FRÉ
FRAICHIR, t\ n. Le vent fraîchit quand il vient â souffler avec plus de force.
FRAIS, adj. On dit, un petit, un bon', un grand frais, pour désigner les différons degrés de la force du vent. — Une brise fraîche est une brise d'une certaine force.
FRANC, ad). Le vent est franc, lorsqu'il ne varie ni en force, ni en direction, le bâtiment ayant ses voiles orientées obliquement.
FRANC-BORD, s. m. Bordage extérieur d'un bâtiment depuis la quille jusqu'à la première prôceiàte*
FRANC-TILLAC , s. m. Pont supérieur d'un navire marchand.
FRANC-FILIN ou FRANC-FUNIN, s. ««.Cordage bianc, en aussière de trois , quatre et cinq torons,, dont la circonférence varie de 108 à 244 millimètres.
FRANCHE, adj. La pompe est franche, lorsqu'elle ne trouve plus d'eau è aspirer dans la cale.
FRANCHIR, V. a. , une barre, un récif, un écueil, c*est passer par dessus.-^Le vent franchit^ lorsqu'étant au plus près il commencé â devenir favorable. — On franchit la pompe, quand il entre moins d'eau dans le bâtiment qu'elle n'en rejette.
FRANCISATION (acte de) , s. f. Acte qui conr stale qu'un bâtiment est français.
FRAPPER , V. a. Amarrer fortenàent et momentanément deux objets ensemble.
FRÉGATE , s. f. On distingue, sons ce nom, parmi les bàtimens de guerre , ceux qui ont une seule batterie recouverte et deux batteries , en y comprenant celle des gaillards, portant ensemble 40 bouches â feu et au dessus.
Les qualités principales d'une bonne frégate sont d'avoir une marche supérieure ainsi qu'une grande stabilité, d'être très facile â manœuvrer et de parfaitement gouverner. Les frégates de 44 canons, construites sur des plans plus ou moins anciens , ont acquis , sous les divers rapports que nous venons de mentionner , une grande réputation. Etant plus rases que les bàtimens â deux batteries couvertes, et présentant, par conséquent, moins de surface aux boulets de l'ennenii , en même temps qu'elles évoluaient plus rapidement , ces frégates étaient capables aussi de tenir tète aux petits vaisseaux portant un plus grand nombre do canons répartis en trois batteries (dont la plus basse, dans les gros temps, ne pouvait servir), et se manœuvrant avec plus de lenteur et de difficulté.
Mais aux avantages qu'avaient ces anciennes frégates, celles construites sur les plans nouveaux réunissent une grande supériorité de force d'échantillon , ainsi que d'arliUerie. Ce sont maintenant de véritables valsseaui â une seule batterie couverte, comme seraient des vaisseaux raa^t (e*est-â*dire dont on aurait enlsTt \i
282 tKà
pont supérieur ou les gaillards), aussi forts d'échantillon et beaucoup plus forts en artillerie que ne Tétaient les vaisseaux dé 60 et même de 60 canons , qu'on voyait encore en grand nombre, dans les armées navales, vers le milieu du siècle dernier.
L'artillerie des nouvelles frégates des trois rangs est réglée comme suit :
Frégate du !•» rang.
Batterie. . • . S8 canoos de 30 loDgs et 2 caDons-obusiers \
GaUlardf é . • 86 caronades de 30 et 4 eaDODs-obusien 4
de 30 , 30/
FVégate du 2« rang.
Batterie S8 canons de 30 courts 28^
6alUards« •■ IScaronades de 30 et 4 canons-obusieri [ 80
de 30 âî;
Frégate du 3« rang.
Batterie .... 22 canons de 30 courts et 4 canons-obusiers \
de30 2e[ 40
GaUlardi... l^oarooadesdeSQ 14;
Si Ton remarque que les anciennes frégates les plus fortes portent :
Batterie.... 28 canons de 18 28| ^
Gaillards. ... 16 canons de 12 ou 16 caronades de 24. . . 16 (
On voit quelle supériorité de force en artillerie la nouvelle frégate du 3* rang a sur l'ancienne frégate dd 44 , même avec un moindre nombre de bouches à feu.
