‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 234 sur 370 · LOU · texte numérisé non relu

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Soleil oa de l'étoile qui entre dans ropération, en sorte que, lors même que la montre à secondes dont on se seraU serti n'indiquerait pas exactement l'heure moyenne du lieu, il ne s'agirait que d'un calcul accessoire pour obtenir cette heure avec toute l'exactitude suffisante.

Nous ne signalerons ici que pour mémoire l'emploi de la déclinaison de l'aiguille aimantée (Vay. ce mot) , comme moyen de détermination des longitudes, malgré les travaux intéressans de Halley et des navigateurs modernes ; les méridiens magnétiques tracés sur les cartes ne peuvent offrir des indications asses précises et assez constantes.

LONGlTUl>£ d'un astrb. Foy. Astronomix, 15 et 18, la différence qui existe entre lea longiîudei ter* reitres et les longitudes célestes.

LONGRINEyS. f. Dans les assemblages de charpente en grillage, comme pour les cales de construction, etc., les longrines sont des pièces établies dans le' sens delà longueur et qui sont croisées & angles droits par d'autres pièces nommées traversins.

LONGUEUR , s. A La longueur absohte d'un bâtiment est sa plus grande longueur, prise, hors d'csuvre, du deliors de l'élrave au dehors de l'étambot. La longueur de la quille se mesure depuis le bas de l'angle du brion jusqu'au talon. La longueur de rablure en rablure est celle qu'on prend de la rablure de Tétrave à celle do l'étambot. La longueur de l'étrave à l'élambot est prise à la hauteur du fort de dedans en dedans, c'est elle qui fixe la longueur du bâtiment. — La longueur d'un câble, ou une encablure, est de 120 biasses.

LONGUE-VUE , s. f. Lunette dapproche.

LONG-PIC. Un bâtiment est â long-pic, lorsque, en virant sur une ancre mouillée, son avant arrive au dessus de Tancreet que son câble approche de la verticale.

XiOUGRE,s.in. (Voy. Bâtiment.)

LOUP, f. m. Instrument de fer qu'on emploie dans les ports â faire tourner snr lenr axe de longueur des mata et autres longues pièces de bois. — Pince un peu courbée qui sert â arracher les gros oloui. — Les charpentiers donnent le nom de loup à une pièce de bois qui a été travaillée sur un mauvais plan et qu'on est forcé de remplacer. •— On nomme loup de mer un homme qui, sans cesse â la mer, la considère comme son élément et reste étranger aux usages de la société.

LOUSSEÀu', LOUSSE T 8t LOSSEG, s. m. Petit réservoir où se rend Teau par un conduit pratiquéau dessoua des varangues d'une embarcation qui n'a pas de pompe.

IiOUVOYAGfi , s. m. Action de louvoyer.

LOUVOYER, V, n. C'est courir successivement sur l'une et l'autre ligne do plus près du vent, pour arriver â un lieu auquel le vent régnant ne peut porter directement. Le bâtiment vire plus ou moine souvent,

IiUN

suivant la longueur de ses bordées. Il louvoie â petits bords, s'il vire souvent de bord. — Tout bâtiment â trait carré, bien gréé, peut, par une belle mer, orienter à cinq pointes et demie ou 62°. Elles sont dirigées sur deux lignes, qui forment un angle de 122» â 124o. Un bâtiment oriente bien, en louvoyant sur moins de onze pointes ou airs de vent.

LOYER, V. a., un cordage, c'est le cueillir. (Voy. ce mot.)

LOXODROMIE. Ligne courbe, décrite par un vaisseau qui navigue sous un même rhum de vent. Cette courbe, nommée aussi ligne loxodromiqve, n'est pas un arc de grand cercle, mais bien une espèce de spirale â double courbure, dont on obtient l'éqnation en partant de la propriété générale qu'ont tous les airs de vent de couper tous' les méridiens sous le même angle. {Foy, KouTB.)

LUMIERE , s. f. {Foy. ANCcrLuÂRB.) Lumière de canon. (P^oy. Canon.)— ^Lumière de pompe. {F'oy.

POMPB.)

LUNE, s.f. La lune est une planète secoedaire qui accompagne constamment la terre en tournant autour d'elle, dans son meuvement autour du soleil, (^oy. Astronomie^ 60.)

On peut dire que, de tous les astres, la lune est celui dont les mouvenens intéressent le plus les navigateurs ;*iiar, outre leur liaison avec le mouvement des marées (Voy. ce mot), on leur doit la solution la plus exacte de l'important problème des longitudes (P^ay» ce mot.) ; mais ces mouvemens offrent de si grandes irrégularités, qu'il a fallu tous les progrès modernes de l'analyse mathématique, pour déterminer leurs lois. Sans entrer ici, dans des détails étrangers â notre sujet, noua allons compléter quelques unes des notions exposées dans notre article Astronoiiik, sous le rapport de leur application aux questions nautiques.

La lune décrit autour de la terre une eljipse un peu plus excentrique que l'orbite solaire, et, par conséquent» sa dislance delà terre varie â chaque instant, ce qui fait varier en même temps sa parallaxe horizontale et son diamètre apparent; car la parallaxe (Toy. ce mot) dépend uniquement de la distance, et le diamètre apparent est l'angle optique sous lequel nous apercevons le volume de Taslre, lequel angle est nécessairement plus grand ou plus petit, selon que l'astre est plus près ou plus loin de nous. Il existe ainsi un rapport invariable entre la parallaxe horizontale et le demi-diamètre, qui donne l'expression :

Demî-diaiiiètra appar. do la C ■■ 0,1725 X parallaxe horls.

