de la m&tare et da gréement. ^ On nomme anssi coques les espèces d'anneaux que forme en se repliant sur elle-même une manoeaVre mouillée ou trop cordée.

COOUEME, ê. f. Endroit d'un port où le coq fait la cuisiné de Téquipage d'un bâtiment.

COQUERON 9 s. m. Compartiment fait sur l'arrière de la grande soute aux poutres d'un bâtiment de guerre. — Dans les embarcations , on nomme ainsi les petits retrancbemens , faits à faTant et â rarrière» qui serrent à contenir divers objets*

CORALINE , «. f. Embarcation employée sur la Méditerranée à la poche du corail et du poisson. > ' CORBILLON, s. m. Petit baquet qui sert â contenir le biscuit qu'on distribue journellement â chaque plat de matelots.

CORDAGE . s. m. Ce nom s'applique aux mancra- Très courantes et dormantes d'un navire, et à tout, ce qui est cordé pour le service de la marine;

'Un cordage se compose de plusieurs fils commis ensemble. On nomme biiord celui qui est formé de deux fils réunis par le tortillenienty et merlin^ cehii qui en a trois. Pour avoir des cordages ^lus gros, on tord ensemble plusieurs fils en un faisceau appelé toron^ et Ton fait avec deux, trois ou quatre torons des cordages appelés aussières. Si on commet de nouveau trois aus» sières les unes avec les autres, on aura un crétin ou un. câble f suivant la grosseur du cordage commis deux fois. Il y a des cordages qui restent blancs et d'autres qui sont goudronnés.

On se sert généralement dans la marine de cordes de chanvre. Celles' qu'on obtient avec le sparte (spartum P/tntî)etavec Técorce de différons arbres, ne sont pas de longue durée et ne peuvent servir que pour de petites barques.

L'écorce du chanvre donne une filasse qui. est reçue dans des magasins bien aérés et exempts d'humidité^ Le chanvre subit une première préparation dans l'atelier des espadeurs, où il est débarrassé des corps étrangers et de Fétoupe la plus grossière. Ce travail affine en outre te chanvre, en détachant les fibres longitudinales du tissu vésiculaire et de l'épiderme qui les unistenL

Dans l'atelier des peigneurs, les filamens les plus longs qu'on nomme le premier Ariti, ceux qui le sont moins, c'est-à-dire le second brin^ sont séparés de ceux qui sont très courts et qu'on nomme éloupe, {Foy. pbignagb.)

Les filamens de chanvre, même de premier brin, n'ont pas plus d'un mètre de longueur ; ainsi, pour faire une corde fort longue, il faut tordre un grand notoibre de ces filamens, de manière qu'une partie excède toujours celle qui a déjà été tortiUée. On obtient ainsi un'petit cordon, qu'on appelle /!/ de caret^ pour le distiiiguer du fil fia qui sert à faire les toiles.

COR

Atelier des fileurs. — On voit dans ces ateliers des rouets f assujétis au plancher de lafilerie par un poteau qui soutient une roue large et pesante. Au dessus de cette roue, est la tète du rouet ou la croisille qui porte les molettesy disposées sur une demi-circonférence. Une courroie qui passe sur la roue \eê touche toutes, ce qui fait que chacune d'elles se ressent du mouvement que l'on donne à la roue à l'aide d'une manivelle. On voit encore dans ces ateliers des râteliers et des tourets, qui servent à soutenir et à dévider le fil.

Un fil eat bien fabriqué, quand il estuni^ serré et égal. TousJes filamens doivent décrire des hélices semblables» car alors i{s sont en état de résic^j tous de concert an poids dont le fil serait chargé. Il suffit que le fil soit assez tortillé, pour que le chanvre rompe plutét que de se séparer. Un' plus grand tortillement ne pourrait que l'affaiblir, puisqu'il augmenterait la tension des filamens. Il est avantageux de filer fin, surtout qijand le chanvre est bien affiné. (Foy. torsion.)

Atelier des conimetteurs* — Quand on veut commettre ensemble deux fils pour en faire du bitord, on se sert du rouet dont nous avons déjà parlé» ou du rouet de fer, composé de quatre crochets mobiles disposés en forme de croix sur une roue. Ces crochets tournent rapidement ^à l'aide d'un pignon ou lanterne, dont chacun d'eux est garni, et qui engrène dans les dents de la roue qu'un honune fait tourner par le moyen d'une manivelle. Les deux fils sent attachés à deux crochets opposés du rouet par une de leurs extrémités, tandis que tes autres bouts se réunissent au crochet mobile d'un émérilton. Ces bouts portent un poids qui tend les fils. On passe ces derniers dans les rainures diamétralement opposées d'un toupifif qu'on tient tout près de rémérillon. On tourne la roue du rouet ; chaqiie fil, qui doit être de hiôme longueur et également tendu, se tord et acquiert le même degré d'élasticité. Alocs on éloigne le toupin del'émé'rillon, en le faisant glisser entre les fils jusqu'au près du rouét, sans discontinuer de faire tourner la roue, et les deux filstse rassemblent en se roulant l'uti sur l'autre : c'est ce qu'on appelle commettre un cor» dage.

Le toupin étant écarté de l'émérillon» la partie de chaque fil qui se trouve libre tournera parla force élastique que lui a donnée le tortillement dans uo sens opposé à ce tortillement , en faisant tourner le crochet mobile de Témérillon. Le bitord, ainsi obtenu, se trouvera donc tortillé dans un sens opposé à celui des fib qui le composent. II ne pourra se détortiller, parce que l'élasticité des fils acquise par le tortillement a pour effet de faire rouler ces fils Fun sur l'autre. {Foy.Tk^

BaiCATlON.)

Le bitord sert à fourrer les cordages pour empêcher le frottement. On le fait avec du second brin, on lecom-

COR

met foat en blanc et on le gondronne en le trempant dana la cuve à goudron.

Le luzin diffène du bitord, car il eat composé de deux fila de premier brin tortillés Tun avec Tautre, et non pas eommis. On le goudronne et on l'empêche ainsi de se détordre.

Le merlin est fait avec trois fils de premier brin commis ensemble.

Les ausnères sont d'un grand usage dans la marine, on en fait de plusieurs grosseurs, car il y en a depuis un ponce de circonférence jusqu'à plus de douze.

Les plus petites sont appelées quaranteniers. Ces derniers ont six, neuf, douze ou dix-huit fils. >

Pour faire une anssière à trois torons, on cominence par ourdir\es fils, dont on fait trois faisçeaiïi on longis. A cet effet, on prend sur les touretSf qui sont établis au bout de la corderie, tous les .fils dont on a besoin ; on les fait passer dans un troaet on les tire, ayant soin de placer des chevalets pour qu'ils ne portent point par terre. Ils sont divisés en trois faisceaux, qui répondent chacun par un bouta Textrémité des manivelles placées «or un earréj les autres bouts sont attachés aux trois manivelles du chantier. Des ouvriers font tourner les manivelles et donnent ainsi le ton aux torons. Ceux du chantier tournent dans un sens, ceux du carré dans l'autre ; les torons se raccourcissent et le carré avance Ters le chantier.

On tortille les torons en sens contraire des fils, qui perdent ainsi une partie de leur tortillement, deviens

neoc souples et pkis capables de prendre toutes les formes nécessaires.

Une manivelle du carré tenant lieu de l'émérillon dont nous avons parlé pour la confection du bitord, réunit les bouts des trois torons. On place le toupin, on fait loamer la manivelle, le cordage commence à se commettre, et le toupin s'éloigne du carré : alors toutes les manivelles tournent. Le cordage étant commis, on en fait lier les bouts, afin que les torons ne se séparent pas les uns des autres^ et on le porte sur des chevalets^ où Hsera$sott. Les fils prennent ainsi le pli qu'on leur a donné en les commettant.

On commet le plus ordinairement les cordages nu tiers ; dans ce cas» on ourdit le fil à douze brasses pour en avoir huit de cordage. Si on faisait raccourcir par le tortillement les fils d'un quart; sî, par exemple, douze brasses de fil ourdi donnaient neuf brasses de cordage, OD dirait que ce cordage est commis au quart.

On fait aussi des aussiéres avec quatre torons. Dans ce cas, les torons laissent dans Taxe du cordage un vide qu'on remplit à l'aide d une mèche.

Grelins. — Trois «issières étant tortillées plus que W l'exige l'élasticité de leurs torons acquerront un degré de force élastique qui les mettra en état de se com-

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q^ettre de nouveau les unes avec les autres^ et on aura par ce moyen un cordage deux fois commis qu'on ap« pelle grelin.

Les câbles sont des grelins de dix-huit, vingt, vingts deux pouces de circonférence. Ils ont 120 brasses de longueur et sont goudronnés en fil.

On commet des grelins goudronnés en fil et en blanc pour le service des ports. Les grelins sont employés à la confection des haubans , itagues , drisses ,. écoutes , guinderesses, orins, étais. Les cordages pei^dent d'autant plus de leur force qu'ils ont été plus anciennement goudronnés. Ils résistent moins que les cordages blancs à un travail continuel. Mais le goudron est nécessaire à ceux qui doivent être fréquemment plongés dans Teaii.

CORDE , I. f. Dans la marine il n'y a quç le bout de filin qui sert à mettre k cloche en branle^ qui porte lé nom de corde.

CORDELLE , s. f. Tirer un navire à la cordelU , c'est le haler le long d'un quai , d'une jetée, ou dans un canal, une rivière, àl'aide de cordages raidis par des hommes qui sont à terre.

€ORDERIE , s. f. Art de confectionner les cordages.— Nom de l'atelier où on les fabrique. — On dit d'un bâtiment qui a fait plusieurs tours dans ses câbles , qu'il y a une corderie dans ses câbles.

CORDON , s. m. Nom des ausaièrès qu'on réunit pour commettre en grelin. — Espèce de bourlet qui termine les œuvres mortes d'un bâtiment , allant dans le sens de la longueur des bordages.

CORNE , s. f. Vergue hissée en arrière du mât d'artimon. {Foy. agrès). — Dans les ateliers de garniture, on nomme corne un gros épissoir en bois, qui sert à augmenter les ouvertures commencées par les épissoirs en fer. r- La corne d^ amorce est une corne de bœuf disposée pour recevoir du pulverin , et dont chaque chef de pièce est muni par précaution dans un combat.

CORNET , s. m. Garniture en bQis placée .autour du pied des mâts de certaines embarcations , depuis l'emplanture jusqu*au bau ou l'élambrai.

CORNETTE , s. f. Espèce de pavillon, terminé par deux pointes et envergué, qu'on hisse â la tête d*un mât d'un vaisseau commandé par un officier, sous les ordres duquel sont réunis au moins trois bâtimens.

CORNICHE, s. f. Pièce de bois sculptée dont on recouvre la partie extérieure de la lisse d'hourdi.

CORNIÈRE , s. f. {Foy. bstains.)

CORPSt s. m. Le corps d'un bâtiment, c'est ce bâtiment nu, sans mâts, ni gréement.-^Le corps d^une pompe, c'est la partie de son intérieur qui est parcourue par le piston. — hd corps d'une poulie, c'est la caisse. — Le corps de bataille d'une armée, l'escadre du milieu de la ligne dans laquelle se troqve l'amiral.-^ Le corps de voile d'un lougre ou chasse-marée, sa

€cyt

grtnde voile. — Et les quatre corps d6 voiles d'an làtiment, ses quatre voiles principates ; la grande voife» la misaine et le grand et le petit hunier. — On entend par périr corps et bien» la perte totale d'un bâtiment avec son équipage.

CORPS-MORT, s. m. Corps flolUnt composé d'm lateau raâeau ou grosse bouée, quia nn bout de cMne fixé à une ancre très pesante qu'on mooille à poste à l'entrée d'un port on dan» une rade, pour servir à Jimarrer les bflUmens. Les corps^^norte gardent le poste pendant qu'il n'est pas occupé.

CORRECTION, s.f. Réduction que les marins font A leur route observée pour l'obtenir avec plus ffexactitnde. {f^oy. bstihb et houtb.)

CORSAIRES, COURSES MARITIMES. On nomme corsaires des bâtimens de commerce armés, en guerre par des particuliers , pour courir sur les vaisseaux marchands de l'ennemi, et s'en emparer, pendant une guerre marithne , toutefois en se confor*mant aux lois et règlemens sur la course.

Le gouvernement français a publié, sons la forme d'un arrêté du 2 prafrial an XI , nne instruction très détaillée sur la course^ à laquelle nous renvoyons cent qu'elle pourrait intéresser ; elle se compose de soixantetreize articles, et confient généralement tout ce qdi concerne la course maritime en France. La course occupe en temps de guerre un grand nombre de mat- Tins qui, sans cette ressource, seraient privés d'occupation ; tandis que les armemens d'un grand nombre de corsaires , dans les différens ports de mer, y répandent ractivité que le commerce ne peut plus donner; c'est aux dépens des ennemis' de l'état que cette activité est entretenue , et que les armateurs, que hi fortune favorise, s'enrichissent. Il est donc de l'intérêt du gouvernement', pendant une guerre maritime;, d'encourager la course, et les armemens de corsaires', qui ne leur coûtent rien que de leur faire déKvrer ce qu'on appelle des lettres de marque par le préfet maritime de l'arrondissement où se font les armemens. .

CORVETTE , s. f. {Foy. bâtiment.)

COSSE, s. f. Anneau en fer plat , avec une cannelure qui -maintient le cordage dont on Tentonre ou qui Festrope. Les cosses sont d'un grand usage dans le gréement; elles préviennent les effets du frottement, et empêchent que les amarrages ne portent immédiatement sur les cordages qui leur servent de ceinture. Plbsienrs poulies ont des cosses qui facilitent leur amarrage. {Foy. pi. X, ^. 16 et 17.)

COTÉ, s. m. Les côtés d'un bâtiment ce sont les

flancs de sa carcasse L n bâtiment a le côté fort ou

le côté faible suivant qu'il a plus ou moins de stabilité.

COTIER, adj. m. Titre distinctif des pilotes pratiques pour la navigation près des côtes.

COTRE , s. m. Cutter des Anglais. PeUt bAtimenl de guerre â un mât, et dont le beaupré eal pre«qrii borizootal.

COIJBAI8 , s. m. Sorte de bâtiment japonais ^i m meut â l'aide de^ rames.

COUCHES, s. f. pi. Assemblages de pièces qdi 4arraent un mât oonposé.

COUILLARD , s. m. Cargue aiippldnentaiBi irappée â patte d'oie sur deiiK pointe de la partie «Aoyeqne d'vne vergue. Il descend pour passer sons-lft ralingue, et remeoter de l'autre côté jusqu'à la mèae vergue , de socte qu'étant mis en aetion , il retrousse le fond delà voile et le serre étrortemenL

COUILLON , s. m. Petits adens qui se trouvent sur k vergue d'une ancre, et sont recouverts par deui en» tailles du jas. *t- M oreea» de bois d'qrme » encastré dans le calcet , et percé de deux trous qui servent de pas* sage aux itagues des vergues de mestre et de trinquet» —•Petits tapons d'étoupe qu'on place dans le double et la toile d'une voile, et auteur desquels on amarre dm bitord pour tendre la voile. -

COULÉE , s.f. On dit qu'un vaisseau a une belle coulée^ lorsque là courbure de sa carène plaît à l'cul.

