‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 271 sur 370 · MOL · texte numérisé non relu

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mise dehors, mise en mer, e(c. {Voy. encore Mettre.)

HÎISTIQUE, s. m. (Foi/. Bâtiment.)

MITRAILLE , s. f. Réunion de biscalens ou de balles dans des boîtes de fer-blanc on en paquet. On en charge les canons et carpnades, quand on combat de près.

MODÈLE, s. m. Nom de tout patron, en rplief, d'un objet ou ouvrage d'art, qui reproduit très exactement, soit en grand, ou dans les mômes dimensions, soit en petit, ou selon ces dimensions réduites, lés formes à donner invariablement à cet objet ou à cet ouvrage. Les gabaris {Voy. ce mot) sont, en construction, les modèles des contours extérieurs des couples et autres pièces de la charpente d*un bâtiment.

Nous avons fait connaître {Voy. Marché) que des modèles et échantillons servent, dans les ports, à assurer les formes et la qualité des objets et marchandises livrés par les fournisseurs.

Les ateliers de fabrication dans les arsenaux ont et devraient avoir, en plus grand nombre, des modèles^ types, soit en bois, soit en fer, des divers objets qu'ils sont chargés dé confectionner. Ce serait l'un des moyens dont nous avons parlé (^ot^. Inspecteur général), d'arriver à n'avoir plus, pour chaque espèce d'ouvrages, au* tant^de systèmes différons que de ports.

On nomme atelier des modèles celui où Ton confectienne les modèles, ou représentations, en petit, des principaux bàtimens que l'on construit, des nonveatux appareils importans que Ton établit. La marine consacre, ciiaquc année, une somme de 20,000 fr. pour la confection de modèles de ce genre , que Ton réunit, à Paris, au musée naval du Louvre:

Un vaisseau ou autre bâtiment modèle est celui qui présente, dans son espèce, les résultats les plus heureux, soit en théorie, soit en application. C'est aussi celui dont le plan-type sert à la construction d'autres bàtimens du même rang.

MOLE, s. m. Ouvrage avancé dans la mer, construit à l'entrée d'un port, pour garantir les bàtimens qui s'y trouvent des vents les plus dangereux.

MOLETTE, ». f. Petit cylindre en buis, armé d'un crociiet sur lequel est accroché le bout du ù\ de caret que l'ouvrier commence. Une roue la fait tourner pour donner du tors au fil.

MOLLE , adj. Il y a molle mer, quand la mer reste stationnaire dans un lieu de marée, qu'elle soit pleine ou basse. Au Havre, la mer reste stationnaire, pendant près d'uiie heure, avant que de descendre.

MOLLIR, V. a., une manœuvr.e, c'esten diminuer la tenaion. — Mollir la barre, c'est, étant au plus près et ayant la Larre au vent, la rapprocher du centre.

Mollir, v. n. On dit que le vent mollit, lorsqu'il dimioue de force*

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MOiXDE, s. m. On indique souvent tout on partie de l'équipage d'un bâtiment par ce mot. On dil r en haut le monde, tout le monde, pour faire monter l'équipage sur les gaillards.

MONDRAIN , s. m. Monticule qu'on remarque d*OD bâtiment sur une côte.

MONTANT , s. m. On nomme généralement montant, en construction, les pièces de charpente, placées verticalement, qui servent â établir les grandes cloisons de la cale, celles des soutes, celles des divers eoi* ménagemens. Cependant les viontans de voûte (P^oy. Youte) et les montans de poulaine ( Voy. ce mot) ont des positions inclinées que déterminent, pour les premiers, la saillie du tableau du couronnement, et, pour les seconds, l'écartement des lisses supérieures de poulaine, ou grandes herpès, relativement aux plus petites.

Mais les montans de bittes sur lesquels on tourne les câbles {Voy. Bittes), les montans de cloche, les montons de lisses de dunette, de batayolles, etc., sont tous verticaux ; plusieurs dé ces derniers sont en fer et prennent le nom de chandeliers.

Montant de la mer. C'est la durée du temps pendant lequel la mer monte. (P^oy. Màrèe.)

MONTE , ÉE, pass. Un vaisseau est monté en boiê tors, lorsque tous ses couples, tant de levée que de rennplissage , sont élevés sur sa quille. Le système de l'étrave a été préalablenient monté, c'est-à-dire que Tétrave et la contre-étrave ont été établies sur le brion, 'puis accorées-, comme l'arcasse a été montée et assujettie sur le contre-étambot intérieur. .