Quand la lune est au périgée de son orbite ou à sa plus petite distance de la terre, son demi-diamèlro ap-

4iO LUlf

^arentfsl de iC 41'', 594; quand eU» est è Vaf^9|te, son dcmi-d>ainèlro apparent est de 14' 40'\ 9&6; et, enfin, ce demi-diamètre eat de 15' 43'% dM4 U distance moyenne. Il s'agit icida demi-diamMre apiAvent tel qu'il serait vu du eenlre de la terre* oe tel que, tu de la surface, il apparaîtrait à Thorizan ; mais, en a'4i^ Tant au dessus de Thorizon d'un lieu terrestre, k lime se rapproche senaiblemeiil de oe lieu, et alors 40Q demidiamètre apparent augmente , tandis que sa pareltoe diminue. Il est donc nécessaire de savoir calculer la parallaxe et le demi-diamètre apparent de la lune, pour une liameur donnée au dessus de Thoriaon t etr œs quantités, telles qu'on peut les déduire de la C«Mn«éfionce dei tempt» se rapportent exelusivemenl à Theri* son, ou sont, d'une part, la puraUmxe horixomkah, et de l'autre, le Uemi-'ftiamiiTe horUonial.

Ces calculs de réduction se présentent si fréquem* ment qu*on a troBvé très utile d^iconatruire fat table suivante, dont l'usage ne pcéaenta aucune diffioulté.

AUGMENTATION nv fteut-iMAUÈtax naaizoNTAL vm la ivnc.

1 HAUTKlim.

»nii-MAiiftn

B VOBIK

rfo"

mi 1

■Fïî"

i 5, ii4

IS

2, 62 S, if

11, 07 If, 47

Hé 11

Supposons la hauteur de la lune 24« et son demi-diamètre horizontal de IC 23", 51 ; dana la ligne de 24^ et dans la colonne 16' 30'' qui est celle qui se rapproche le plus du demi-diamètre donné, on trouve 7", 26^ pour raugmenUtion i il faudra donc ajouter 7% 26 à

iVWUi eu qui duiNieMi «8' MK'^ ITpMrle diamètre eerriié»

Se l'eu veut obérer avue ^ns é'emetitudt, eu vera que le denMiaiBètr^ donné est emapriu nuire tôt » et W 3Û", el que rnugmeutulîou tlwfehé^ lit conséquemmenl oomprtst eutie V\9i%i V 2i< Pur le calcul efdinakre des pat tiee properMonueMea^ e'uaMdire eu établiseant la prepoHieu i i« dî/jféreweu eauM* IMle aO'< des dem»-iitcuièlf€i étUk kaàle eHàh éH^ fénncê etUre ie pkt$ demi-dimmèire de la luMu #t te Uemi^iamiite àenni^ cw$tme ta àifftfeaee dit uny* ftienfalions esl à un quatrième ferme^ fu'al feméfa ajeufer à faugmenêatien eorreipondatM au pbti petit dtumiire de ta êaHei Noua aToue duuuM 1

so'' : 2S'%5t : : o'^ss ; x c=a o'';54

et par sulle, ruegmeutaHuD dènaudée eeC ll'^M-^<r^S4

Daus le cas eè la hauteur prepeeêe ne ie touuiUMtt pas dans les nombrei de la eotcMne Auuleiff , eu cuffUil i effeclne^ un autre ealeul dès ^Hieè ptoporHonMIIes. Mafe, dune oeUe table, emnmd dané toutes celle* dites à dekkh emrie, les ueuibres diffèrent si peu Ida uua des autres qu*èu peut ftilre Ktuterpdlallon à me^ i'uu* tant plus qu*ufte €fHm du quelques dlifèmee de ieeondes, tfesl d'#ueuiie importance dans lea ealeils MauMqde, sqUI, par exemple, M hiuteur M^ et le demidtamèlre horizontal 15' 44''? en prendru daut lee deux eetURues 16" di9" el W, 9"' entre lesquelles se tnuÉte compris le demf-diamètre donné W 4V; lee urnubrea correspeuduua aux deui Hauteurs 14* «t 17 ^ui ambras* »emî la hauteur donnée 2ê«.Ge'qui MuiNri qntltèbombree O'', 41; 6^, 83; rS «d? r% il ; duni le quart •^^ M de ta somme 27'% M aeru^ avee leule reuaeti* tude nécessaire, Fau^mentutieil deuumdéei

Peur ee qui conaerue le euleul du lu pnnlIUBt de Hauteur, ^oy. pAuaiuAn.

La iéTolutiou aynedique de k tauu ou celle qui i*||e le releur dea-phases ^m/é Aaruuuevm , M^ a'ullealBe dana une durée moyenne de 29> 12^ 44^ 2F, 27 ; saueles iuéKuKtéa dent ellu est affecléu, ellufuilraH pour fixer ha époques des uoufellee et pMuis luuae, aasautiiMes ècenuattre dani lee eakuh deeuuiréeai^muia loua lea procédés fondés surleamoufeaeue meyenedela lune, donnent des résulMad diOèteni de ta réuMd, que nous ue jngeeua pae uHle deuirer dans ta détail du ealaal dei épadea, deut tas pilotas se serrmeuljudtapeurabtenir Tàge de la lune et les temps de ses phèaati Cependant, cemnMil eal important du a«f air dMemdner avec une exueUtude auilsauto les époqueu luuuiM» nom alloua donner une tubta, qui puunu fuaapUr ue but, dans ta caeoù l'eu aeruil dépeurm de ta Gomutaeencs dea ump$. Eu Tetai ruaage :

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