COULER, V. a. et n. bes, à fond. Submerger^ ètoe submergé.

COULEUR, s. f. Synonyme de pavillon.

COULISSE, s. f. Canal que suit la quille d'un liè<timent qu'on lance sur drague.

- COUPI8 , s. m. Petite élévattoo verticale qui coupe le pont de plusieurs bâtimens où setrouveut desekanh bres dont la hauteur dépasse celle du pont.

COUPLE , s. m. Courbes transversales qui déterminent les divers contours de la carène d'un bâtioieiÉl. Ils se composent d'une varangue avec vn genou, et de plusieurs alonges (suivant les bâtimens) de chafss bord. On distingue : les couples de levée, qui sont les principaux, et sur lesquels ou cloue les lisses; les couples de remplissage qu'on place entre les premiers; le maître couple^ dont l'ouverture est déterminée par 'le grand bau; le couple de coltis qui est situé sous le bossoir, etc. {Foy, construction.)

COUPLE (bn). Un bâtiment est en couple d'un autre , lorsqu'il le touche de long en long , ou qu'il est exactement par eon travers â une petite distance.

COURAI on COURAY, s. m. Composition de brai sec, soufre, suif ou huile mélangés au feu, dont on enduit la carène des bâtimens qui ne sont pas doublés en cuivre pour la préserver des vers.

COURALIN, s. m. Petite pirogue, â fond pM, en usage dans les colonies occidenlales.

COURANT, I. m. MouvesMot faerisoutal de certaines parties des eaux de la mer dans des diredtions déterminées.

QÙQ

Li «BMMdiMBM de* eovans Mfart tniparUiiIspooi 1m ttiTigsteDra , car fh troaTent dans ee mystérieiir ■louTement des eaux un aide on an obstacle, suivant

^i lieu qu'ils yeulent atteindre. Acwsi» aao» nyua ar<- TMarà diicater lea eaiw dee ybéaoaièiiea qqe lesvAii MribMnt aux marées et an TeAts^ les avtres a» éuAi-' fanent de dotation de la terre/et d'antres encore à la' riunioa.de'ces causes, modifiées, stiivànt les localités,' par la coofiguralien des côtes et lesin^lites, 4u fond d» la Bar, noua âlkws faire coanaltre les divers eou» », t«nt généraux que pailiciiliers obsértéa jusqulei/

I. Maa .]sÉi>iTBBmAiiÉB.-r-l4a asm (le l'Qstei eatseal ssnt dans aatte n^r^ par knlllea da 4HfoU 4k G&tesllar. £Ues m fartant vsis la «au de ^arlMcle; oPes la prpliHigent 6t «Uea SBirenI les rWts aattral^s de tetle mer. Près4le l'Ile (MUt^oB. a obiara qu'ordJoairwanf lecouraai se parte dans TtË. C'est anssi sa directiOB dafaat la caia de Tfip^U^ alntf %ê» devaat esUa d'Ëarpte* Uacaarant sar U «6le de.Srde poste seavsat du. $. an N. Pxéi ds l'tfe de Candie , après des reauda S. à Or les eoiaraBs se dltlgaat rars.le N. , et Us. s'arsacent ven la S. après les irenU da. N. au N«-0. Eate, uo fom connut a été Muarqué sortir asses coastaBunaat des DarémMtin* Les eaus, apaès «voir preloogdlea dites A*Àfiiiqm, reirlenaaat ensulteTers. ks celas d'^^posraa, qu'allés laafeDtiuaques ai| détseit.— Dans la aaUé Aériaiiqiêê , oa obserra uo couraat ^ui porte an S. afse uue Titeiie de 3 è è aiUles par Joar. C'sst psr eetto laiisou que les bàUmens qui, de rUe de Corfon>, doirent aUer à Fan^e, sont obligés de cètoyer la rive.s^pteutrioiiale du aotfe^. lapdis que, pour loir reloue, ils protoufeot la cOle mi^dlonale. -^Près de llle de Cpr$9, quand les Tenu ont loufflédu N.-E., les cauraus porteut TivauieBt À ïO% Il en ess de raèuie dousnt iMisa, après les ii^ats du S.-£. et d'fi.— Au passaoBde jaMNns, M y a des sonrans nqddes eiofonlraires, daas.le giUlea ei SBC les bords de. ce aaaal ; nuils ils sont périodiques eoiunia lesmarées.

n. Pautii h.-b. »bi.'océai« ATLAHXioin.-^ Depuis le fond du golfe de GuinéB jusqu'à 3^* de latiUide dam l'O. 4n cap LopêM, les couraas portent vers le N. , esoepié dsni Ja saison dsa toinados, où Us lont apposés aux vents, -r Du «spdi;s lyoiê. PoMêt Jusqu'au Gakmh sur la c6te àfi Gulaéiu Us s'avanQfnt daas r£. , exfiepté vers jaBsler, où leur disefctloB est contraire. —A Soini'Tkoméf le courant porte au ^.-ë.; à caison de 1 mUles à l'beure.— 'U en eit de néme daoi le fond du^enfo, ex* eapié pendant les tooiados, où las eaua s'avansant daps le N. — Ikcf aat la c6te d''Qr et celle de Jtdda^ le courant Cait i mille à rjienre au N.-£. ^ £.•— A la côte d'Ivwrt, à «(«arro-Xaon^, et en ainéral sur toute la eôle jusqu'au cap f^fri, le oaurant se dirige^ lapidament au S.-Ek, mats au large U court au jm.-O» —Au cap Fmrt, las conrans Tiennent dn M. •— Fleurien,D'Apcéi atDurand ont remarqué dans la baie d'Vof, iu M.*£. de ce même cap, un sanrant trèstiapide qui, du large, du N.-O. se .porte Kors le Xond de la baie. — Flenrien, :WaUis 0l d'autxws , ont Irowvé a«K lies da cap f^mrt des conrsns» qui se dirigent du 6. et S^. awee une vitesse , près de Ifoyo, de ao mUies en vlaatHinatnB imnsas. Près da Buonm ruta. Us courant à l*£.,.è raimn .de dft Bittes en vingt-quatre beares. Vaasosifar en ;a remarqué 4s variables près 4te Saim-Jntomlo, U j en a d'auasl Uiseiw latais dans la baie^de iiupnaya de Saint- Yaga, dans laqueUe an a observé des stmt'tawramif TonssiS da M^ qui sauteualenfc las vsisBSSTO centae radian de 'rems K.-e..asssa fosts. A i'Q. ém mêBMs lies, la diiasUon généside des ..aoasm» est j;^M.«iB., da jBin enssptambse. Mais an J^ du cap ^svs, ito eosue^ dn

N. en du N^.-ri.a taBq;»s Ja plus Ayorable pour remonUr la GaaiWf est de déc^nbre en Juin, et peur rcancbir la barie dis Sâtté$él , dent las eaux vont au S.-0. « de Janvier en août. *« Dus «sa Canaries an ^én^f al et rerala baied'ro/, on rencontra de forts conrsns, dteigés-Tess le S* Cependsat Coolc en s trouvé un de TiMrW^ à éMU-Fasv, daM le asols dTsoUt, qui eour rait &-0. ^ 0.y à raison 4s iS milles par Jour et même da M ariltos près .de Palma, Satm Timériffê et Jisdéra , laa^ eaux se dirigent au «S., à raissBide 8 milles ea Tingfc*^stfe heures. Coek, sUsatde TVnér^/Si à li* N. et 24* O., a reconau un*ee«raat qui portait O. et delàà S* N. et iO* un auUe qui, cemrait B., S.^, à raison 4e iU et U BiUles par Jour. EleniSen, aUant 4e Cadto aux Cnnor^ss, iut Jeté à 33 lieues dsns r-fi. en trois Jours, mtigré un fort vent de N.-£., £. et N.-£., et parvenu au psaaHèle de Si* V,, 11 ne trouva plus de co»> rant.-p-Pfiès 4b ea^ SeJadoTi la courent se sépare en deua. bras, dont l'un se d&ciçe sur le défroir d» Gibraltar et l'autre sar le ^pïtone^-r-DevantArepa^or, des couraas rapides portent. «B a.-O.De ilismoraau c^p iSarlsl, Us courent au S. à raison de iaiiUe par heifre^ et devant Salé leur vitesse s'élève à 1 ; bu % mlllM par benre*^Sur la céte S. de Madère, les courans vsrtent de 1*0. au 6.-0* Go^er a remarqué de Madère aux Oa* noriis un courant qui s'avançait au S, avec une vitesse de la mUtas pour sotxaute-slx iieures. — Devant U.. détroit d$ GidraUor, au large, dam l'Océan, les eaux courent dans l'E., vers Is eèted* Afrique; op a cru remarquer celte direction jusqu'à près de aOO Ueues dn détroit. Le Ut du courant qui s'avaneeeonstanunent vers la Méditerranée n'embmsse que le ndUen dn détroit. Des deux cétés du rivage et jusqu'à 1, % et a HeuM da distance, on remarque des courans alternatifs. Go«sr esUme la vitesse des eaux qui psssent de l'Océan dans la Médlternnés, à li milles en cinquante beiures.— De Madèf sax Uêêdu Fênif les courans su large portent au N.-O. et N.- N.-0.,à raison de 15 mUles psr vingt-quatre beures. £otre les TVopifuer, on a remarqué que pendant l'blver ils se dirigsaiantau S.-*- Autour des ^flsrss, les courans sont rapides et ebai«eaM. Fleurieu, Cbabert et Danvtlle ont observé qu'ils se dlEigealent généralement entre le S. et !*£. ^Depuis le port de GadiaD Jusqu'au parallèle de 51* N., près du continent, (es eaux se portent vers r£., et au large, vers le S.. On a remarqué près dn cap ^aifil-<^incstit« des coursas dicigés vers le S.-£. — Dons les temps ordinaires, la vitesse du courant qui porte les eaux de TiOoéM dans le goUe de Goêçognê est peu considérable, mais par un gios vent d'O., U soquiert une guade rapidité et parait se diriger dans le I^^., vers Ja Manche. Ce courant a paru sur le parallèle de 50* lî. avoir uae largeur de près de 30Iieues, et il a été reconnu aensible à 24 lieues O.-S.-O. des iles Scilly, et à .plus de 40 dans 10. du cap Cléar, On suppose aussi qu'il s'étend Jusqu'au parallèle de 5i«N.et psrl4« ou 15* de Greenvricb, ainsi que dans le S.*0. de I7rlands; Il devient sensible, comme nous l'avons dit, à 24 lieues 'dans rO.-S.O. des lies SfiiUy, et à 4» 0. du cap Cléar, et il porte au N.-O. sur le parallèle de 2« N. et par 14° de longitude. —Sur le parallèle des tlss Seilly et dans leur voisinage , les courans portent au N. et CBoissent en vitesse enapprocbsnt.de ces lies. Du reste, dans ces parages, ainsi que dans la Manche et autour des Ues Sriiteniguas, U n'y a de courans remarquables près des côtes que oeux de flot et de Jusant.— Des cMes de Norwège à Dunker- 9tM, il n'y a de Csibles courans qui se dirigent entre le N. et ro. Seulement ,près dei>rotilàe<m, les canaux étroiU qui aéparent les lies et les^rocbers* dont la c6te est bordée, donnent nateanse à des courans très violons. £t entre flof asr Mank et iHws, ainsi que sur U cAteS., onieosarque des courans varisr Um qui dépendant des jvenU.-*Le Cafls^at et Je Snnd offranl^ InréguUais .et rapides, qui vtawmnt sa sombluar

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aree le flot et le Jusant, et-toQt trèt sensibles près de terre et dans les détrolls où ils font près d*nne Ueae à Thenre. On remarque dans le CaU»§ai un courant qui sort des détroits pour se porter sur le Seaw et de là dans le N.-&, vers Maritrami^ en flilsant S milles à llieiire. Qnand on remonte le CatUgat par vn Tent d*0. , le courant porte généralement yert la c6te de Sméde. Dans le Sund , le courant porte généralement au N., vers le CatUgat^ iiTec une vitesse de 3 milles à rheure, dans les passes les plus éUroites. Si les vents soufflent du N. ou de ro., ce courant change de direction. Depuis pUenmr, les couraas sontvarUMaa et courent rapidement vers la »Vtféda, quand leventd'O. souffle. Devant Copenhague, ils suivent la directiOD des canaui. — De la*j2Vonoéfe aux Oreades, ainsi qu'entre les Oreadei et les îles Sh§iland, la direetlon des courant est déterminée par les ventf ; mais en général ils courent avec plus de vitesse vers le N. Au large, ils sont peu sensibles ; mais près des c6tes ils acquièrent quelque vitesse, surtout après un long vent de S.^. — Dans la. mer Bàttique , un courant constant porte vers fe CatUgat, en passant- par le Sund, et de là vers la mer du N. Le vent de N.-O. réagit contre lui et fait élever Teau dans les havres. Près de File d^Jaland et de Memei, on remarque un courant dirigé vers le N., qui acquiert une grande vitesse quand souffle le vent du S. —Les vents déterminent la direction dea courans dans le golfe de finlande. — Sur les côtea dtlilandê et des Ue$ Fœroe, Borda a remarqué quelques coarani très peu sensibles qui, en Islande, paraissent porter à TE. — Entre le Spittberg et V Amérique , le courant vient toujours du H. Au large du détroit de Forhieker, sur la cOte du Groenland, un fort courant vient du N.-E. —Entre la mer Blanche et le Waigat%, depuis la c6le £. du cap Candenoee jusqu'à Tlle Càlgpyen, le courant porte E. et S. ; mais le long de Calgayen jusqu'au détroit et sur la c6te occidentale de Buesie, Il court vers ro. Entre Candenôse HPitxora, il se dirige O. et O.-N.-O. Ceux qui sortent du détroit, viennent de Calgoyen et delà Nouvelle Zemble, vers l'Ofoy.

