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Pour 10 eorveites i vapeur, de 320 à 220 chevâUx, 10
capitaines de corvette et 20 lieutenans.' A raison de ce surcroît de 7 capitaines de vaisseau, 7 capitaines de corvette, et '41 Lieutenans de vaisseau à employer, au minimum, et sans parler des enseignes qui manqueront infailliblement, la répartition serait en 1843:
GapUaloes de vaiueau employés, 85; non employis, 17; total, 100..
— de corvalte — 170 . •- ^ 30 — 200.
Llentenans devaiiteau — 409 — 1 -^ 500.
Ces chiffres établissent péremptoirement, comme on le Toit, que le nombre des lieutenans de vaisseau est de beaucoup aii dessous du nécessaire môme poiir Télat de I^iix.
Une autre cause, qui se jointe cette insufBsancè pour nef laisser aucun repos aux officiers qui naviguept, provient de ce qu'un certain nombre de lieutenans de vaisseau (près d'un 5^ de l'effectif réglementaire), attachés aux diverses branches du service à terre : majorité, direction des mouvemens du port, détails administratifs des équipages de ligne, etc., parviennent, en passant successivement d*un détail à un autre , à se perpétuer dans ces emplois (dont la possession leur procure d'ailleurs les appoinlemens d'activité), ét^ tout en s-affranchissant ainsi des fatigues de la navigation, ne concoja« rentpasmoinsà Tavançement, cequi n'est pas seulement injuste, mais peut avoir, de plus^v^des conséijiuences assez graves. Quelle garantie, eu eXfet; présente un officier, promu capitaine de coryette, qui 'reprend la mer; soit comme second à bord d*un vaisseau on d'une grande frégate, soit surtout comme commapdant un bâtiment,* après qu'il a passé,sans iqterruption, huit à dix ans à terre?
Concluons» en ce qui coqcerne le corps des officiers de vaisseau, que Tobjection banale que Tétat de guerre est une ekceplion» tandis que Tétat de paix dpit être seul considéré comme un état normal, n'a pas la moindre portée^ puisque le personnel de ces officiers est insuffisant même pour l'état de paix. Reconnaissons que l'on improvise moins facilement encore des officiers de. marine que des vaisseaux et dès bâtimens à vapeur ; que si toutn'est pas prôt,soii eu personnel, soit en matériel, pour le moment du besoin, on risque d'ôire gagné de vitesse par l'ennemi, et de voir ies sacrifiées d'argent les plus larges ne- phu sufûie pour réparer les fautes d'une inexcusable incurie : la cuuséqueâce se(aque la nécessité d'élargir les cadres de ces officiers, et notamment celui des lieutenans de vaisseau, mérite une se* rieuse attention.
D'autres améliorations seraient encore désirablea; nous en présenterons ailleurs .l'exposé. (Voy. Traitement.)
m. Personnel des travaux de t artillerie daas les ports et dans les fonderies ;
2 colonels, directeurs des parcs à Brest et à Toulon ;
3 lieutenans-colonels, directeurs à Rocbefort, Lo-
rient et Cherbourg ;
I chef de bataillon, directeur de Tusine de la Ville-
neuve, près Brest ; • 3 chefs de bataillon, sous-directeurs à Brest, Toulon et Rochefort; 3 chefs de bataillon, directeurs des* fonderies de Ruelle, Nevers et Saint-Gervais; Et 20 capitaines, dont 16 adjudans et sous-adjudansde pares, ou «inspecteurs d'armes dans les ports, et 4 acfjudans de fonderies ou inspecteurs de fat)rications ; tel est le sommaire de la com- ' position de ce personnel.
Si l'on y ajoute, pour l'inspection du matériel de la même arme, à Paris : 1 maréchal de camp, inspecteur général, 1 chef de bataillon et 2 capitaines ; puis, pt^ur les compagnies d'ouvriers dans les arsenaux, 9 capitaines, 11 lieutenans et sous-Keutenans , l'on voit que l'effectif total comprend :
1 maréchal dé camp ;
2 colonels ; .