Les nouvelles frégates ont encore sur les anciennes un avantage essentiel : c'est celui de pouvoir prendre des vivres pour dix mois et de l'eau pour quatre mois , ce qui les rend capables d'entreprendre de plus longues campagnes sans être forcés à de fréquentes relâches, et remplit 9 en temps de guerre surtout, une condition du plus haut intérêt.
Cependant quelques marins regrettent vivement la suppression des anciennes frégates de 44 canons; et» en efTet^ le souvenir des excellentes qualités qui les distinguaient se joint à la considération de leur tirant d'eau qui était un peu moindre que celui des nouvelles frégates de 3" rang , pour faire désirer d'en voir main* tenir, long-temps encore, un certain nombre dans la composition de la flotte.
La France a été amenée à forcer les dimensions de aes grands bâtimens de guerre par Texemple que lui donnaient les marines étrangères, et notamment celle des États-Unis d'Amérique. Les anciennes frégates de 18, comme les anciens vaisseaux de 74, qui nous restent, seront très bonnes encore à employer tant que durera la paix ; mais le jour où la France serait menacée d'une guerre, les nouvelles frégates pourraient, dans certains cas, acquérir une grande supériorité d'importance, non seulement sur les anciennes frégates et lur
FRI
les anciens vaisseaux , mais même sur les viiisseaux des nouveaux modèles.
Il est vraisemblable que Ton se trouvera rarement désormais dans la nécessité de mettre en mer des escadres composées presque uniquement de vaisseaux de ligne; or , dans cette hypothèse, des divisions des nouvelles frégates , et un certain nombre de ces nouvelles frégates, soit expédiées isolément contre les corsaires ou contre les convois dès bâtimens de commerce de l'ennemi , soit chargées d'escorter les convois de notre marine marchande, rendraient au pays les plus éminens services.
On est fondé à croire que si, dans la guerre maritime qui a eu lieu sous Tempire, la marine avait eu A sa tète un chef qui, véritablement A la hauteur des difficultés de la situation, eût su employer les immenses ressource! dont il pouvait disposer, en ordonnant, après en avoir mis la construction au concours, suivant un programme convenablement rédigé, Texécution de grandes frégates, au lieu d'envoyer nos Vaisseaux se faire prendre, malgré des prodiges de bravoure et d'intrépidité , soit un à un. Soit en escadres de force évidemment insuffisante, la plus grande partie des désastres de cette époque eût pu être évitée.
Mous nous réservons de développer dans un article tout spécial à la meilleure composiUpn de la flotte les considérations, d'un ordre élevé, d'après lesquelles les frégates de 44 canons, ainsi que les vaisseaux de 74» ont été abandonnés , et l'uniformité de calibre adoptée pour l'artillerie des nouveaux bâtimens de tout rang, les corvettes de guerre comprises. (Voy. VAissBâU.)
FRIÉGATER , v. a. C'était donner â un bâtiment la forme apparente d'une frégate ; on, disait d'un I Ati« nient, môme d'un vaisseau, qui avait l'air ras et alongé, ainsi que la finesse et la légèreté de construction d'une frégate , qu'il était frégate.
FAÉGATOX, f. m. Ancien bâtiment vénitien, n'ayant pas de mât de misaine et du port de 400 tonneaux.
FRET, s« m. Loyer d'un bâtiment, soit en totalité, soit au tonneau. — Payer le fret , c'est acquitter le prix du transport d'une marchandise.
FRÉTER, V. a. Louer un bâtiment â quelqu'un en entier , ou eu partie , au mois ou à l'année , etc. , pour transporter des marchandises.
FRÉTEUR, «. m. Celui qui frète un navire.
FRETTE , s. m. Cercle de fer placé en dessotfs de tenon d'un chouquet , où il est incrusté.
FRIMAG, s. m. (Voy. Embrun.)
FRIOU, s. m. Petit canal, terme du Levant.
FRISE , s. f. Planches sculptées qui servent d'ornement sur despièces de charpente extérieures. —Morceaux de laine avec lesquels les oaliets garoiâsent les