Ilf. Pautix n.-o. m l*océàn atlantiqub.— Des lies du cap f^ert au cap Saint-Auguetin-du-Britil^ Vancouver a ren« contré des courans très Irréguliers , dont la direction générale était S. et S.-E. Entre le parallèle de 6* N. et Téquateur , il a trouvé un dapoHe, occasionné par la rencontre de différens courans. t>ans la traversée des lies du cap Fert à la Martinique, les courans portent généralement au S., à raison de 3 lieues par vtaigt-quatre heures, et en allant de ces mêmes lies à la (jMane, entre les parallèles de 10« et 15* N., on rencontre de nombreux clapotis. — Le courant occasionné par la rivière des Jmaxcnee se dirige ordinairement au N.-O.-— Sur la c6lede Guiane, on trouve des courans, surtout dans la saison pluvieuse, qui peuvent produire sur la latitude d'un vaisseau une erreur de 25 à 30 lieues en vingt-quatre heures. Depuis la ligne, les courans prolongent la cOte de Guiane pour s'avancer dans le golfe du Mexique, d'où ils sortent par le canal de Bahama. De la rivière des Jmaxonee à Surinam, ils vont du N.-N.-E. à O.-N.-O., et très vivement au large ; mais près de la c6te. Us en anlvent les contours et ils ne varient qu'entre les deux airs de vent indiqués. Devant Cayenne, Ib courent au N.-O. pendant le Jusant et vers 1*0. pendant le flot. Ils portent tout-à-fait O. pendant les premiers Jours des lunaisons et refluent vers le golfe du Mexique. Defàûilee Deux ConnétabUe, rochers peu éloignés de Caiyenne, Us occasionnent des remous dangereux qui, souvent, ont entraîné des bàtimens et occasionné leur naufrage. Sur la cMe indiquée, de forts rot de marie se font sentir d'octobre en avril; cependant on n'en a pas observé entre le cap d'Orange et Y Amazone, ni du côté de rOrénoçue. Devant ce dernier, des courans vers 1*0. se combinent avec ceux qui s'élancent de ses bouches et acquièrent une vitesse prodigieuie. —Sur les eôteade

la lYiniié, les eouransde O. à E. sont très rapides et dangereux. — Entre Tabago et la lYinité, Us portent au N.-O. ou au N.-E. Autour de la petite Tabago , Us courent au N.-O., et leur direction est indéterminée dans l'intervaUe qui la sépare de la grande Ue. — Depuis la Barbade^ les courans marchent veit Porio-Bieo, qu'ils élongent pour se rendre au canal de Bakaena, —A Aniigoa jnequ^k Saint-Domingue, les courans portent sont le vent. — En général, dans cette partie de' l'Océan Atlantique» les eaux courent à l'O., et ce courant général est modifié danf sa direction par les Ues ou hauts-fonds qu'il rencontré. Lorsqu'il traverse les AniilUi, Il s'éloigne dans tous les sens de sa direction primitive, mais dans le golfe du Mexique jfieqvCen golfe 4i Floride, U n'est pas taiterrompu dans son cours. Ce courant» dirigé à ro., s'avance jusqu'au fond du golfe du Mexique ; arrêté là par le continent, H élève le niveau de set eaux qui, alors, le répandent latéralement le long des côtes du Mexique , de la lauieiane et de la Floride. Ces eaux, portées ainsi vers le camd de Bahama et qui se dirigent au N.-E., autour de la pointe extrême du golfe du Mexique, viennent rencontrer le courant qui s'avance au N.-O. par Irvieux canal de Bahama et une partie du courant qui passe entre l'extrémité de Cuba et la pointa Catœha, Car le courant qui vioit de l'Océan se divise en deux branches, dont l'une s'avance iMrmi les iiee de Bahama et l'autre traverse la baie de Ji^ndurae, pour se Jeter dans le golfe du Mexique. Il résulte de la combinaison de toutes ces masse» d'eau, un courant qui, à travers le golfe de la Floride, se porte dans le N.-N.-E., et prolonge la côte de l'Amérique septentrionale Jusqu'au parallèle de 41«, 90' ou 30' N. Suivons maintenant ce mouvement des eaux. — Entre Curagao et la céte d* Amérique, entre la TYiniti et Sainte^Marthe, le courant porte avec .rapidité fi constamment à ro. — Du cap de la f^ela à celui de Gradeu à Dioe, U suit ia mênie direction, même pendant les vents d'Oi.— A Porto-BéUo, de novembre en mai, U court à 1*0. Jusque sur le parallèle de 12« N. Il en est de même dans les parages de Carthagine ; mais dans le N. de ce paraUèle , Il s'avance au N.-O. Après cette saison ou après celle des brises, tt se dirige dans TE. Entre Porto-Baio et le cap Gradue , H y a un retour de courant qui va du N. au S. , et le long de la côte de Moequitoe , U a la même direction ; an large , dans la baie , les eaqx courent E.-N.-E. — Du cap Graeiae à Dioe au cap Catoeha, le cpurant.se dirige au N.-O.; U vient du S.-E. par le travers du cap Graeiae, et dans l'O. du cap lifofMltiras lea eaux se portent vers le golfe du Mexique. Entre la baie de Honduras et Cuba, let eaux courent rapidement vers leN., mais, lors des s7xygies,Us courent avec la même rapidité dans l'E. entre le cap Catoeha et le cap C^rrisnlM de Cuba. En général, dans le canal qui iépare le Yueatan, la côte des Mosquitos et la Jamaëque et Cuba les courans portent au N.-O. Le courant général qui arrive dans la baie de Honduras vient rencontrer la côte E. du YueeUan , la prolonge du S. au N. et sa réunit ensuite au courant qui vient de l'E. à travers les AntUUe. Dans cette même baie, quand^ souffle le vent du N. Les courans sont rapides et incertains. — Une partie du courant qui passe entre la côte N. A'YuoaMan et la pointe O. de Cuba se sépare pour se Jeter du S. au N. dans la baie de Campéehe, après avoir doublé le cap Catoeha. Ce bras revient ensuite au N. pour se réunir à ceux qui se rendent au canal de Bahama, L'autre braa court au N. vers les resdft dea Martyrs. Le courant qui vient de l'E. dans le golfe du Mexique passe entre Cuba et le Ku^olof» et une partie s'avance dans la baie de Campéehe ; U résulte que de la Fera^Crux jusqu'au 37* N. il court rapidement le Ibng de la côte du Mexique. Là U tourne à TE. et s'avance vers la côle O. de la Floride qu'U éionge pour suivre ensuite le golfe de la Floride et le canal de Bahama. De mars en novembre une partie de ce même courant se porte de l'£«ov du S.-E. dans le

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flrilieii da golle do Mexique; inalf pendant les avtns naît les Tenta du N. et du N.-O. arrêtent plus ou moins les eaoi qui s'a- ▼ancent entre le eap Cato^a et Cuba. — Dans les Graàdêê'Jn- HUët, près de l'extrémité O. de Pwto^Rieo et du eap Roxo, les eonrans portent E.-S.-E. à raison de i mille par heure; dans le eanal de la Mana, ils courent quelquefois 0.-S.-0. pour retourner ensuite au N.-E. Entre Santo- Domingo et la Beata, c6te S. de SainIrDomInfue, Us courent è TE., élongent la c6le et re« nontent un peu au N. A Sama$UL le eonrant Tient de l'E. sur la eMe Toksine du cap F\rançaû, et près de la terre il repionte con* ire le Tent S.-E. ou E.-S.*E. A Afonla-Ohrûlo il porte à la cèle. Dans le canal de la Tortue^ les courans portent Tivement à 1*0, , pendant Tété. Près de la côte de Joan-BÉibél, Us s'aTancent sur la terre avec force , mais à S Ueues an large ils courent an N.-E. et ensuite plus auN. Près les caps SaéiU'Nieolaë et des /"otia, Us portent au N. et à S Ueues au large à 1*0. et à 1*0.- S.-O. Dans les parages Toislnsdu canal de la Gonavo^ ils sont irrégnHers, mais portent plus fréquemment au N.-N.-E. S!ur la'côte O. du cap 7V6iiroii Jusqu'à celui de Damê-Mariê ^Uêtëxa content au N. et Tls4-vis de la riTière Léogam, à*rO. Au S. des détonquemens &t Saimt»Dom^n§uê la direction générale des coufans est Ters l'O./ quelquefois cependant ils poiient à TE. Du eap Ftançaiê aui ColfiMs les courans portent au Tant, mais US sont peu sensibles à 5 ou 6 Ueues de la eôle. Aux /lar- IStrfuBê leur direction est incertaine. Aux Calsa d* Argua ils portent O. et N.-O., mais sont très flkibies. Près de la Caio-^d'AoiNM le courant porU à FE. en général. Près de llle Krookod, ainsi qu'au N. de Mogano, les courans sont faibles et Tariables. Au N. de Krookod ils courent au N. vers TUe fFatkmd, Entre rextrémité E. de la Jawiaïfuo et le cap 7\buron le courant porte an général an N. \ N.-E. ou au N.-E. Dans le N. et le S. de cette passe, ils sont Incertains', excepté près de la pointe de Portland •à Us courent TlTcment k l'O. Plus loin , de HunU-Bay, sort un eovant constant qui se partage en deux bras, dont l'un se Jette dans le bâTre de Kinçiton et dont Tantre court au large en trafanant Poruhoyal. An large de Cuba les courans portent O. Au eap Stdnt'AnMomio et près des Coioradoi, ils sont Incertains. M forment des tourbiUons, mais près de la côte ils courent à l'E. à raison de S ^ mUlcs à l'beure. Au S.-0. des Colorado* ou rencentre un retour de courant qui de l'E. porte dans 1*0. Pendant lesTtntsdeN. etN.-0. les courans portent sous lèvent. De mal à novembre Usconrent E. et S.-E. vers le golfe du Afs^i^ua; mais entre la c6le N. de Cuba et la ^lorMe, un courant rapide se porte dans l'E. et ensuite au N. Il faut remarquer qu'à Baya-Honda le courant porte au Tcnt Jusqu'à la baie de Afoidusot. Entre (Ma et le grand banc de l^aAnina les courans sont incertains. Du cowranl général, Résigné sons le nom de oo/uroM de la ^orids.— Plusieurs courans le composent; l'un court du «ap iSoM-^ufiisKn- du -/Brésil au cap Catodui dans une diredionde N-O. (X). àO.-N.-O. pour se Jeur dans le golfe du MosBiquoi un antre court directement vers ce golCs à travers les canaux des AniUXUê et entre Cuào et y«ealaii. Un dernier enfin s'f rend direetenent par le vieux canal de Bahama, tandis que les deux autres n'y parviennent qu'après avoir suivi tout le contour dn golfe du MoxiqiÊO. Ces courans réunis on plutôt ce courant général prolonge la côte O. de U Florido et change de direction de E. i N.-E. au N., suivant les lieux qu'U parcourt entre Cuba, la Floride et dans le eanal de Bahama; d'abord U s'avance dans TE. auprès des Tartugao; et après avoir dépassé la Qoliê-Largo, détourné par les Ues et les bancs de Bakama^iX se dirige vers le N. Au detii du cap de la flarido sa direction «st au N.-E., et U tourne de plus en plus à l'E. à mesure qu*U se porte au delà des tencs de iVofUueàsC. Près de nie Marika^Finoyard 11 forme des tourbUlona, se porte de l'E. dans le S. et, par degré, vient se ftidraprés des itfporss. On eroUmème que dans les parages de

HtTro-Nouvo U se réunit à celui qui vient du SaùU'lawront, Devant les caps de la Virginie , il s'avance au N.-E ^ N , de là aux paraUèlesde PhiladeipHo et de la Dolawnare, Use range à E.-N.-E. et ensuite à E. par le travers du cap Henri à 50 ou 60 Ueues de distance. Ce courant général est remarquable par le clapotis qu'U occasionne sur ses bords et par sa température plus élevée de 5 à a« Fabreinheit que celle de l'Océan. Jusqu'à GrenvilhJniêtt n suit de très près la c6te de Floride; mais de oe point il s'en écarte vers le N. Les bancs semblent produire cet écartement, car au N. et au $. du cap Cannaveral Jusqu'aux rivières tSatnla- Afnria et Soéni^oan , U se rapproche de la terre , et vers ces derniers pobits U n'en est distant quede 5 lieues. Voici quels sont les caractères apparensde ce courant général. Dans le canal Bahama U est assex rapide pour entraîner des navires qui ont vent de bout. Au mitteu de son lit, sa vitesse , qui devient plus considérable par un vent contraire, est de 4 à 2 ^ miUes à rheure. Par un beau temps une ligne unie et remarquable parait séparer le Ut du courant général d'un sous-couraDt contraire. En dehors de cette Ugne l'eau bonUlonne et eUe ressemble à celle d'une cataracte, même dans un grand calme, et là où le fond de la mer est incommensurable. En dedans de cette Ugne de séparation on remarque un contre-courant, près de la Floride, qui. s'étend sur tous les rescifs ; dans le canal Hawko^ sa couleur varie du bleu foncé, au vert de mer et au blanc de lait. La largeur du courant est de i7 à 18 Ueues entre 88* et 30* N., elle est de 80 Ueues par 33* N. devant CharlêS'Toufn, et son bord occidental est à une distance aussi grande de la c6te ; devant le cap HatUraê cette largeur est de 85 Ueues, et eUe est de 33 Ueues par 37« N.; le bord septentrional du Ut s'avance Jusque par <èl« 80 ou 30^ N. sous le méridien de llle de «SSaàls, et là, son cours est à E.-S.-E. et S.-E. •! E. La limite australe ne peut être aussi bien indiquée, mais les bords sont toojours marqués par de grands clapotis. Ce courant, en s'avançant dans l'Aiiantique, perd progressivement de ses degrés de chaleur et de ses degrés de vitesse à mesure qu'il augmente en Isrgeur et en distance de la c6te d'Amérique. Vis-à-ffis de GronvUU'JnUt, %à vitesse est de 3 1 milles par heure; devant le iDap Carlorot , U fait 86 à 38 milles en vingt-quatre heures, et devant la Caroline^ il fait 86 mUlcs par Jour. Quant au contre-courant ci-dessus indiqué portant au S., en dedans du eanal de Bahama; où il court vers le S., ei^ire le courant et la terre, à raison de l ou ? mille par heure , son Ut est plus large que oeltti du courant général. Au S. de Groni>Ulo-/nlêt, il est resserré près de la c6te, mais devant Middlo-Biver U a 5 lieues de largeur. Près du cap Cartoret, il s'étend à 85 Ueues au large, et prèa du cap Henri, à 15 lieues. Ce contre-courant a d'autant plus de rapidité qu'U est moins éloigné deia terre; par 31* M. il fait 80 mUles par Jour et dans certaines parties on lui a vu faire Jusqu'à 60 mUles par Jour. Entre Now-York et PhOadaphio, si les vents dépendent du S. et si la profondeur de l'eau est de 16 brasses le contre-courant porte à 1*0. avec une vitesse moyenne de 1 mille par heure. On croit que dans l'E. du lit du courant général U y a un autre contre-courant qui porte au S. En général ces contrcrcourans se mulUpllent là où des pointes de terre arrêtent le courant général. Et quand celui-ci passe dans dea canaux étroits et devient plus rapide, le contre-courant augmente en largeur et en vitesse. On observe que lorsque les vents sont réguliers et modérés la force du courant de FUnido n'est pas extraordinaire; mais par les gros vents de N. etN.«E. le courant et les contre-courans acquièrent une grande rapidité. Ces vents et cem d'E. diminuent la largeur du courant prhicipal qui alors coule comme un torrent; surtout de septembre en mars, lorsque ceuxci soufflent avec violence. Les vents de 8. et S.-E., de S.-0., O. et N.-O. éiendent au large le Ut du courant de Florido, ce qui dUnInue sa vitesse. Enfin les positions de la lune taifiuent aussi sur ce couranten élevant §^9 eaux. — Près des Barmudoo le cou«

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wêh deliFlonèB^les eBtèlop|i«p»n«««iN.-E.tiMim gnodc flteMe. Des yalMeaax pasMikl aa N.'et tu S. 4e cm Iles «nt élér wiMlnéft à près de SO Menés dam TE.', ifon^ Hs se croyaieBt à «Me grande disUBce dans TO. -^ Au lacge de la eMe de la Jifou-* mMê^EcMêû le eonvanfr porte Ttyement an N. •£. Deraot HMfat^ perles Tents de N.*0. à O.-S.-O.; H tam% a« 9. dans lesparages hors des limites der«<Hiraiit de la Floride. ^ Prèedn banc de 7>rre-iVatiM, dn trouve 'des eonrans ^ui portent an S. Entre J«<nl-i¥errs et le Oktpeati^/ïoti^s, tlsconrent an S.-O., à l'Ë. dai» le S. de la èale de Fcnwn», et à l^O. dans le N. de eette ■fftnie baie. Enire le cap de H%m et celui 4e Ray le «onrant forte O. pendant le jnsant. Près du cap de R^é, il eat variable et quelquefois contraire au coors ordinaire des marées. Dn cap M»gé à la baie ée la Cane9pîUm et même Jaaqn'à Bu^na^f^iêtm, m fort conrtfbt porte an S. -^ Dn golfe de iStftot- JLawraist sort Wê eonrant qnl se dirige au S. et est smsIMe sut là route de 7%rr0^Nêmvé ani Aporeê ; en ft*avançant vers ces dernières Iles U fonrne un peu E. pour se Joindre ensnite avec celui qni seirt du canal de Bahama, Suivant plusieurs navigateurs ce couraat ne règne pas tonle Tannée. Un courant opposé s'avance vert le Ganaèa en juin et juillet.