Un vaisseau est monté de tant d'hommes d*équipage, pour dire que son équipage est composé de tant d'officiers mariniers, matelots, novices, etc. {Foy. Equipage.) •

MONTER, V. a. Monter un vaisseau en bois tors, c'est élonger sa quille sur les tins, établir le système dS l'étrave, celui de l'étambot, y compris l'arcasse, et mettre en place ses couples. — • Monter le gouvernail, c'est le placer, le présenter, contre l'étambot, et le faire porter sur ses gonds et rosettes, de manière qu'il soit prêt à servir {Voy. Gouvernail). Monter les pompes, c'est les installer dans Tarchi-pompe avec leurs accessoires. Monter les canons, c'est les mettre sur leurs affûts ; monter le cabestan, la roue du gouvernai), eic.^ c'est installer ces objets- à bord.

Monter , v, n. La mer monte, ce qui veut dire qu'il y a flot ; —.monter à bord, c'est y venir momentanément, et non s'embarquer. Monter sur le' pont, c'est sortir de l'intérieur du bâtiment ; monter dans les hunes, sur les vergues, etc., c'est s'y transporter, de dessus le pont, par les enfléchures des haubans, etc.

MoNTEft un vaisseau, c'est, pour un ofûcier général, y avoir arboré le paTiilon de «ongrade. ( Voy^ Paviuon .)

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MONTRE MARINE, $. /. Cet instrament, désigné aussi sous le nom de chronomètre, est ane grosse montre à secondes, d'une marche très régui ère qu'on renferme ordinairement dans une boîte {pi. XY,/ij. 42), où elle est suspendue comme les boussoles, c est-à-dire de manière à ne point être affectée par le mouvement du yaisseau*

Nous avons déjà dit quelques mots (Foy. Génie vàritimb) sur l'histoire des chronromètres, dont nous avons suffisamment expliqué l'usage pour la détermination des longitudes en mer [Voy. Longitupe) ; il nous reste à indiquer ici lesmoyens de les régler et de tenir compte des inexactitudes de leurs indications.

Un chronomètre parfait serait celui qui battrait 86,400 secondes, dans 24 heures moyennes, et qui, étant une fois réglé sur le méridien d'un lieu de départ; con* serverait exactement l'heure de ce lien quel que soit l'endroit du globe où il serait transporté, et quel que soit le temps écoulé pendant ce transport. Mais cette exactitude, toute mathématique, ne pouvant se rencontrer dans les ouvrages humains, l'observateur est réduit à étudier constamment la marche de la montre, afin de connaître les lois de ses variations, et de pouvoir ainsi conclure de l'heure qu'elle indique, l'heure réelle du méridien sur lequel elle a été primitivement réglée* Or, les causes qui font varier une montre marine sont ou constantes ou accidentelles, c'est-à-dire qu'elles dépendent du mécanisme même de Tinstrument ou des dérangemens que ce mécanisme peut éprouver par l'action de forces étrangères, telles que la chaleur, Téleetricité, les chocs, etc., etc. Ainsi, quelque régulière d'ailleurs que soit sa marche, une montre ne battra pas exactement 86,400 secondes dans 24 heures moyennes, de sorte qu'en admettant qu'un jour et dans un lieu déterminé elle indique midi à l'instant du midi moyen, le lendemain elle avancera ou retardera d'un certain intervalle sur cet instant, et comme cet intervalle, quelque petit qu'il soit, s'accumulera successivement d'un jour à l'autre, il finira toujours, nécessai-

rement, par produire une différence considérable entre l'heure indiquée et l'heure réelle.

Il ne suffit donc pas, pour régler un chronomètre, de faire coïncider, un Certain jour, son heure de midi avec le midi moyen d'un méridien particulier, il faut encore déterminer ce qu'on nomme sa variation diurne, ou plus simplement sa marche, c'est-à-dire la quantité dont là durée du jour moyen mesurée par son mouvement, diffère de la durée réelle de ce jour. Car, en admettant, par exemple, qu'un chronomètre mis à l'heure sur le méridien de Paris, le 1" juin, retardede 10 secondes par jour sur le temps moyen, soixante jours après il retardera de 10 minutes ou n'indiquera que 11^ 50°* à l'instant du midi moyen de Paris, de sorte que si Ton ne

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tenait pas compte de ce retard, les longitudes déduites des indications de l'instrument {Voy. Longitude) seraient entachées d'erreurs d'autant plus considérables qu'il se serait écoulé un plus grand intervalle de temps depuis le 1*' juin.