3 lieutenans-colonels-; 8 chefs dé bataillon ;
31 capitaines;
II lieutenans et sous-Iietttenans(l). ,
En rappelant ce que nous avons dit {Yoy. MÀTÉaiBL}au sujet de l'çxactitude, de l'ordre et de la précision qui dominent tontes les fabrications de l'artillerie, nous de- Vous parler d'une mesure à prendre pour éviter de troubler la régularité de ce service dans les ports et surtout dans les fouderies.
L'extrême mobilité du personnel de l'arme qu'apporte le service, des colonie^ entraîne le grave inconvénient de faire changer souvent les dii^eeteurs des fonderies, ainsi que les officiers qui les secondent. Déjà l'on y a remédié pour la fonderie de Ruelle; mais on fait aussi des canons dans les fonderies de Nevers et Saint-Gervais, et le moyen de les avoir les meilleurs possible n*est pas assurément d'en confier ia fabrication à des officiers de passage, qui comiaissent à peine les fontes du pays dans lequel ils se trouvent , quand d'autres viennent à leur place recoïnmeneer les mêmes études et se livrer à de nouveaux tàlonnemens. Les résultats d'un pareil état do choses pourraient ^'ètre pas toujours heureux, uialgré les taleus et le zèle de la plu« part desi>fficiers d'artillerie de la marine (2).
(1) L'étal-major particulier de rartillerîe , afférent aux Irataux dans les colonies y est de deux chefs de bataillon , directeurs , et deux eapitaines.
(2) CofikM^TaXiùM Mur la marins si sur son budget, par M. le baron Tupinier , 1841. c
lY. Corpi royal du génie maritime^ — NousaTons, daBf un arli/sle très développé ( Voy, Génie m aritivb), établi les exigences auxquelles Tefléctif du personnel de ce corps, en ingénieurs et seus*ingénieurs, doit satisfaire, et nous avons posé, en nous réservant de l'examiner ultérieurement» la question de savoir si eet effec-i tif, porté par l'ordotinance du 3i août 1840 à 24 ingénieurs et 45 sous-ingénieurs/pouvait suffire.
La négative ne paraîtra pas douteuse si l'on se reporte aux détails que présentent, et Tarticle ci-dessus rappelé, et celui intitulé Fabrication. Il est évidentque 1m travaux des ateliers des ports, aux points de Tue de Téconomie des matières et de la meilleure confection des objets d'armement, ne sont pas et ne peû- Tentètre, dans l'état de choses actuel^ convenablement surveillés. Il Test également que, si les comptes du matérill sont considérés, à tort ou à raison, quant à leur exactitude, eomme de pures fictions, cette opinion est puisée dans la certitude quelles ingénieurs, qui de- Traient suivre assidûment les premiers élémens de ces comptes, ne s'en occupent point, et en abandonnent la rédaction aux préposés plus ou moins intelligens qui s*en trouvent chargés. C'est à peine, enfin, si les ingénieiirs peuvent disposer du temps indispensable pour laconduite des importans travaux de construction qui leur sont confiés, tant ils sont fréquemment distraits parles diverses FBoettea des matières et objets composant l'approvisionnement général , par les autres commissions dont ils font partie, les tribunaux maritimes dont ils sont membres éventuellement, etc.; et pourtant il faut qu'un certain nombre d'entre, eux soient embarqués, afin d'acquérir-, à la mer , cette expérience sans laquelle les plus habiles, en théorie, manquent des connaissanoes les plus nécessaires pour se ren^e compte des mouve* mens divers des vaisseaux sous voiles, des conditions ^elesbâtiraen&ont à remplir dans la navigation, des dangers auxquels ils sont exposés, et des meilleurs moyens de les en préserver.
L'établissement, dans chacun des ports militaires^ d'ateliers d'ajustage, pour la réparation des machines des bfttimens i vapeur, a constitué une nouvelle spé* ciâlité d'études et de travaux, à laquelle les ingénieurs doivent se livrer d'autant plus assidûment qu'ils ont moins d'ouvriers exercés dans les fabrications de cette catégorie, et que, par conséquent, une surveillance constante est plus nécessaire.
Au même point de vue, il y a nécessité absolue de se tenir au courant des progrès que la navigation par la Tapeur fait chez les autres nations maritimes, notâmment en Angleterre et aux Etats-Unis d'Amérique : d'où l'obligation d'envoyer des ingénieurs dans ces deux pays pour y étudier les perfectionnemens obtenus.
