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CUL » I. nt. Le cul d'un vaisseau , c'est sa poupe : un bâtiment est sur le cul lorsqu*il est trop calé de l'arrière. Outre les bAtimens A cul carré » A cul rond et A cul pointu» il y en a dont la poupe se termine en enl de poule qui est formé par le prolongement sur l'arrière de plusieurs bordages » réunis par une traverse ordinairement Sculptée et ornée. — Les culs de lampe sont des ornemens qui terminent la sculpture des bouteilles par en bas, et dont Textrémité repose sur la première préceinte. — Le cul de porc est un nœud 'qui se fait au bout d'un cordage pour y former un bouton; il sert pour terminer tes bosses A bouton. Il y a des culs de pore doubles» composés de deux culs de porcs simples qui servent A réunir les deux parties séparées d*un cordage.— Le cul d'une varangue est sa partie entaillée qui est réunie A la quille. — Enfin on Homme atl de aucun enfoncement plus on moins grand de la mer dans les terreâ.
CULER, V. n. C'est aller en arrière : on met A culer en brassant les voiles sur les mâts.
CURE-MOLE, I. /*. Bateau ponté» sur lequel est établi un appareil propre A faire agir de vastes cuillers qui servent A nettoyer le fond de la mer dans un port.
CURETTE , f . f. Instrument qui sert A nettoyer le corps d'une pompe.
CUSEFORNE» s. W Bateau long » étroit» et non ponté que les Japonais emploient pour faire la pêche A la baleine.
CUTTER » s. m. {Foy. cérRË).
CYCLE LUNAIRE. Période de Id ans pendant laquelle les nouvelles lunes arrivent aux mêmes jours de l'année que pendant la période précédente [F, lIjnc).
DALE, a. f. Petit canal de bois qui sert de conduit ou qui recouvre un tuyau. — La tlale A feu est un conduit qui sert A porter le feu aux matières combustibles d'un brûlot.
DALOT. Sorte de canal pratiqué dans la muraille d'un bAliment au niveau des ponts pour faciliter l'écou* lemcnt des eaux. — L.e dalot à feu .est un tuyau » qui, dans un brûlot» correspond d'un bout A la date et de l'autre aux artifices.
DAM ELOPRE , s. /. Bateau hollandais A fond plat.
DAMES » a. /*• Chevilles en fer qu'on place dans deux Uoua garais de bandes de fer^ des devx cAtés du
davier^ d'une chaloupe de vaisseau pour empêcher les cordages sur lesquels on liale de s'écarter latéralement. — On nomme aussi dames les doubles tolets entre lesquels on engage un axiron employé sur une embarcation.
DAOS f s. /• Embarcation des îles Comores » du port de 60 tonneaux « non pontée» et portant un mAt avec une voile A antenne.
DARD » s. m. Baguette artifieiée munie de petits crochets et propre A être lancée avec un fusil dans les voiles d'un bAtiment pour Tinceodier. .
DARSE, a« /* Portioa de port sur la Méditerranée» seryAnt de baisûi.
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DAUPHINS, «. m. Pièces courbes en bois qui sont placées sur l'avant au dessous des écubiers, ordinairement au nombre de deux de chaque bord , et qui lient l*éperon au corps du vaisseau.
DAVIER , s. m. Rouleau en bois de galjic que l'on place sur Tavant ou l'arrière d'une chaloupe. Il roule sur un essieu de fer, placé enlre deux montans, et facilite le halage de certains cordages^ — On nomme aussi davier le rouleau et Tessieu cpmpris, qui, dans les cercles de bout-dehors, servent à sortir ou à rentrer les bout-dehors.
DE y s. m. Garniture en fonte qui recouvre les trous des réas , par où passent les essieux dans certaines poulies. — On nomme aussi dé une pièce de charpente quadrangulaire qu'on rapporte dans une grande pièce où il se trouve quelque défaut.
DÉBANQUER, v. a.,Quitter un banc. — Démonter les bancs d'une embarcation.
DÉBARCADÈRE, s. m. Endroit propre, sur le rivage, au débarquement des marchandises.
DEBARQUEMENT, s. m. RésulUt de l'action de débarquer. {Foy. ce mot.)
DÉBARQUER, v. a. C'est mettre dehors d'an bâtiment les personnes et les choses.
DÉBARQUER , v. n. Se dit d'i^n marin qui quitte son bâtiment.
DEBORDER, v. n., une embarcation » la pousser au large.
DÉBORDER, v. a., un bâtiment, c'est en enlever, en arracher les bordages. — ^Déborder une voile, c'est en larguer l'écoute. {Foy. Border.) — Déborder les'avirons, c'est les retirer de dessus les bords pour les rentrer.
DÉBOSSER , V. a. C'est déUcher les bosses des cordages qu'elles servent à retenir.
DÉBOUCLER, v. a., un port , c'est en dégager l'entrée. — Déboucler un prisonnier, c'est lui ôter ses fers.
DÉBOUQUEMENT, i. m. Canal formé par des îles.
DÉBOUQUER , i;. a. Sortir d'un débouquement et entrer dans une mer libre.
DE BOUT, adv. Ce mot sert & exprimer la position de Tavant d'un navire par rapport ^ des objets auxquels on le compare. Un vaisseau est de bout au courant, à la marée , à ta lame, etc., s'il présente directement son avant au courant, à la marée, à la lame , etc.; dans lo même sens, on dit: il aborde de bout au corps^il court de bout à terre , il a le vent de bout.
DÉBRIS, s. m. Pièce d'un bâtiment qu'on a dépecé ou qui a péri.
DÉGAPELfiR , V. a. C'est l'opposé de capeler, c'est enlever le capelage. {Foy. Capblbr.)