IV. Partis 8in> i>« l*océan atlahtktcb; -^ Dans les pe^ Ages du cap Hom les courans se dirigent de 1*0. à TE.; ils viennent dn grand Océan ; élongent la côte O. de la 7Vrre-<le->)w, doublent le cap ffcm, s'avancent vers la Terre-dêsÉtcftê dans te N.*E., dont ils suivent la e6te australe. Leur rapidité est très grande ; dlJrvllle, par un vent contraire, leur a trouvé une vttMse de 5 milles à l'heure devant le cap Nom, et il a remarqué qu'à la pointe N.^0. de la Terre-de$-Éiais Teau filait comme si eOe eût subi reflet d'nne forte marée. Ce courant général tourne le cap Saint^Mti, où il aTapparence d*un torrent, et conserve beaucoup de sa rapidité dans le détroit de Lêmaire, où Il est modifié par ceux de flot et de jasant qui sont aussi 1res rapides. Au N. du cap Saint^ean^ il se dirige dans le N.-O., vers le détroit de MageUan , et il se porte assez vivement, soit en dedans, soit en dehors des AfaZoti<n«s, quoique alors il ait déjà perdu nue grande partie de sa force. — Quant aux courans qui régnent dans les parages de la 7>rrs dks Paiogonê et du BrégU , Ils ont été l'objet de plusieurs observations contradictoires. En général, près des c6tes, leur direction vers le N. est à peti près constanle, et leur vitesse assez grande, et, au large, au S. du e^i^ Saint- Aug%Min fis suivent une direction constante vers le détroit de Magellan, .—Du Brésil au cap de Banne-Espéranee les courans sont gênémlement' faibles et leurs effets se balancent. Cependant, dans Tin* tnrvalie de Bio-Jtnwiro au Cap, on rencontre, au large, un petit eonrant qui porte au S.-Ë. jusq«% ce qu'il soit parvenu à 8* ou 4* dans rO. du Cap. En général, sous la lone torride, au Icfgef le courant porte k TO. tantôt v«n le N. unt6t vers le S. -^ Dans les parages du cap de Bonnê^Egpéra9^e$ un courant qui vient de PB., et qui, arrêté par la terre de Natal, élonge cette pm-Hedn la e6te d*Afrique, s'avance an S 4>. vers le banc des Jiguian^ il en suit les contours et ee dirige ensuite dans le N.-O. depuis le méridien du cap des Aiguilles jusqu'au parallèle du cap de B^mm-SêpÊrànee. An dehors des acores du banc sa vitesse est de sommes par Jonr, et plus II s'avanee au li.^). plus sa vitesse dillrinne rapidement. Sur la surface du banc et près de la côte sa vliesie eêt ifiolndre. La pins grande étendue du lit du courant ptratt éire de 40 à 50 lieues, vts-è^^ la rivière infantm^ et la plus petMe correspond à la partie S.^O. du bane. Sur le côté E. de eélul^l et à 80 lieues du cap des Aiguillée , une branche de ce ctffmmt se porte an S. Jusqu^an parallèle de ZT S. «vent de se détourner pour se diriger veN le N. Ensuite, au delà de ce pa« rirge, le courant remonte et prolonge la côte O. d*Afrique pnibafiMient Jusqu'à réqnateur. Le mijor Remel dit que le fort du eeenniit «tilt te dlveethm des aeoresdu banc des Aigumêtn tnm

de la eèle eerMapendame ; que de la peinte iVolni «vanté'altel»* dvele bane^Ufolt un grand tour parle S. pour se diriger ensuite au N.-N .-O.; ce reteor de la direellon du courant du S.-O. au N^O. est si subit, sur Icpanallèle de 37« S.» qu'on le renarqnn aisément en doublant la pointe du banc Devant le cap de £o#Me> Eêpéranoê, lorsque ce courant est opposé à des vente assez foU^ d'O* ou de N.-O. la ner devient monstrueuse et le cousant augmente -en vitesse d'autent plus que le vent a plus de force; U est môme alors assez rapide ponir entraîner dans l'O. des vaisseau. qnl à 4a cape luttent contre ces vents contraires. On m resnar^ié à 40 lieues dans l'O. du bane un ceunnc différent «ui peste dans le S., mais wrec peu 4e vitesse. Depuis le travers de te bâte de la TiEièle, les courans se dirigent toujours au N. jusqu'en gelfo de GwMe, et, au large, ils s'avancent dans l'O. Cependant fora des syzigtes, près du cap, ils courent au S.-E.— Du cap de Bom^é* Espérance à SaimU-Umm, entre les parallèies de 49» et 30» &., on a remarqué un courant pestant à O. et dépendant un peu do S.y è raison de iO milles par jenr. En nirt,ce courant a paru d^ rigé an S.-O.^ O. et foire tioU Itenes par jour. GeUe vitesse est cette que la plupart des navigateurs nttcibnent au courant général qui perle à l'O. entre les tropiques. ^ Sur te cMe O. d'Afriqn» on remarque fo courant de ta rivièra de Cocon^o^ taès rapide surtout en mars et septembre, qui court an N.4L et «n N.-N-fi^ U varie si les vents sont S. et S.-S.-O. —Sur les côtes d'^^nf oto et dn Congo, les courans portent généralcnaent au N. et leur vf* tesse est grande autour des caps les plus saillans, moins grands cependant que cefle des courans qui prolongent la o6te du BiésIL Sur ces cétes* aux époqura des s|slgiea> les courans géoérann changent quelquefois de direction et portent an S.-0., comnm Te observé Dampier. -^ Près du cap Xopac, te courant porte an ISL^ N.-O. avec une vitesse de 2 mSlei à l'henre ; seulement en Jirin, juillet , août, Il court vivement an M. Deslandes a lemarqnii, dans ces parages, un eontre-conrant au dessous du courant tm^ perficiel N.-N.-O. Là où la mer avait tnès pende profondeur am courant S.-S.-E. a été observé à 4 brasses an dessous dn counat superficiel. Là oè cite avait 36 brasses de profondeur l'épaisaenr du courant N.-N .-O. était de 5 à 6 brasses. An dessous les eanâ couraient O.-N.-O. Par'une profondeur de 12 brassa elles seiU* rigeaient au S.4).; plus bas au S», par 25 ou 26 brasses aK S.-S.-fi« et enfin , nu fond, dans le S.-E. et E.-S.-1L La penfandenrdela. mer étent de 50 brasses, le courant supérieur avait de 12 à iT brasses d'épaisseur. — Sous ta ligne, au targe, ta diaeetlon gêné* rate des courans est vers l*0„ et Us vartent tantAt vers te M. tn» tM vers ta S.;'en se rapin-ochont du golfe de Guinée Us portentil l'E., comme Ta observé Gook. Vers ta oteedn Bréall ils senMl»> tiennent d'Abord à l'O.; puis, <n ee rapprochant de ta cùte, en trouvé des courans S.-O., et enfin, près da«ap«SMiil«.^iipt«sfln, un courant dirigé vers le N. '

▼. OcÉAv iimnN. «-- Gm.fn Pnnwtftin. — Bfnn Roms. -^ Vn courant général de TE. à 1*0. posait tra^asereet eeéan dtni Phéntlspbère S., tiindls qu'au K. les vents, les bslM et Icsmaidra oombinent teura efforte pour foira varier tes worans done Jp» dlven^MMMges. Snr ta e6te O. de ta JViwpelfo disifcin^p tes «on* rans sont peu coneMéraMes on dépendent des vents. «-^ Da» In route de «AivO/ Jusque vers ta canal de Mua arabique eè règnenA des courans rapides, les eaux n'ont qu^une foArte Impulston don* te sens £. à O. — Sur ta efiteO. de Sumatra, les eeusnns po^• lent rarement au K ., fls sont plns'Sotfrentdlrigéi ven ta S.; fleU toutefois Plus pmdent'de tes tonsidirar eenram entraînant tae raisseaut dans i'E. Aprte tomois d**aofit., prèa tfifoM» le •ong4io ta c6te O. de Sîmatra et de eeUe mértdtomta de «Aiun^ les eotf* nus portemdans TE. avec •riteSM. Apiès ddoMubra, à Aékm, les eaux sorient du détroit de ilfataeea pour s^nvantereanitt dans l'O.; tandis que sur la eète 8.rO. de êumatwa eOes^eott* tent dons te S. : par ta trafrara>dei Iles JVtaMN»> tenr vUeora^M

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lé 113 BfllMà ni«m.— Dans le déirait de ilAiiMM, let coé» IMS ëoBi les effets oenblBés des eaai des deux inert qull téoÊÊÊ^ ÉHh le flet et le Jasant sont les ceuranf les plus renar^vablet. MfiDt Pliilo^Nadtfeus, de nof eHft>reeD Janvier les conrant vlen* Mat de rE. et se dirigent snr JIMaeea, tandis qu'en fnin et fallM fbpèrtent à TE. Le long de la eôte de JMa«Mi, iisfont en génStal ao nrilles par Jour an K.-O. pendant la monsson N.-E., ISMdIs <pi*en mène temps, près de la eôle eorrespoodante de AmMUm, le courant se dirige au S. Sut? ant quelques marins , la navlgallon est pins fticile près de la eau» de MàUiùMfi&è près et eMe de Sitmattm, parée que les marées y aonipluspégniiérea» la Jnsnt portant an N.-C, et le flot, qui a moins dednido et de npldlté on S.*E., et que lloflnenee des autres edUrsna ne a'f IWt point sentir. — Entre la pointe B<mêù et la polnle i^uffois , a ya en général un courant qui slatanee dans le ddtoeil, et ea #rtgea« N.4). on an N.-N.-O. ^wrs le golD» du Bengale. -«-Sur bs oMeade Biergmf et de Tanmmmrim, le courant porte au N. el mi 11 .-S., depnis le mois d*aoÉt Jusqu'à celui de septembre ; à la même époque et dans le canal qui sépare ces côtes des tleadn naênae nom, le courant se dirige au N.-N.*E.— De Mwriawin à Anift-fey/on. de ftiMes couransTlemieni4uN.-^E., en seplem» èR et ociôbre, et du S.-O. de norembre en m^rs. -»Des nari^ gmaursont observé que pendant la mousson du N.-E., lorsque anr la c6te «de CoromanM les eourans se dirigent au S., Il n*en ntt pas de même snr la côte E. du golfe du Bengale oà les con^laoB portent an N.— Près des Mes N4éobar et des Atèékimans, et forts comns suivent la dltèetion des vents pendant les dent nonssons. D*aoûl en septembre, ils se dirigent an N.rE. parmi Im jéndamanSt et pendant la monsion N.-E., Ils portent à O. an large de ces lies. —Entre novembre et avril, on a trouvé aux llm Nteohot un fort courant portant ait S., et de œs Iles Jusqu'à •a pointe Artfon on a rencontré en août de grands clapotis mua fil'auiun courant fAt« senslUe. — Le flot et le Jusant torm^ nor la côte de Pôfu à TE. de la rivière Syrian, des conrans d*nne violence extraordinaire.— Dana le golfe du BmigmU, depuis iBàlaffjore Jusqu'au fond du golfs, les marées prévalent contre Innt autre courant, et, en général , les conrans autres- que ceux dm marées suivent les vents et ont une rapidité proportionnée à leur force. Pendant la mousson N.-E., Ils, viennent du N.-E., et «mt plus rapides que ceux qui ont une direction contraire pen- Taulre mousson ; devant Jagtmaut, leur vitesse est à son imn. A ta fhi d'octobre et novembre, ils font Sa 4 mlUm par beure. Ceux du S.-O. ont rarement une vitesse aussi grande. £a octobre et novembre, rien ne peut arrêter ni changer le eoim 4« eaux du N.-E., mais d'avril en août des coups de vents ph»dnisent de forts conrans an S. pendrai quelques Jours. Ense^ lembre, le courant dn S.-O. au N.-E. s'affaiblit, et an milieu de septembre, les eaux se portent au S.-O., et leur plus grande, vitesse eorrespond à décembre. En Hévrier, le courant se dirige sur la côte assex vivement au N., tandis qu'au large les conrans se dirigent encore au S. En mars et avril, le courant au N. est bien 'diabil.-— Du cap Negrais à Œattigan, les courons sont inslgni- -tfans; sur. les côtes d*Or«xaet de Goloanile, de la fin de Janvier 'fwqu'en août, les conrans se diligent au N., et leur vitesse «t •de fO à âO miHes par jour, en février et mars ; près d'OrIxa et •n large de cette côte, leur direction est fk^équemment N.-E., en mata et avril. Sur ces mêmes côtes, d^août à fin Janvier, les cou. 'tans portent an S.-U., et leur plus grande vitesse est en novembre et décembre. Ils font trois millm à Vhenre. —-Devant Maku- (-«iPs, la pdnte JHihniraf et la ^aiMso-#o<nle, il en est demême '€■ général que aur la côte dy>rijNi.-^DaBS la partie S. dn golfe 4m Bancals, du cap N$grais à la oôte de 6aioonds, et de Sth '«urtrn à Csyla», les conrans portant au S. on an 6.-0., pendant lamonssan N.*£., et se dirigent au N. pandant le eonm de la £^-0. In éèomiKft, vm «saadn^ partie dni^. de