D'un autre c6té, l'inspection générale établie près du
ministère, à Paris, réduite à une seule individiulité, n'a aucune force ; elle devrait, comme nous l'avons dit {J^oy. Organisation), être constituée en une sorte de comité composé de l'inspecteur général, d'un directeur des constructions, de deux ingénieurs et d'un sous-ingénieur ; à ces derniers serait attribuée la mission îoiportante d'aller , dans les ateliers industriels français , suivre la confection des machines et des objets de grand outillage destinésaux arsenaux de la marine.
Enfin, l'extension donnée, avec toute raison, aux travaux des forges royales de la Chaussade et de rusine d'Indret exigerait qu'un directeur des constructîoBj, un ingénieur et deux ou -trois sous-ingénieurs fosseal attachés à chacun de ces ét^blissemens.
Toutes ces considérations établissent que Teffeetif actuel des orficiers du génie maritime est évidemmaol insuffisant pour lés travaux des divers ordres auxquels il faut pourvoir, puisque les seuls services hors des ports devraient employer plus de la moitié de cet effectif, pour être convenablement dirigés. L'augmentatioa paraîtrait devoir être, en résumé, de 3 directeurs, 6 ingénieurs et 4 sous-ingénieurs.
y. Penonnel des directions des travaux ktfdrauU' fues.-p-Ce personnel n'est point non plus en rapport avec l'importance du service dont il est chargé; Il ingénieurs et 8 élèves ne sauraient suffire pour surveiller de nombreux chantiers ou ateliers disséminés sur de vastes espaces, dans chacun dfs cinq ports militaires ; pour préparer, en même temps, les projets, plans et devis relatifs aux ouvrages à exécuter, pour rendre compte, enfin,desdépenses occasionnées par leurgestion.
Ajoutons que Tinspection générale du même service à Paris, dont l'exercice est, commo'celui de l'inspection générale du génie maritime,* restreint aune seule iodividnalité, est pareillement sans force, et qu'il serait nécessaire de l'appuyer dû concours de deux ingénieurs, au moins. Comme il faudrait un ingénieur de phis-daos cliaque port, l'augmentation convenable serait de 7 ingénieurs, dont 3 de première et 4 de deuxième elasse.
VL Commissariat de la marine. — Le personnel da commissariat se compose,- d'après l'ordonnance du 10 août 1841, de 9 commissaires généraux, M commtssai* res, 105 sousrcommissaires, 100 commis principaux^ 315 commis ordinaires. Cet effectif doit pourvoir aà service d'administration et de contrôle, dans les pprts militaires, y compris ceux de l'Algérie, dans les ports secondaires et les principaux ports du commerce, drns les quartiers et sous-quartiers de l'inscription maritime^ et enfin à bord de tous les bAtimens de la flotte armée; mais, en dehors de ce cadre, il y à une autre partie du même corps qui est affectée, Soit an service des oelo» nies^soit à celui de l'administration centrale, recevant, dans ces positions excentriques, des avanoemens dent
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il n'est pas tenu compte, lôrs des dénombremens périodiques. On remarque, déplus, relativement aux divers services, qu'une partie du commissariat administre, tihe autre partie contrôle, qu'unetroisiëme administre et contrôle à la fois, comme cela a lieu pour les ports Se- .condaires, les ports du commerce, les quartiers de Tinscrlption maritime et les bâtimens armés.
La condtitatibn même du corps aurait donc besoin d'être examinée à fond; et on serait certainement amené i organiser ce corps sur de douvélles bases, afin de séparer complètement Tadministration d'af^c te contrôle. En ce qui concerne cette dernière action, appliquée aux travaux des grands pofls, le personnel appelé à l'exercer est notoirement insuffisant, et devrait 6 tre augmenté;, surtout en sous-commissaires et en commis principaux, eu égard aux relations aussi immédiates que constantes qui ont lieu entre lesagens duconr trôle efles ofBciers des diverses directions.