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DÉCAPER , V. n. Un vaisseau est décapé lorsqu'il est au large et en dehors des caps qui bornent l'ouverture d'un golfe.
DÉCARYER , v. a. C'est fortifier le point de jonction de deux pièces de bois , en les recouvrant par une troisième qui croisé leur écart.
DÉCHAUGE (en), adv. Un bâtiment est en dé^ charge pendant tout le temps qu'il faut pour le décharger.
DÉCHARGEMENT, s. m. Action de décharger un navire. {Foy. Décharger.)
DÉCHARGER , v. a. Un bâtiment , c'est lui ôter sa cargaison , le rendre lège. — Décharger est aussi synonyme de changer. (Foy^ ce mot.} ^
DÉCHIRAGE , $. m. RésulUt de l'action de dépecer un vieux bateau.
DÉCHOÏIER , V. a. C'^st remettre â flot une embarcation échouée.
DÉCLARATION , s. f. Acte par lequel on déclare, dans les bureaux de douane, la nature et la quantité des marchandises 4ont est chaîné un bâtiment qui arrive de la mer.
DÉCLINAISON DES ASTRES. DisUnce d*ttn astre â l'équateur céleste , mesurée sur le grand cercle qui passe par l'astre et par les pôles de la sphère. {Foy. AsTRonoMiB.)
La déclinaison du soleil , qui varie â chaque instant, et dont les marins font un grand usage, est indiquée chaque année ^ jour par jour, dans la Connaissance des temps ^ pour midi moyen du méridien de Paris; lorsqu'on a besoin de la connaître pour une autre heure, ou dans un autre lieu, il. devient donc nécessaire de teqir compte de la quantité dont elle a varié dans l'intervalle de temps écoulé entre l'instant donné et le midi de Paris qui le précède.
Supposons d'abord qu'on demande la déclinaison do soleil , â Paris , pour une autre heure que midi. On commencera par évaluer l'heure donnée au temps as«» tronomique , c'est-à-dire qu'on la comptera â partir du midi qui la précède , puis on prendra la différence des déclinaisons correspondantes â ce premier midi et au midi suivant , ou la variation en 24 heures , et on posera cette proportion : 24 heures sont à la différence des déclinaisons , comme [heure donnée est à un qua^ trième terme^ lequel, étant ajouté â la déclinaison correspbndante au premier midi, donnera la déclinaison demandée. Il est visible, d'ailleurs, qu'au lieu d'ajouter ce quatrième terme , il faudrait le retrancher si la déclinaison diminuait dans les 24 heures.
Soit , par exemple , â trouver la déclinaison du soleil pour le 26 janvier 1842 , â 8 heures du matin , â Paris. L'instant proposé étant le matin , le temps astronomique est le 25 â 30 heure! ; et comme la différence des
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deux décIiDaiBons correspondantes à midi 25 et à midi 26 , est 14' ô7^ 6 , il faut poser :
tfoù, réalisant le calcul , a; = 1(K 48". La déclinaison diminuant d'un midià Tautre, nous retrancherons ce résultat de la déclinaison pour le midi de 25 , savoir : 18© 5iy 24^, 5 A, et nous aurons : déclinaison du soleil^ à Partie le 2& janvier, à 20 heures, ou le 26 janvier à 8 lieures du matin = 18^ 48' 36^, 5 A.
Admettons maintenant qu'on demande la déclinaison du soleil pour une certaine heure dans un autre lieu que Paris. On sait que les heures comptées au môme instant, sous des nvéridiens différons , ne sont pa^ le» mêmes {Foy. AâTROivoMiE, 21). Ainsi la première opération consiste à trouver Theure de Paris au moment donné,' puis cette heure étant connue, la question se réduit à déterminer, comme nous venons de le faire , la déclinaison qui lui correspond. Ëtant, par exemple , par 110«ô4^ de longitude orientale du méridien de Paris, on demande la déclinaison du soleil pour le 24 avril 1842 à 6'20' du soir.
La longitude réduite en temps, à raison de i&^ par heure { Foy. lofigitiidb) , donne 7* 23"» 36', c est-àdire que lorsqu'on compte midi dans le Keu en question , il s'en faut encore de 7* 23- 36- qu'il ne soit midi à Paris, ou , en général , que , quelle que soit l'heure du lieu , celle de Paris au méma instant est pins petite de 7' 23" 36». Observant, pour rendre la soustraction possible , que le 24 avril à 6* 20- du soir est la même chose que le 23 avril à SO»' 20»; et, retranchant 7fc 23- 36- de 30^ 20-, nous verrons qu'à l'instant où l'on compte 24 avril 6^ 20-, il est à Paris 23 avril 22k 56- 24*. H ne s'agit donc plus que de trouver la déclinaison du soleil , à f aris, le 23 avril à 22^ 56- 24». Or, nous trouvons dans la Connaissance des Temps :
Wcl. 0 le S5 «iTil f 84S à midi. . . 12oî9'14",5 YariaiioD eo S4 hearei 19'S3'' 9
Ainsi posant la proportion :
et effectuant les calculs , nous obtiendrons x = ID^O^'jô. Ici la déclinaison augmente en 24 heures , il faut donc ajouter ce résultat, ce qui donne déflnitivement : décUnaison du soleil le 23 avrU à 22^ 66" 24* de Paris, ou U 24 avril à 6^ 20- du soir, par liO%A' de longC tude orientale = 12*»48« 14'^,8.
On suppose , dans ces calculs , que la déclinaison du soleil varie uniformément, ce qui n'est point exact; mais comme la plus grande erreur qui puisse en résulter est dans certains cas de 3^5 , ou peut les considérer comme donnant une approximation plus que suffisante