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Oeyimk, éprouva qu'alors lea conmns se portent dans l'eneit aar ayant^eonru dans !*£., et se croyant près des Uns iVïeaiim; apsès M Jours de route, sa position réelle était encore près 4» Ceytan.*-Dans le même mois un vaisseau qui snivtt la cdll» arriva à Madras, se Jours pluatôt qu'un autre bâtiment qui s'émi porté dans l'E, ce qui fait croire qu'au large, les eourans ne asil^ pas les mêmes que sur la côte. En féf rier et mars, an S. ilp parallèle de 8« N., et à «• 4ans l'ouest de la poinu AilmtrcMU U y a un courant dirigé au N. , qui fait de 10 à 90 mHles par Jovr. ««• Snr la côte de Corommidal, de fin Jravier à fin août, les e«v m portent vers le N., et. vers le S. dans les autres mois. £n m^ wanbre et décembre, elles courent au S.-0., à raison d'nn miHb par benfe.^-Lenr plus gnnde rapidité est en décembre, où allos avivent les vents rouans, et oette rapidité angmenle à masnie qu'on se rapproche de la côte. C'est ainsi qu'on a vu les fo«rans Cahre pendant un temps GÈ milles devant jlfiadma, $ mittm •n large de ce port et beauoonp moins à une plus grande di^tono^ ▲n largede la côte de CoronMintfal, les courons auiVenUes veM, et lis ehangent de direction en mars; souvent dons ce mois, IVi » dirigent au sud avec vitesse, mais plus fréquemment au nord. Fendant la moumon SM,, un grand ressac vient battre la côte et CorommMW sur une longueur de plus de MO lieues, avec cette 4Wférence qu'il est plus fort devant Mâoéroê que devant Pomé^ €héry, et ici plus ifu'auprès de N9gapaian, De même, devant on idemier lieu, les conrans, dirigés au N<, sont moins rapides qi|e près des. antres points plus septeotrionaux de la même côtn, at leur vitesse augmente à mesure qu'ils se portent plus loin au N. 4aiVisf «fMalais. Devantoe lieu, ils se dirigent où N.^N.-O. Devast IfnmfHjNifa», les conrans dirigés au sud, sont dans leur plus gnnde force en décembre et Janvier. De ce lieu à Paltooars, en Juin, Jnillet et août, les courons so portent au N.-<£., et s'inoUne^t •quelquefois à l'E. Devant ^rms^orHdèsIa fin de mars, Ico eaux «'avancent au. N; Du miUeu d'octobre à celui do décembre elles «e portant rapidenx^ dans l'O. ; et, est décembre aimi «qu'en Janvier, elles se dirigent au S. avec beaucoup de vitesse. Devant Madrat, en Juin, Juillet et août, suivant Nichelson, il y a nn grand ressac qui, en avril, vient du N.-Ë., et les courons portent vivement au N. ; ceux-e ont aussi la même direction en mm» et avril, et une assez grande vitesse. Dans le mois d'avrit ■ks courons varient entre Madras et Csylàn ; (quelquefois ils ae (portent rapidement au N., et autres fois «uss| vivement dons le S. , pour cesser ensuite at^lument pendant plusieurs Jours. Us paraissent varier ans^i suivant l'éloignement de la côte ; car on a vm nn vaisseau qui était parti de Madras ponr les parages de l'Ë. après le 80 Juillet^ faire, le premier Jour, 39 milles par l'effet du courant, et epsnim n'en éprouver aucune action pen- •dant les deux Jours suivons. En septembre, par le travers de Madras, on a trouvé un courant au N.-E. qui faisait 2 ^ milles par beure. Entre les mois de septembre et novembre, de forts eourans se font sentir près de la côte qui sépare le JB«mals et Madras. Pendant la mousson N*-£., les eaux s'avancentr au S. avec une vitesae qui n'est pas partout la même. En Janvier, février et mars, la direotlon des eourans dépend de celle des vents. Devant />OfMl«oàairy, le courant an N. ou au N. \ N.-E., dans le mois de Juin, fait environ 1 mille à rbeuro : c'est sa vitesse et sa direction devant le fort Saint'Dmnid ; et par le travers de Cndolors, pendant la mboason S.-0., le courant se dirige au N. avee une vitesse de 1 mille par beure.-»- Sur les contours de CsigHan, les eourans varient avec une grande rapidité.*-* Pendant la durée de la moosson N.^E., dans le détroit qui sépare eetle tie de r/indotfois, des eourans rapides se portent de N .-N.*£. Dès la fin de septembre. Jusqu'en février. Il y a, le long de la côte orientale de l'Ile, d^s la pointe /^edro, un courant dont la direcaon varie au fi.-E., S.-S.-E., S.^S.-O^, et O., tuivayit las fiotlours eomspondonf de cette Ue Jusqu'à kpoinU do GoUs;

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Je ce courant cesse , et telle est st rapidité qu*en décembre le Capitaine Ulcks, éunt à la côte N.-E. de CeyUm, fur drossé en un Jour de 90 milles au S.-E. \ S. Dès le milieu de septembre, les vents yarlent et les courons suivent les vents sur la c6te £. de rtle. En sepiemfire et octobre , on a observé un courant qui faisait 48 à 80 milles par Jour, et qui, d*ordinalre, poruit au S.-E. ouE. à raison de 2 à 2 1 milles par heure. Devant />tar*«- Hood, \e capitaine Wlls^ dans dlITéirens voyages, a trouvé que le courant portait 2 à2 i milles par heure au S.-O. \ O., S.-O., ou S.-O. \ S. Entre Friafê^Hood et les Basses, d'octobre en dé* cembre, le courant fait au S. de 30 à 70 milles par Jour. De février en avril, le courant porte au S. ou au S.-O., mais moins rapidement. NIchelson a trouvé près des Basses, un courant de 2 à 2 1 milles par heure qui se dirige au S.O. \ O.-S.-O. ou S.-O. \ S. Au S. de Ceylan, de septembre à mars, il y a de forts couransau S.-O. Près de la pointe de GallSy ils courent O.-S.-O., .et de même près de la côte qui sépare cette pointe de celle de i>tf ndre; suivant certains navigateurs, la force de ce courant, qui est de S milles à Thenre, est è peine sensible lorsqu'on est très près de la côte. Près de la côte O. de Ceylan, les courans sont très Incertains pendant la durée de la mousson N.-E. — Pendant la mousson 9n-0., il y a de forts courans auN. de Ceylan à la côte de Coromandel, leur vitesse a été observée de 10 à 20 milles par Jour, en février et mars. *En avril, de la pointe Pedro à Friar'S'Hood, le courant porte au Pf .-N.-O, et quelquefois au N.-N.-E. avec une vitesse de i i à 2 milles par heure ; et plus la distance à la'côte dhninne , plus cette vitesse diminue, dételle sorte qu*à 20 ou 22 lieues au large de Trineonialay il n'y a pas de courant sensible. Près de la partie N.-E. de Tiie, en avril et Jusqu'à la mi-mal, les vents étant du S.-E. au S. pendant le Jour, et au S.-O. pendant la nuit, ils produisent dans cette saison un courant rapide «u N. De mai en septembre, 11 y a peu de courans sur la côte E. de l'He, et même près de la côte il n'y en a aucun lorsque le vent d'O. souffle avec force. On pense tependant que sur cette côte les courant portent au S. de mars en octobre, et au S.-O. en juillet et août, tandis que les eaux du large courent rapidement au N.-N.-E. Sur la côte S., de Juin en novembre, le courant se dirige généralement à TE. : cependant le capitaine Milk dit avoir reniarqué en Juillet et août, un courant qui portait au S. et au S.^O., avec une vitesse de 40 à 75 milles *par Jour, et près du cap Dundre, on a reconnu qu'il portait au S.-O. avec une grande rapidité.— Par le travers du golfe de Manar, pendant la mousson S.-O., les courans portent au N., ou versce golfe avec une vitesse de 8 milles par Jour. Pendant la mousson N.-E., Ils sont très Incertains; cependant on a souvent remarqué des courans S.-O et O.-S.-O., qui avaient au large une vitesse de près de 20 milles par Jour. — Aux Maldives, les courans portent dans IX). avec une grande rapidité pendant la mousson N.-E., et ils suivent la même direction dans l'intervalle qui sépare ces lies de la côte de Malab<ir. Après décembre, les eaux s'avancent de Csfflan vers les Maldives, et après le. 15 février, les courans se dirigent de ces lies vers VIndostan ou dans l*£. Ces courans généraux ne sont pas les mômes dans les canaux qui séparent ces Iles, là ils courent au S. et au S.-S.-E. pendant la mousson N.-E. — Aux lies Laquedives, pendant la mousson S.-O., lorsque du large on s'approche de ces ties, on trouve des eouransqui portent au S.-O. Parmi ces lies, leur direction est au S.-S.-0., et d4ns Tlntervalle de mer qui les sépare de k côte de Malabar, Us portent au -S. S.-E., ou suivent lé gisement de la côte de Malabar. En général, dans la passe nommée canal de Dis^Degrés, et qui est entre les lies Ss/oMipair et AfoKftia, les courans portent au S.-O. ; cependant il arrive quelquefois qu'ils se dirigent dans le nord. En février, mars et avril, ils se dirigent au S.-S.-E. La vitesse du courant au S. S.-E., qu'on trouve peodaat la mousson S.-O., entre les Xa^weiKves et Jbfa/aôar, esi de

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20» 24 ou 26 milles par jour. Parmi ces lies ou dans les canaux qui les séparent, elle est, suivant Nichelson, de 18 à 22 milles par Jour dans le S.-O. et le S.-S.-O. Au large et à 2« ou 3« dam rO. de ces Iles, les courans portent à O. ou à O.-S.-O. avec une vitesse de 8, iO ou 11 milles par jour. Souvent alors les vais** seaux sont reconnus chaque jour être de 10, 12 ou 14 milles au N. ou au S. de l'estime , mais généralement au S. D'Après pense qu'en toute saison les courans portent dans l'O. sur l'espace qui est entre ces lies et Malabar; que, près det Laq^edives, ils se dirigent dans le S., même dans les canaui;» et avec une vitesse de 15 à 30' milles par Jour pendant la mousson S.-O. Nichelson^ parmi ces Iles , a remarquée que les courans se dirigent en/ général au S. et au S.-O. ; quelquefois aussi il les a vus se porter au N. et avec une vitesse de 8 à 10 milles en vingt-quatre heures. Sur la côté de Malabar, depuis Bombay Jusqu'au cap Comorin, Il y a un courant presquç consUnt; quelquefois il est très faible, et il vient du N.-N.-O. ou du N.-O. En général, il est d'autant plus sensible qu'on s'approche plus de la côte, et sa direction dépend du contour des terres. En septembre, une grosse lame qui vient de l'O. bat constamment les rivages. On a remarqué quelquefois entre CoMn «t Comorin, d'octobre en Janvier, un courant qui vient du S. -E. D« cap Saint'iean jusqu'à CoMn, et un peu dans le S. de Coekêm, les eaux courent constamment du N.-N.-O. au S.-S.-E., A raison de 1 mille par heure. En février et mars , près du cap Comorin, le courant porte vers les Maldives, En mars et avrl^ sur la côte de Malabar, aux syzigies, un fort courant a la même direction ; alors une grosse lame du N.-O. se déploie sur la côte.. Pendant la durée de la mousson S.-O., les eaux s'avancent dans le S. en élongeant la côte de Malabar avec une vitesse de 15 à 24 milles par Jour. Vis-à-vis CoeMn, pendant cette mousson, eUes font dans la même direction Jusqu'à 26 milles par Jour. Devant Bombay, les courans portent an N. sur toute l'étendue des Sondes; en Juillet et août, dans les parages de ce port. Jusqu'à 30 lieues au large » Il y a un courant qui fait au S. de 15 à 24 milles IMir Jour. Les rivières qui débordent au N. de Bombay, depuis le milieu de Juillet Jusqu'au mois de septembre, augmentent la vitesse des courans qui font alors en août et septembre de 20 à 30 milles par jour. — De ^Bombdy à la pointe Diu , les marées sont fortes et régulières, et les courans n'ont pas une direction constante. Cependant en août et septembre , les grandes crues des rivières du Sdnd, de Cambaye, etc. dé> terminent les eaux à former un courant qui se dirige au S.— - De la côte <)e Malabar à celle ^ Afrique, les courans suivent la direction des vents irégnans, et sont rarement considérablea, excepté en août et septembre , temps où les rivières, par leurs crues , produisent un courant dirigé vers le S. avec une vitesse de 8 à 30 milles par Jour. On en éprouve surtout les effets au N. du parallèle de 17« N. De décembre en février, il y a peu de courans, souvent même aucun; mais en mars les vents du N. produisent un petit courant au S. d'une vitesse de 8 à 13 milles par Jour. De février en avrfl , à 20 ou 40 lieues au large de la côte de Malabar, sur la nwle d'Afrique , on trouve Un courant qui porte au S.-E. et au S.-S.-£. avec une vitesse de 12 à 30 milles par Jour. Son eflèt cesse à 100 ou 140 llenes à l'O. de Coddn. Pendant la mousson N.-E. ,. la crue des rivières du SiÀnd^ etc. , contribue avec les vents à former un courant à ro.-S.-0. et au S.-43. le long des côtes de Guadsi, d'Arabi» et d'itf/Kfua Jusqu'au cap des Basses. Il a une vitesse de 8 à 30 milles par Jour. En mars , le courant contraire s'établit avec utae égale vitesse; nais ni l'un ni l'antre n'est constant, car, dans le conmencement de Janvier, on a remarqué un courant qui poruit au N. avec une vitesse de 30 mlHcs par Jour,