Le méridien de Palis étant choisi par les Français pour premier méridien (Voy. Astronomie, 19), c'est ordinairement sur le temps moyen de cette ville qu'on règle les montres marines; il faut donc, pour se servir de ces instrumens ou pour trouver par leur moyenl'heure comptée à Paris à un instant-quelconque, connaître d'une part le jour où le midi de la montre coïncidait exactement avec le midi de Paris, et, de l'autre,' SA variation diurne on sa marche ; car, à l'aide de cette dernière quantité, on obtient facilement, comme nous allons le faire voir, l'avance ou le retard de la montre à un instant quelconque.

Nommons a la variation diurne, en donnant à cette quantité le signe -f- lorsqu'elle exprime un retard, et ^ le signe — lorsqu'elle exprime une avance, a divisée par 24 sera la variation en une heure, ou variation horaire, et, pour abréger, nous ferons ^= t. Or, si un certain jour la montre indique 12^, ou plutôt O^^, à midi moyen de Paris, après un intervalle de m jours, elle indiquera 0^ + am ; et après un liombreh d'heures, à partir du midi moyen dudemier jour, elle marquera non seulement h heures de plus que 0^ -f- am, mais encore ih de plus, à cause de la variation arrivée pendant ce nombre fc d'heures. Ainsi, désignant parT l'heure marquée par la montre au moment où l'on compte à Paris h heures de temps moyen» nous avons l'équation :

TaC^+am + à-f^ià

d'où l'on tire :

à =sT ^am^ik

e](pression qui fait connaître l'heure h de Paris contem* poraine de l'heure T de la montre, et qu'on calcule, en négligeant d'abord la petite correction ih, puis on applique cette correction sur la valeur approchée trouvée pour h. Il faut (Server que les quantités aet i prennent le signe — , lorsque la montre retarde au lieu d'avancer.

Par exemple, le 25 juin, une montre marine réglée sur le méridien de Paris, le M mai, indique 6^ 25*° du soir ; on demande l'heure moyenne de Paris contemporaine, sachant que la variation diurne est de — 16»,4.

Du 15 mai au 25 juin, il s'est écoulé quarante-et-un jours, ainsi nous avons : -

m = 41, T = 6^45», a «a — 15s4 «l * « — -jj- — - 0',64

substituant ces valeurs dans la formule, il vient :

En 41 jours ▼ariaiion. . . — a» » -f 40 31% 4

Heure spprocWe ft = ô»» 35*" :\l', 4

Gl

Réduisant les minutes et seeondes en fetcttawi déct* maies d'heure, nous avons h =s ff'y 59^ d'eà : ,

ffti=j-.0% 64 X e,59 == — 4», 2

achevant le calcul :

QeKre approchée 6"^ 2^5» 31% 4

Correction -«-iAs= ^4, 2-

Heure moyenne de Pwn tf" 35"^ &4s e

Si» an lieu de connaître le jour où le midi de là montre correspond au niidi de Paris, on savait seulement' qu'un certain jour le chronomètre marquait H heures à midi moyen de ce jour, la formule deviendrait évidemment

Voyons , maintenant , comment on détermine léS' quantités H et a.

Nommons A Vavance absolue du chronomètre ou là quantité, dont l'heure qu'il indique sui'passe fheure moyenne contemporaine du lieu dés observations., A prendra le signe — , si au lieu d'une avance il s^agît d'un retard. Poilr déterminer A , on calculera par \€g procédés indiqués an mot Heure, et à t'aide d'mie' ôbdervation astronomique^ THeure moyenne k duihonlent ië l'observation contemporaine de l'heure h' marquée par le chronomètre au môme instant; la différence h^ — H sera la quantité A, à laquelle on donnera les signes -{- ou — , suivant que h sera plus petit ou plus grand que h'. Quelques jours après cette première observation^ on en fera une seconde de la mèine espèce, qui fera connaître une autre avance absoîué A', laquelle devrait être égale â A^ si la montre n'avait pas de variation diurne, lûaîs qui en différera en plus ou moins, et, par conséquent , A' — A sera la variatie» totali» pendant le temps t écoalé entre le» deux observations. Or, le mouvement de la montre étant supposé uniforme, la variation totale A' —A doit avoir, avec la variation diurne a, le mteie rapport que l'intervalle de temps t^ exprimé en heures » avec 24 heures, ou a donc la proportion :

d'où l'on tire :

fbrmule qui donne le valeur de a, aume^ttiide eelles de A', A et t.

Par exemple, étant dans le port de Brest, et voulant régler une montre marine avant le départ, on a trouvé que le 15 juin, à 8^ 34''' 52', temps moyen de Brest, le matin, la montre marquait 9*" KT 1S', et que, le 27 aui* vant à 9^54'" i&* du matin, elle marquait 10^ 35"" 53', on demande la variatioD'dttirne.

Nous avons :

HeoMde lanMiDtrele 15.. 9^ lÉP 4if

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