Mais ce qui a plus de gravité, c'est rembarquement; sur un très grand nombre de bâtimens armés, avec le titre de commis d'administration, et pgurdès fonctions de beaucoup d'importance , de simples écrivains ne faisant point partie du conimissariat^ quoique, depuis quelque tempis, leur admission aUx emplois d'écrivain soit subordonnée à un examen. Que l'on augmente, si cela est nécessaire, tant le cadre des commis entretenu^, ' en établissant, au besoin, une troisième classe de ce grade, que le cadre des commis principaux; et puis^ qu'au lieu des destinations arbitraires dont il résulte fréquemmeut que c'est tantôt un commisde deuxième classe et tantôt un commis de preniiére classe,' qui se trouve sur des bâtimens du même rang, il soit réglé que l'armement de tout bâtiment commandé par Un capitaine de vaisseau comportera un commis principal et un commis de troisième classe ; tout bâtiment commandé par un capitaine de corvette, un commis de première cls^sse ; par un lieutenant de vaisseau, un commis de deuxième classe; et par un enseigne, un commis de troisième classe. Au surplus, aucun commis principal ne devrait être promu au grade de sous-commissaire avant d*avoir acquis un certain temps de navigation, soit dans son grade,8oitcommecoinmîs entretenu, tandis que, par la dernière ordonnance, les deux années d'embarquement ne sont exigées, pour le même grade de commis principal, que du tiers des commis de première classe qui est réservé au choix. Telles sont, à défaut des développemens q,ui ne peuvent prendre place ici, les observations capitales que nous devions présenter au sujet*du commissariat.
PERTpIS, s. m. Passage étroit entre deux terres.
PERTUISANNIER, ,. m. Homme chargé de la garde des forçats; garde chiourme.
PESER , V. a. On pèse sur un cordage , une balan*
PHA
cine, une cargue> en tirant ces cordages de haut en bas et en faisant concourir, dans cette action, la pesanteur du corps avec la force des bras.
PETIT-FOND , s. m. On donne le nom de petitfond à la partie inférieure dé la carène d'un bâtimeilt.
PEULE, s, m. Yidesous les bouts des futailles, arrimées dans les plans d'une cale.
PHA JOFjVÉE , s. /. Embarcation japonaise, avec une espèce de rouf au centre.
PHARE, s. m. C'est une tour, plus ou moins élevée, bâtie, ;soit sur une côte, soit en mersur un rooher, près d'un port ou d'une rade, et dont le sommet porte un fea OU' un fanal, qu'on allume pendant la nuit, pour guider les bdtîmens Venant du large vers i'attérage ; cepen» dant il y a aussi des phares ilottans. Le premier phare fut, d'après la tradition^ bâti par Ptolémée, roi d'Egypte, en 470, sur le haut d'une montagne de l'île Pharos, d'où le nom de phare, donné aur tourg construites dans le même but.
Les phares établis sur les côtes- sont, comme on le sait, d'une immense utilité pour le) navigateurs; c'est par leur seul secours qu'un bâtiment qui aborde les côtes pendant la nuit peut se reconnaître, savoir où il se trouve quand il s'approche de terre après une longue traversée,' et surtout après une tempête dont Tun des effets a été de tromper son estime; mais (Plusieurs coodiliotis ont, dès lé principe, été reconnues comme fort essentielles pour prévenir les erreurs que ces phares eux-mêmes pouvaient occasionner dans diverses circonstances.
Ainsi le feu d'un phare, aperçu d'une fort grande distance, pouvait se confondre avec une étoile; un fea quelconque, allumé sur la côte, pouvait être pris pour un phare,, et enfin la difficulté ou rimpossibiîilé même ' de distinguer un phare d'avec un autre, pouvait causer des méprises dont la perte du navire eût été la suite inévitable. De là, dans les temps modernes, les combinaisons savantes etingénieuses au moyen desquelles les feux des phares, des premier, deuxième et troisième ordres, ont reçu les plus heureux perfectiooneméns dont les principaux sont dus ^ un homme de génie, M. Fresnel. .
Déjà ces feux avaient été assujettis, au moyen d'une horloge, à des mouvemens réguliers qui, les faisant paraître et disparaître, alternativement, dans des temps connus, prévenaient toutes méprises. M. Fresnel, s'attachanl à accroître Vintensité de la lumière des pharts, a inventé les réflecteurs paraboliques et les lentilles à échelons, au moyen desquels on est parvenu à porter cette lumière à 60 kilomètres de distance, pour les phares dé premier ordre, à AO kilomètres pour ceux de deuxième ordre, et à 24>ilomètres pour ceux de Iwi-