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quoique dam le même temps le vent sonflle fortement du N.-O. En général les courans sont irréguHers dans cette partie de rOcéan Indien. On a vu des vaisseaux, près de lacOte d*Aflrique, être entraînés de 19 milles au S. dans un jour, tandis que, pendant les quinse jours précédens , ils n*avalent rencontré aucun courant sensible. Toutefois, près de cette c^te, ils portent généralement au S. Pendant la mousson S.-O., dans Tintervalle des Laqusdives au c^p des Basses, le courant est dirigé au S.-0. et à rO.-S.-0. avec une vitesse de 8 à 10 milles par Jour.. Ce même courant a, sous le méridien de rex-> trémité N. de Madagascar , une vitesse de 10 à 15 milles. Sur Tespaee qui sépare Bombay de la mer Bouge, on voit souvent en mal et en juin surtout, pendant les syzygies, les courans se diriger dans le S., conlralrement au vent régnant. — ~Sur la c6te de Guadel , le courant coçimence en avril à venir du S.-O.» il continue ainsi jusqu'en septembre ; ensuite pendant les ii\ mois suivans il vient du N.-Ë. Quelquefois sur cette cOte on remarque des courans accidentels qui font faire jusqu'à 25 ou SO milles contre le vent. — A la c<^te de Perse ^ au cap Jask, le courant se dirige au S. en septembre; II en est de même entre cette côte et la c6te correspondante à" Arabie Jusque par le travers de la pointe Diu, Ce courant s^élend jusqu'au parallèle de â3« N. Entre les mois d'octobre et de mars, les courans remontent rarement vers le golfe Persique; mais en mars et avril, pendant que le vent du JS. souffle, Ils porlent avec force contre le vent dans le détroit qui précède le golfe Persiqus. Quand la mousson S.-O. est bien établie , un courant prolonge la côte de Perse, et porte vivement dans TE. — Le «OLra PBRSiQUB reçoit les eaux de l'Océan depuis mai jusqu'à octobre, et elles en sortent pendant les six autres mois. En général leurs mouvemens, pour en sortir, sont plus fréquens que pour remonter ce golfe; et ils sont plus rapides dans tous les parages où Teau a une plus grande profondeur. En mars et avril, il y a un vent périodique qui souffle du N. pendant environ vingt Jours de suite ; et après quatre ou cinq jours de sa durée, on voit les eaux s'avancer sur une direction contraire à celle du vent , et avec une telle vitesse qu'un vaisseau peut gagner SO mUles au vent en vingl-quatre heures, en courant sous 9n basses voiles et ses huniers risés. Suivant le capitaine Rannie^ près des. rivages , on remarque des courans plus ou moins considérables , et qui ordinairement sont ceux des marées , qui , d'ailleurs, sont assez régulières. Cependant un courant portant à E. se fait souvent sentir auprès des côtes pendant quatre ou cinq jours de suite. Au milieu du golfe , les marées sont peu apparentes. On a observé que pendant qu'an milieu du golfe . les eaux se dirigent vers l'Océan , alors, mais rarement, il y a le long des côtes des courans qui remontent ce golfe, et ces deux courans opposés ont une vitesse qui varie de 8 à 20 milles par Jomr. Ils sont rarement de longue durée, et les époques où ils s'établissent sont restées très incertaines. — Les courans sur m côte û*Ârabie suivent ordinairement la direction des vents. Cependant, aux syzygies, ils suivent rapidement la direction contraire. En septembre, jusqu'à la fin de mars, ils courent vivement à rO. En mars et en avril, ils commencent à venir du S.-O. En juillet et août , ils portent dans TE., et telle est alors leur direction générale du cap Gardafui à l'équateur. Devant Maskate, les courans suivent les vents, et deviennent très rapides lorsque ceux-ci soufflent du N.-O. Devant Aden , d'avril en août, les courans, comme les vents, viennent du S.-O. et de 1*0.; mais, depuis ce dernier mois jusqu'en mars, leur direction est E.-S.-E. et S.-E. \ E. Aux syzygies, et pendant le mois qui précède celui où la mousson doit changer, les courans sont contraires aux vents. Au commencement de juillet. Ils se portent au large^avec rapidité par le détroit de Bab^eU ilfafKiel.--MBR Rougi, Les conrans vont de l'Océan dans cette

mer d'octobre à mai, et ils en sortent pendant les six autres mois. Les vents déterminent la direction des^soutans à quelques exceptions près. Aux syzygies, et un mois avant le changement de la mousson, la direction des courans est opposée à celle des vents. De mai à octobre, les courans sont très rapides , les plus ordinaires font de 10 à 30 milles par jour au milieu du lit de cette mer. — Sur la côte orientale de l'Afrique , au Nord de l'équateur, depuis le cap des Basses jusqu'à celui de Gar^ dafui, les courans commencent à venir du S.-O. en mars ou avril, et suivent la même direcUon jusqu'en septembre ou oclobre. A cette époque , ils prennent une direclion opposée du N.-E. au S.-O. En Janvier, devant le cap des Basses, ils ont une vitesse de 35 à 36 milles par Jour, elle n'est que de 8 à 30 milles pendant la mousson S.-O. ; à cette époque ; devant le cap Gardafiii, le courant an N. ne fait qu'un mille par heure. En juin et juillet , depuis l'équateur jusqu'au cap Bosalgat, le courant s'incline beaucoup à i'E. A l'Ile Soeotora, sur la fin d'ayril et au commencement de mai, il porte au N. à raison de SO à 25 milles par jour. — Dans l'archipel des SeycheUes , des courans portent au S.-O. avec beaucoup de rapidité. — Au S. des Seyehelles, de mai en octobre, les courans font au N.-O. 16 mille par Jour, de Juin en novembre ils s'affaiblissent et varient avec les vents ; cependant en décembre ils portent quelquefois à TE. à raison de 30 milles par jour. — Près de l'Ile Rodrigue, on trouve des courans très vioiens dirigés tantôt E. tantôt O.— KYne'de'-France , les courans font juqu'à 3 milles à l'hebre entre les petites Iles environnantes, mais leur durée est courte, et ils sont dos peutêtre aux marées localeSé — Dans I'E. de llle Bourbon, ainsi qu'entre elle et la ligne , on a remarqué des ras de marée très vioiens qui paraissent se diriger O.-N.-O. et N.-O. — Dans l'O. de l'extrémité N. de Madagascar, ainsi qu'à l'entrée N. du canal de Moxambigue, les courans font dans 10. SO .lieues en vingt-quatre heures. Aux côtes S« et E. de l'Ile les courans ont la même force. Dans les parages du fort Dauphin, on rencontre des courans qui vont au S.-O. et O. pendant la mousson du N., leur vitesse sur la côte est de 16 lieues en vingt-quatre heures; ils sont moins rapides au large. De mars en septembre, leur vitesse est aussi moins considérable , et Ils se portent au S.-E. et à E.-S.-E. Quelquefois les courans qui vont au S.-O. et à O. changent et s'avancent rapidement au N. Près des. ll^s MayotU, Aujouan, Comore, etc., qui sont placées à rentrée N. du canal, les eaux courent dans l'O. , soit au connnencement , soit à la fin de l'année , et quelquefois avec une vitesse de âO à 24 milles en vingt-quatre heures. Près de Mayotte on a observé un courant au S. ; et autour de l'Ile d'Anjouan, on a vu les eaux se porter dans le S.-O. pendant la mousson S.-O. Au mouillage de Comore, on a trouvé un sous-courant qui , à ^ ou 3« dans l'O. de l'Ile, faisait au S. 10 à 15 milles par2i heures. Près du cap Delgado et au large de ce même cap, le courant porte au S.-O., au commencement de la mousson N.-E. , et près de la fin de celle «cl, dans le sens opposé. Du cap Delgado à l'équateur, sur une direction N.-E. ^ N., on a vu les eaux pendant la mousson S.-O. s'avancer dans le S. avec une vitesse de 10 à 15 milles par Jour. Cependant , près de la fin de cette mousson, elles se portaient vivement à I'E. Près de Melinde,ôe Juillet en septembre^ Jes courans se dirigent vers la baie - Patta, En dedans du canal, pendant la mousson N., les eaux courent au S. et au S.-O., le long de la côle ô* Afrique, ainsi qu'au large de cette côte , avec une vitesse de 7 à 8 lieues en 24 heures ; mais en même temps, auprès de la côte O. de il/a. dagascar, ils ont une direction opposée. Sur les côtes de Sofala et de Mozambique, la vitesse du courant S.-O. ou S.- \ S.-O,» est de 13 et même 15 lieues en 24 lieures. Plus au

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s., la vliesie tombe à 9 lieues par Jour. — Vers la côte S.^B* é^Jfrique, le courant général qui sort du canal de Mozambique, se réunit à celui qui vient des mers de !'£., et Ils prolongent ensemble la côte Jusqu'au cap de Bonne-Eipérance, Un vaisseau, revenant de l'Ile-de-France, s'étant avancé par 33« S. en vue de la côie d'Jfrique, fut en trois Jours drossé de 60 lieues dans le S.-O., malgré un gros vent du N. Dans le même parage , un vaisseau a foit 35 lieues en 31 heures au S.f^O. ; ee courant cesse de se faire sentir dans i'O.-S.-O. de Muiclê^ Bay* Près de la côte Natal y sa rapidité dans le S.-O. est très grande^ et quand un vent contraire à sa direction vient à Souffler, la merdevient monstrueuse.— Devant la baie Saint-Bras, ta vitesse du courant est de 6 milles par jour sur le banc des AiguilUi, et elle eat de 4 à 5 milles entre le cap Talhado et celui des AiguilUs; mais sur les acores du même banc, elle est de plus de 2 milles à l'heure. (Voy. le§ du cap de Bonne* JEspérane^.)

VI. OcâAïf PACIFIQUB. — Cdfa O. d'Afitêrique.'-- Un fort courant qui vient de 1*0. et du grand Océan se porte vers le cap Hofn et vers la Terre de Feu; il élonge celle-ci depuis le cap PUlar Jusqu'à celui de Nom , pour se détourner ensuite à TE. et à l'Ë.-N.'E., et s'avancer vers les lies Bamevelt et la Terre dee Etats, Depuis le eap Deseada, sa vitesse n'est pas considérable, mais elle augmente à mesure que les eaux se portent plus dans TE. Sharp a remarqué en octobre que, depuis le parallèle du 30° S. Jusqu'au détroit, un courant au large se di* rigeait au S.*£. —A Chiloé, cAle du Chili, les courans , à ml-^ canal, drossent les vatsseaui avec vitesse, et les entraînent au large malgré* l'artton d'un gros vent contraire. Sur cetle cMe, depuis le détroit de Magellan Jusqu'à la ligne, les côurans portent dans le N. ; on en a fait la remarque devant Coquimbo. Suivant ceruins- navigateurs, les vents, qui sont périodiques, décident dans ces parages de la direction des courans. — Près de la e6te du Pérou,' les eaUx se dirigent au N., tandis qu'au large elles «^avancent vers le S.; à Arita, suivant Fresier, les courans, en élé, portent au N. et au N.-O. ; mais en hiver, au S. Devant CaUao, et dans les parages voisins, on a observé , au large, un courant dirigé au S. , tandis que le long de la côte , les eaux s'avançaient dans le N. — A 80 lieues en mer. entre les parallèles de 15* S. et la ligne, et même Jusqu'à 45* N., les courans portent généralement àO., et ils s'avancent dans le $., sous des latitudes plus grandes que .V S. Anson, par 8* degn^s S., a éprouvé un courant au N., et qui avait une vitesse de 12 milles en 24 heures. Sharp, pendant le mois d*août, a remarqué que les eaux se portaient vivement au N. entre le cap Saint- Prancîsco et celui Passade. Près de ce. dernier, fa direction était au N.-E. j- E., avec une vitesse de 2 f milles à Theure. A Guajraquil, un fort courant vien( du n>nd du golfe et porte à b., à raison de 40 milles en 24 heures. Sa vitesse la plus rapide a été obervée par le travers du cap Blanev, où te courant porte dans le vent, surtout de mal à novembre, temps où de gros vents soufflent du S. et du S.-O. — Dans les parages de Juan^Femandes, les courans se dirigent au N.-O; On les a remarqués, par le travers de cette Ile et à 300 lieues dans VO., porter à O. 7 S.-O., avec une vitesse de 46 milles par Jour. Entre 30* et 19* S., la vitesse des courans a paru varier en mai de 4 à 16 milles par Jour. — Aux Iles Galapagos, les courans ont paru très rapides à Vancouver; il a remarqué qu'en 24 heures lis faisaient 10 milles au N. et SO milles à l'O. D'autres navigateurs' ont remarqué la vitesse des courans parmi ces ilcs , et ils l'ont estimée de 5 milles par heure, vers le N.— Dans le golfe de Panama, il n'y a pas dé courant sensible, mais les eaux se portent vivement vers la Gorgone et le golfe do Moro, Pendant la saison des brises, on Yolt les courans l'avancer au S.-O. et à 0., depuis

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Puereoi Jusqu'à Malpêllo, et au eap Saint*lf\raneiseô ; an delà' ils se dirigent au S., au S.-O.; c'est pendant la brise qu'ici ils te portent à O. Quand les vents soufflent du S., les eaux courent au N. et au N.-O., depuis Sania»Hélena jusqu'à Saint-Fran- Cisco. A Malpêllo, leur direction s'incline vers l'E.; mais de là à MarodePueroos, e)les se portent au N.-O. et à O. — DevanI Aeapuleo , de rapides courans se dirigent à l'O. Sur les c6tei voisines, les courans suivent les vents; ils sont rapides au N.-O., devant le eh^Blanco, et on les a observés portant au S.-O., de* vaut Guatemala, ^ Le long des côtes de la Californie, un courant violent se porte- dans le S., soit pendant un temps calme, soU par un vent quelconque , et II rend la mer très clapoteuse.— Sur la côte N.-O., depuis Ie43« N., le courant nuirchc vers le N. avec une vitesse d'une demi-lieue par heure. A 80« N., les courans sont rarement rapides, ainsl'que sur la eôte voisine Jus« que dans l&S. de 46» N. La Pérouse a fait aussi la remarque que, dans ces parages, > les courans tfe sont pas ordinairement violens. Par 52» N.; près du cap Hector, les courans sont très rapides, même à 3 lieues de distance de terre. — Un grand courant ji été observépar Gook, en dehors du havre de Onolaska, et il a trouvé sa vitesse de 5 (milles à l'heure. --Aux lies Kuriles, un courant rapide se fait sentir dans le canal qui sépare ces lies du continent, et au cap Bollin, pointe S.-O. de llle de Maréékau, il porte vers le milieu du canal.

Partie de Vocéan Pacifiée, qui comprend la Polynésie. «• Sur la route qui conduit du cap Hom aux Iles rfouka-Hiva, Marchand éprouva un courant de 13 \ milles par Jour, dirigé au S. 41» O., entre les parallèles, et 59« et 52« S.; ensuite, entre 52 et 4C* S., comme entre ce dernier parallèle et 30* S., Il n'y eut aucune indication d'un courant sensible ; mais Jusqu'au parallèle 19° S., l'effet fut variable, de 4 à 16 milles par Jour, sur une direction vers O. , avec une inclinaison plus ou moins grande vers le S. En général, il a remarqué sur eette partie de TOcéan, que les courans dirigés au S. portent en même temps dans l'O. et avec asseï de vitesse. Aux environs des lies Nouka-Hiva, cetle vitesse était de 26 milles en 24 heures. Enfin, des Iles NoukorHiva aux lies HaunUi, le ea-^ pitaine Hergest observa un courant, qui faisait 30 mlHes par jour dans l'O., en avril et mai. — Des Iles Pomotou auti^on* %)elUs Hébrides, BougainviUe a trouvé des courans asseï foru qui portaient à O.^Dans la Nouvelle Zélande, près dé la baie Duaky et le long des côtes N. de l'Ile, on a observé ui\ fort eoii-> rant, portant dans l'O. Sur la côte N.-E., le courant varie de O. au S.-E. et au S. S -E., suivant lek temps. D'Urville a rto- . contré dans le détroit de Foveaux de» courans iropétneux H Irréguliers. En doublant le cap Koamaro, dans le détroit es Cook, près des Ilots des Deux^Frères, le même navigateur tm emporté, malgré toutes les manœuvres contraires, Juaque pris du cap Poliu>are; if craignait d'être obligé tie mouHler danf la baie Inutile, quand la marée le ramena et le chassa en quelques heures jusqu'à une lieue du cap Campbell. — Aux ilea Hau>aii„ suivant King, les courans près des terres, sont Irréguliers et Incertains, quelquefois ils portent auvent, et d'autrefois sous le vent; souvent ils ont uno direction contraire à celle d'une brise fraîche. — A l'Ile J^auai, on a observé un fort courant qui venait de l'E. Suivant des navigateurs, un courant venant du N.-0«, élonge constamment le côté N.-O. de cette Ile, et il suit la direction des côtés S. et O. — Un courant porte au N.-E., depuis la baie de Ke-ara-Kekoua de l'iie d* Hawaii Jusque dans le S.-O. de l'Ile Banai,ei là il commence à se dirlger.au N.-O.— La Pérouse, allant de l'Ile de Waihou aux lies Hawaii, après avoir eu d'abord un courant au S.-O. , qui faisait 3 lieues en 24 heures , qui ensuite tourna à E. avec même vitesse Jus^pia par le parallèle de 7« N., éprouva, près de ces Ues» on couraal dirigé à l'O. — Vancouver 1 ta Janvier» près des lies iftfpuAo»

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a nmâniué ua ffort eouraiit portant au N*-E., ou plilt6t •« N. 50* à E. ; n vitesse était de 30 milles par jour.

PartU de V Océan Paei/ique, qui comprend la Mélanésic et la Mier&nésic. -^Sar la cète orientale de la NouwUê^Hollandc, àspwisBotany'Bay jusqu'au parallèle de tA'* S., ou rencontre en août un courant portant au S., à raison de iO à 15 milles par Jour, qui est plus rapide près de la côte qu*au large. £n mai » ans environs de Port-Jacksont le courant a fait faire à un talsseaù 40 milles au S. dans 24 heures; on lui a reconnu en mars une vitesse de 30 milles , et en juillet une semblable direction vers le S. Entre les Nouvclieê'Hébridcs et la •I<f<mv€lU-Calédonic , le capitaine Buller a observé un fort courant portant à 0.,etGook avemarqué que, sur lacMe N.-E. de cette dernière, les eaux s'avançaient dans le S.-E. , tandis qu'elles couraient à G. et au N.-O. sur la côte opposée.— A Textrémité N. de la N<mi>9llC'Calédonie, de violens courans portent sur les brisans qui se terminent à l'Ile Huf^n qu'ils entourent. Le capitaine Dumont-D'UrvillOi entratné par ces courans, faillit se perdre. — Sur 4a côte orientale de Tanna, l'une des nouvelles Hébrides^ le même navigateur rencontra des courans rapides qui portent auN.-N.-E. de l'Ile.— Dans les parages des flesfift', des couraos rapides et irréguliers trompent les calculs les plus exacts. —Sur la côte S. de Fanikcro, les courans portent souvent à l'O.^ Dans le détroit qui sépare nie Ckoi»9u,l de l'Ile Bougainoille, dans l'archipel Salûmon, les frégates de Bougainville coururent de grands dangers à cause des récifs et des courans irréguliers.— A la pointe N. de la Nouvelle-Zélande, D'Urville rencontra en juillet des courans contraires à ta route^vers le canal Saint-Georges, -^ A l'entrée de ce canal, les courans paraissent porter au S.— Sur la côte N.-E. de la Nouvelle- Guinée^ D'Urville rencontra en juillet depuis la baie Humboldt jusqu'à la pointe D'Urville, un courant qui lui faisait faire de 20 à 30 milles par jour k l'O; deux fols sa forée fut de 40 milles dans la journée et une fois de 60 milles. Ce même courant O. a été obaervé par le même navigateur de Doréï , au cap Goetfs- Hçop, — De forts courans perlent, sur les rescifs de la côte O. d'Uaian, l'une des CaroUnss.— Et un courant rapide dirigea l'O. a été observé en septembre, près de ces lies.

Partie de VOcéan Pacifique qui comprend la mer de Chine , la mer do CéHbee, le détroit de Macanar, etc.— Suivant Forest, an commencement de la mousson N.-E., les courans sont Incertains entre Giloio et CéUbee; mais cependant ils ont quelquefois beaucoup de rapidités Entre Célébee et Madura, pendant décembre, janvier el février, 1er venu souffldnt du N. à O: , les couraos se dirigent entre le S'. et l'E. , et près de Célébee , il portent à B. — Certains navigateurs pensent que parmi les Moluquee, pendant la durée de la mousson N.fE., un courant se dirige au S. , et qu'en décembre, sur cette direction, il fait 20 à 25 milles par jour. Entre Bornéo et les Hes voisines, les eaux se portent au N.-O.en octobre, novembre et décembre, et au S.-O. depuis janvier. En septembre, près de Bornéo, les eaux s'avancent dâna le 3* tTec asseï de rapidité ; mais près de la pointe laut, elles se dirigent dans le N., et plus loin au N.-E. — Entre if ornéo et Java, en décembre et janvier. Il 7 a, en beau canal, un courant assex vif qui s'avance à E» N.-E: Après avoir dépassé la pointe Laut, Il commence à se diriger au N.-E* ^ E. et au N.-E., comme dans le canal de Macasear, où sa dlree>» tion s'inclme pins à E. Près de la pointe laut, en avril, mai et juin, sa viteue au N. est.de 2 milles k Theure ; elle est la même près de la pointe S.-O. ée Bornéo ; et plus haut, dans le détroit, vers la partie N. de Bornéo , le courant porte vivement à O. A rentrée N. du détroit de Maeassar, les courans viennent du N. ; et entre Mindanao et le détroit, ils viennent du N.-O. En dedans de celui-ci, vis-à-vis d'une baie profonde, ils sont Incertains. En avril, mai et juin, dans ce canal »IU portent à £. ;

mais pendant qu'à l'entrée N., les eaux le dirigent an S., elles s'avancent au N . sur la mer de Célébee; et ce courant au N. a été observé, sur cette mer, pendant ces trois mois ; c'est dans rentrée N. que sa direction change. En août et septembre, et dans la partie la plus resserrée du canal, le courant a été observé ayant une direction au S. et' une grande rapidité. Au dessus de ce dé« troit et sur l'espace qui sépare son entrée N. de la mer de Célébee, des courans très rapides portent à O. en août et novembre. Lorsque les vents sont faibles, on a remarqué, près de Ceram et de Bornéo, que les courans généraux continuent à suivre leur direction pendant un mois, après J'époque du changement de chaque mousson. Près de ^atcro, on les a observés portant au S., en décembre , avee une vitesse de 20 à 25 milles par jour ; enfin, au N. de Bornéo, les courans, qui sont asseï forts, sem« blent avoir des rapports avec les marées, quoique leurs variations ne se succèdent pas périodiquement. —Au delà des Moluquee et dans l'E. de Gilolo, après avoir passé le détroit de Pitt, on a remarqué qu'aux époques des syiygies, le courant porte vive* ment au N. — A Tlle Timor, suivant des navigateurs on a éprouvé un fort courant dirigé au S., et oblique à la direction du vent régnant ; en mai, il a été observé de 18 à 2i milles par jour. Dampier pense que dans ces parages les courans portent entre le & el l'O. ; d'autres disent qulls sont très rapides, mats irréguiiers, et qu'aux syxygies surtout les eaux se portent vive» ment dans l'O.— Dans les canaux resserrés qui séparent les iiee de la Sonde, les courans sont très rapides. En général, ils sui* vent la direction des vents régnans ; cependant, en avril et no* vembre, ils leur sont. opposés. Leur plus grande vitesse est à l'époque des syxygies, elle est alors de S à S ^milles par heure. Pendant la mousson S.-O., ils sont plus forts que pendant celle de l'E., et, pour aller à Batavia , on passe plus aisément le détroit de la inonda , en mai , Juin , juillet et août , que pour en revenir en décembre , janvier et février. — Entre Bution et Java , le épurant fait 3 et 5 | milles par heure ; il porte O. et S.-O* pendant la mousson S.-E., et de l'E au N.-N.^E. pendant la mousson N.-O. Lorsque le vent est contraire à la marée, près de la pointe O. de Java, il y a une mer terrible que les vaisseaux doivent • éviter. A là côte O. de Java, les- courans viennent du N. O. en octobre et mars, et du S. -E. entre mars et octobre ; leur vitesse ne dépasse pas un \k\ de. mille par heure. Sur la côte méridionale de Java, pendant la mousson N. E., les courans portent rapidement dans l'E. Là et dans le détroit de la Sonde , de janvier en avril , et même de septembre en mal, les courans portent à l'E., et ils viennent de l'E. pendant lerreste de l'année. Les marées se combinent ici avec les courans généraux , et il fAut rémarquer qu'elles portent douxe heures dans un sens et douxe heures dans le^sens opposé ; cependant aux époques des quadratures, on voit souvent lea eaux courir du même côté pendant deux ou trois jours de suite. — De Savu et Timor à Java, on a trouvé en octobre que le courant portait au N.-O. à raison de 20 milles par jour. — Dans le détroit de BcUi, pendant la mousson S.-O., des courans violens à l'entrée entraînent les vaisseaux sur la côte de Java. —Pendant la mousson N.-E., il y a dans le détroit de Gcupar des courans dont la vitesse est de 1 } mille à 2 milles par heure. D'abord leur direction est au S.-S.-E., et ensuite au S. ; plus loin, dans le canal , des navigateurs leur attribuent une vitesse de 3 milles par heure au S.-E. — Au N. de l'Ile da Milieu, on a remarqué un fort courant portant au S. \ S.-O. Hors de ce détroit, et avant d'avoir dépassé la pointe S.-E. de j^anca^ les courans portent au S.-E. à raison d'un mille à l'heure ; et d'ailleurs ils se combinent avec les marées. Dans le détroit de Banea, en avril , les courans commencent à s'avancer plus ou moins rapidement au N., vers le détroit de Malacca et le long de la côte 0. du golfe de Siom, Dans ces détroits ^

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comme dans celui de la Sonde , les cauies des marées Influent beaucoup sur les courans généraux , et on a remarqué que ceux-ci , dans le détroit de la Sonde , sont plus forts que dans ^as autres détroits de Banca et de Malacea. Dans le premier, depuis la pointe de Bantam jusqu'à celle de Anger, les courans ne cessent de venir de l'Ë. pendant plusieurs jours avec une vitesse de 2 à 5 milles par heure , et cela arrive surtout en juin , juillet et août. Dans le détroit de Banca, les courans les plus forts ont lieu entre le milieu de novembre et la fin de janvier, et ils portent au S.; ils viennent des mers de Chine et s'avancent vers les lies de la Sonde, Au N- du détroit de Banea , les courans en décembre ont paru porter au S.-E. à raison d'un mille par heure; mais ordinairement Ils se dirigent à O. vers le détroit de Malacea, Des navigateurs ont remarqué aussi , ' k rentrée du détroit de Banca , des courans assez forts , portant , les uns à E.-N.-E. , d'autres à £. , et d'autres à E.-S.-E. Le capitaine Lafond.a observé qu*en général, en passant par les détroits, il est toujours plus difficile d'aller au S. qu'au N., parce que les coiirans venant du S., accompagnés de fortes brises du S., sont produits par la masse des eaux de TOcéan qui cherchent à se frayer un passage ; au lieu qu'en venant du N., la mer des archipels est tellement entrecoupée d'Iles que toutes ces .terres arrêtent les eaux qui, par le S., arrivent sans obstacles. — A l'appui de cette observation, on peut citer les courans rapides qui ont été reconnus entre les lies de la Sonde et la Nouvelle-Hollande , courans dont la direction est vers le N. — Sur la côte de Malacea , près de l'Ile Bintang, de forts courans ont été remarqués , ainsi que dans le détroit de Dryon. Depuis la pointe Bomania jusqu'à la pointe Aore , pendant la mousson N.-E., le courant porte avec force au S., et pendant celle S.-O., les eaux font au N.-E. \ N. 4 milles à l'heure. De Pedra Branca à la pointe Jore, elles courent au N. letau N. \ N.-E., avec une vitesse de 1 | mille à l'heure. En juin , juillet et août, elles se dirigent à £. avec rapidité entre Panjang et Uby. Par le travers de Pedra-Branca , il y a des marées prodigieuses dont le cours ordinaire est au S.-S.-O. et S.-O. — Entro la côte de Malacea et celle de Cochinchine , pendant la mousson ouest , ou d'avril en août , le courant porte à E.; mais pendant le reste de l'année il se dirige à O., et il est si violent que la iper parait devoir briser sur des rescIfs.^Sur l'espace où sont placés les lies Aore, Pi^ang, etc.. et celles des Anambcte, les courans sont très rapides pendant les mois qui correspondent aux changemens des moussons ; ils sont variables à la fin de septembre ou au commencement d'octobre , et ils portent souvent , .pendant plusieurs heures de suite , au S.-S.-O. et au S.-O. '4 S., à raison de 1 -^ mille à S milles par heure; ensuite ils cessent pour quelque temps , et reviennent de nouveau au S. et au S.-S.-O. comme précédenunènt. — En avril, et au changement de la mousson , les courans s'avancent avec vitesse au N., N.-N.-E. et N.-E à raison d'un mille et demi et quelquefois â milles par heure. Après l'établissement d'une mousson , ils deviennent réguliers. Pendant la mousson S.-O., depuis Pedra Branca Jusqu'à la pointe Aore, leur vitesse est telle qu'on l'a indiquée plus haut; et de cette dernière lie aux Anambae , elle est de 1 ^ mille au N. et au N. j N.*E. Il en est de même dans le N. de la pointe Timor; et de cette lie ou à ^ lieues de distance, le courant se porte au N. j N.-E. avec une vitesse de 1 mille par heure ; puis il cesse et il y a peu de courant jusqu'à Sapata et Condore, ainsi que sur toute la uier de Chifie, où on ne remarqua jamais de courans considérables, excepté aux époques des retours des moussons. — Suivant Dairyinplc, près des Anambas pendant la mousson N.-E., on rencontre un courant dirigé au S.-E^ui fait 2 milles à l'heure. — Forest a remarqué, entre Bornéo et Balambangan, un courant dirigé à l'O. ^ Entre la \mu\e Timor et la pointe Condore

les courans portant à TE. pendant la mousson S.-O. et au S.-E pendant la mousson N.-E.— Dans le N.-E. ^N., à 6 lieues de «Sopata, on a rencontré des clapotis considérables. — De septembre à octobre, il y aux environs de Sapata des courans assez forts dans des directions diverses et dont la force varie. Gook a trouvé, en janvier, qu'Us faisaient 42 milles par jour. •— De Sapata à Condore les eaux courent au S.-S.-O. et O.^.-O., faisant 1 i mille à l'heure. Et de même au S. et S.-S.-O.» entre la pointe Condore et la pointe Tïmor. — Dans le golfe de Siam, les courans, en avril, commencent à se porter au N. le long de la côte O. de la baie de Siam; mais lé long de la côte N.-E., leur vitesse vers le S.-E. est très rapide jnsque dans l'E. de la pointe Uby; là ils se recourbent vers le N.-E., élongent les côtes de Camboge, de Cochinchine et de Chine jusqu'en Septembre, époque où la mousson et les courans opposés se dirigent de la partie du N.-E. jusqu'en mars ou avril. En mai, Dampier, avec de gros vents S.-O., éprouva des courant contraires et violons; et plus lèvent était fort, plus les courans opposés augmentaient en vitesse.— On a dit plus haut que le cours des eaux, entre la côte de Co* chinchine et celle de Malacea, est vers TE. entre avril et août, et que le reste de l'année, elles se dirigent à O. en produisant de grands clapotis. Sur la côte de Camboge, les courans, malgré les changemens des moussons, ne cessent, dit-on, de porter fortement à E., et par conséquent dans les temps où les vents soufflent dans une direction contraire. A 6 lieues et au N.-O. de la rivière de Camboge, ils se dirigent à E., et très vivement en Juin juillet et août ; mais quand les moussons soufflent de Chine, vers la côte de Maïaeca, les eaux sVivancent rapidement de la pointe Cambir vers la pointe Condore en prolongeant la côte de Camboge, et les navigateurs pensent , en général , que constam* ment un courant qui vient de la grande mer de l'E., s'avance vers le continent en passant entre les PpraceU et 111e Haynan, — Depuis le cap AviareUa jusqu'à la pointe Cecir^da-Terra le courant fait , au S., 70 milles par jour, et , près de Cectr, il se dirige au S.-S.-E. et au S.-E. C'est, en général, près de la côte de Camboge que le courant qui vient de la mer de Chine a le plus de force. Les eaux qui refluent de plusieurs points de la côte de Camboge, ne pouvant surmonter ce courant oriental , forment un contre-courant qui se porte en partie vers le Tutikin. — Près des Paracels les courans sont d'une très grande rapidité. Par II mousson N.-E. Ils se dirigent souvent à 0. sur l'espace qui sépare ces écueils des Philippines; mais entre ce banc et la Cochinchine le courant porte au S. dans la partie qui est au N. du cap Avarella ; et dans celle qui est au S. de ce cap au S.-S.-E. et au Si-E. — A la côte de T^nléin, pendant la nmusson E., et . à la fin de décembre, ou au commencement de janvier, les courans font 30 à 60 milles au S. en 24 heures. Même après le mois d'octobre, ils s'avancent vers la pointe Cambir et ta pointe Con^ dore, ainsi que sur la côte de Camboge, Pendant la mousson O. les eaui sortent avec vitesse de ce golfe, et se dirigent à E. Le courajut oriental qui vient rencontrer la côte de l'Ile de Haynan se réfléchit dans le N.-E.; et, sur le parallèle du canal qui sépare cette lie du continent, les eaux se dirigent dans l'E., en faisant 15 milles par Jour. — A la côte de Chine les courans qui viennent de la partie du N.-E-, en octobre, novembre et décembre, sont ordinairement plus rapides que les courans contraires qui ont lieu en mai , Juin et juillet , Ils sont surtout très violens en dedans des lies et des bancs qui bordent cette côte. En général, leur direction , à une certaine distance des côtes et depuis le milieu de mai jusqu'à celui d'août , est vers le N.-E., suivant PhUo- Nauticus, et vers le S.-O., entre le milieu d'octobre et mars ou avril. Forest dit qu'au commencement de la mousson N.-E. les courans, au large, portent vivement au S., et qu'à la pointe N. de Bornéo ils se partagent en deux bras, dont l'un se dirige à O. et l'autre élonge la partie N.-E. de l'Ile. Le courant oriental ,

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qui est arrêté par la cMe de la Chin» se dirige aq N. \ N.-E. à peo de dUlanee de la cOte par Si» N. — Am PhUippines un courant qui vient de TOcéan Pacifique et de la partie du N.-E. traverse comme un torrent les canaux qui séparent ces Iles et de là il s^avance ters la Chine. — Sur la côte O. de Mindanao, • pendant la mousson N.-E., il n'y a pas de courant sensible, mais à la fin de la mousson O. un fort courant portant i O. se fait sentir entre cette lie et edle de Negros. iDans TE. de Mindanao j pendant cette même mousson S.-O., les courans sont incertains, mais très rapides ; quand la mer perd . ils font jusqu'à 4 milles à l'heure. Au S. de Mindanao, dans le canal qui communique avec la mer des Célèbes, un fort courant porte à O. Devant la iMle ZMsoppotittemenf un autre courant élonge la cAte et s'avance vers le S. ; un pareil courant a été observé en septembre entre Mindanao et les tles Pel$w. — Entre Formose et Plie Luçon il y a des ras de marée très violens. --- Par le travers des lies du Japon, Klng obser^'a m courant qui lui fit faire 5 mlllesà l'heure au N.-E. \ N., et près des côtes orientales il rencontra , le 1" novembre, à 18 lieues dans l'E. de la pointe Bktnehe, un courant qui faisait 3* milles à l'heure au N.-E. \ N.; étant plus près de terre, la vitesse du courant s'accrut à 15 milles par heure. En s'éiolgnant de terre le courant s'affaiblissait en taiclinant à TE.; à 60 lieues des côtes. Il porUit E.-N.-E. à raison de 5 milles à l'heure, puis il tournait vers le S.; à lâO lieues des côtes il courait au S.-E. à raison de 1 { mille par heure ; enfin, il revenait au N.-E. et sa vitesse s'anéantissait par degrés dans cette dernière direction.— Entre les tles Mariannes et les Philippines t les courans font, au S., 12 mOlea en 24 heures. Ansona éprouvé, en septembre et octobre, des courans, près de Tiniam^ qui porUient à 10., et qui, entre Tinian et la Chim, tournaient vers le N., et avaient une vitesse de 8 milles en S4 heures.

GOURANT , s. m. Ceat la partie d'une manœuvre OD d'un cordage qui, passant dans la caisse d'une poulie, roule et court sur le réa quelle renferme; c'est celle sur laquelle on agit.

COURANTE y s. f. On nomme manœuvres courantes toutes celles qui ne sont pas fixées par les deux bouts» qui passent dans des poulies et changent à volonté de direction et de tension*

GOURA YER » v. a. Donner un courai à la caréné d'un bAtiment, l'enduire de courai.

GOURBANT, ad). On nomme bois courbant, un bois de construction dont les fibres suivent une certaine courbure.

GOUREE, s. f. Pièce de bols, dont les branches forment un angle plus ou moins ouvert et qui servent à lier entre elles plusieurs parties de la charpente d'un bâtiment. Les baux sont réunis avec la muraille par des courbes, qui se nomment horizontales ou verticales, suivant leur position. Celle qui réunit en partie J'étrave à l'éperon est distinguée par le nom de courbe de capucine. Il 7 a des courber <le liaison^ qui lient ensemble les parties intérieures de la muraille d*un grand bâtiment, soit à l'avant, soit â l'arrière. Les bossoirs sont soutenus et Ués«u bord par des courbes. Les alonges d'écubiers et l'étrave sont aussi liés par des courbes^ nommées guirlandes. La courte d'élambot réunit

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l'étambot â rextrémité de la quille. Les taquets des bittes, les dauphins , les jottereaux, sont encore des courbes. L'arcasse a aussi plusieurs courbes; quelques courbes de bau sont remplacées par des courbes en fer. (^oy. construction.)

GpURËAU, s. m. Canal ; passage entre des basfonds, basses et rochers. — On donne le môme nom â une embarcation de pèche bordelaise.

GOURIR , V. n. et a. Un bâtiment court sur ta terre, au Nord, au Sud, vent largue, vent arrière. Il court sous lelles voiles ; il court une bordée, un bord^ â terre, au large, â bord opposé ou le même bord qu'un autre bâtiment. {Foy, aller et bord.) — Courir la grande bordée, c'est faire le quart par moitié d'équipage. — Courir sur son ancre, c'est être poussé par le vent ou le courant sur le câble, vers l'endroit où l'ancre est qiottillée. — Un câble court sur la bitte, lorsqu'il file ou est filé sans que le tour de bitte soit décapelé. — On fait courir une manœuvre dans ses poulies. — Un amarrage qui court est un amarrage qui glisse. — Enfin, courir les coutures, c'est presser les étoupes qui en ont besoin.

COURONNEMENT, s. n\. Partie supérieure de la poupe.

COURSE, >ff^. f. Être armé en course, aller en course, faire la course, se dit des corsaires qui sont autorisés â courir sur les bâtimens ennemis de l'état. Les bâtimens de guerre ne font pas la course, mais croisent, vont en croisière.

COURSIER , s. m. Canon de chasse de certains bâtimens du Levant.

COURSIVE , s. /*« Étroits passages pratiqués entre les soutes. — C'est aussi l'espace compris entre tes deux gaillards d'un bâtiment.

COURT , adj. On dit que le vent est court, lorsqu'il ne permet pas â un bâtiment d'atteindre à la bordée ou d'atteindre difficilement un but proposé.

COUSSIN , s. m. Planches de bois tendre de différentes formes, dont on revêt certaines parties d'un bâtiment, pour les préserver du frottement. Les coussins qu'on place sous les coins de mire des canons sont seuls en bois dur. — On donne aussi ce nom â une gar« niture, faite de vieux cordages qui, dans les bâtimens de commerce, se place sur le plat-bord pour garantir l'amure de la grande voile.

COUTEAU , s. m. On désigne quelquefois sous ce nom la partie fine et saillante du faux étambot, de même que l'angle plan qui termine le gouvernail et qui est opposé â cette partie du faux étambot.

COUTURE , a. f. Intervalle qui sépare deux bordages adjacens de la carène d'un navire. Par extension, on donne aussi le nom de couture â l'assemblage d'étoupes recouvert de brai, qui sert â remplir ced w-

vertures. — Les coatares des voiles soDt plates poar les voiles principales, et rondes pour les autres.

COUVERTE, s. (. Toiture d'un bàliment désarmé. . COUVRE-LUMIÈRE. Plaque de plomb, qu'on place sur la lumière d*un canon, dont la, batterie est démontée.

COUVRE-PLATINE. Plaque de plomb, dont on recouvre la batterie»platine d'un canon,

CRACHER , V. a. On dit qu'un bAtiroenfc crache ses éloupes, lorsque celles*ci sortent des coutures par suite de fatigue.

GRAIER» s. m. Bâtiment de la Baltique, qui diffère peu du chat,

CRAUPE, s. f. Crampon de fer.

CRAPAUD , s. m. Barre de fer plat, coudée, dont

Tune des branches est fixée sur le bout de la barre du gouvernail, et dont l'autre, plus petite» s'appuie sur la tamisaille. Le crapaud sert k maintenir la barre à une hauteur constante.

CRAVATE , s. f. Gros cordage que Tod passe par dessus les bas-mâts d'un bâtiment abattu en carène^ et que Ton capèle au dessus de la tète des aiguilles, pour soulager les francs funios de carène. -^Quand on mâle ou démâle un bâtiment avec des bigues , on nomme cravate un cordage qui, passant dans une poulie fixée â la tète des bigues^ sert â contenir la tète du mât qu on place ou déplace. — On donne aussi le nom de cravate â.un cordage qui sert â suspendre par le milieu de s« verge, â l'arrière d'un chaloupe, une ancre qu'on veut mouiller.

CRÈCHE, s. f. Établi sur lequel sont fixés, dans une corderie, tous les peignes qui servent â préparer le chanvre,

CREMAILLERE, s. /. A dents pratiqués dans deux pièces debois qu on veut réunir. (Foy* adbnt.)

CRÉAEAU , (. m. Tuyau ou conduit des bouteilles et de la poulaine.â la mer.

CREUX, a. m. Profondeur de la cale de la face supérieure de la carlingue â la partie inférieure du mai* tre-bau.

CRIQUE , s. f. Petit enfoncement de la mer entre les terres, où les bâtimens peu considérables peuvent mouiller â l'abri.

GROCi s. m. On emploie^ dans la marine, un grand nombre de crocs, qu'on distingue par les noms des pa^ lans auxquels ils appartiennent : tels que le croc du pa« lan d'étai, le croc du bredindin, etc. — Il y a aussi des crocs à trois branches, qui servent â draguer un câble sur le fond. — Des croci â oosse, qui portent une cosse au gros bout, ce qui en rend Tusage plus facile.— Des $roc^ âémérillon, qui tournent sur la branche parlaruelle ils sont suspendus.— Et dans les corderies, des croc^ â ourdir, qui dilfèrent des crocs ordinaires, et seN

vent â étendre dans leur longueur lei fils qu'on veut réunir pour en former un cordage.

CROCHER , V. a. Synonyme d'accrocher. Saisir â l'aide d'un croc, d'un grappin.

CROCHET, s. m. Outre sa signification ordinaire, ce mot désigne encore un excédant en bois, qu'on laisse au pied d'un mât de perroquet ou de cacatois, pour l'empêcher de s'échapper hors et au dessus des barres lorsqu'on le guindé.

CROISÉE, t* /. La croiUe d'une ancre, c'est retendue de ses pattes d'un bec â l'autre.^ La croisée d'un bâtiment, c^est la longueur de ses plus grandes vergues horizontales et de ses voiles.

CROISER, V. a. S'établir dans un parage déter« miné et le parcourir en tous sens, pour attendre des bâtimens qu'on veut protéger ou attaquer.

CROISETTE. s. f. Nom qu'on donne quelquefois W\ barres de perroquet.

CROISEUR , s. m. Bâtiment qui croise.

CROISIÈRE , s. f. Tenir la croisière, être en croisière, c'est croiser.

CROISSANT , s. m. On donne quelquefois ce nom â la xamhaïUe à cause de sa forme. ( Yoy. TAMisàiuB.) -^Les cToi$tan$ de sabord sont des tringles courbées, qu'on place au dessus de chaque sabord pour détourner les eaux qui coulent des parties supérieures. — Ce sont aussi des morceaux de bois dur taillés en croissant, qu'on place sur l'avant des affûts, la partie convexe appuyant sur ta muraille, afin de faciliter le pointage. — Le demi-cerc{e en bois d'orme, qui est cloué sur Far» rière du mât d'artimon pour servir d'appui .â la mâchoire du guy, se nomme également ^oîssonl.

CROISURE, s. f. Longueur des vergues on des voiles d'un bâtiment. {Voy. croisée.)

CROIX, s./*. Lorsque les deux câbles d'un bâtiment affourché viennent â se croiser , on dit qu'il y « une croix dans les câbles.— Les veiigues d'fm navire %oiiii encrotas lorsqu'étant en place elles, forment un angle droit avec leur mât respectif. — Dans les corderies on nomme croix une étoile à quatre rayons, qui sert â tenir sur chacun d'eux le bout des torons que l'on veut commettre, — Il y a aussi la croix de Sainte André

{Foy. BARATic)

CROUPIAT, s. m., et CROUPIERE, s. f. Cordage que l'on fait sortir par un des sabords de l'arrière d'un bâtiment mouillé , et qu'on attache par un bout an câble de l'ancre mouillée, afin qu'en lui' appliquant des forces convenables on puisse tenir le navire évité du même côté et de la même manière y de là vient l'expression de mottt//er en croupière. On nomme aussi croupières les deux bosses â aiguillettes le plus près de Tarrière des bittes tribord et bâbord.

CUEILLE» s, f. Dans une voile, c'est chaque laize

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