‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 320 sur 370 · lrl · texte numérisé non relu

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Lorsqu'on demande de» râleurs plus précises, i) faut fadeurs que fournit la seconde table, où l'on IrouTe en

corriger la réfraction moyenne, donnée par la première face de chaque hauteur barométrique et ihermométri-

taWe, d'après les hauteurs du baromëlre et du thermo- que un nombre intitulé : fadeur. Supposons, par exem-

mètre au moment de l'observation. Cette correction pie, qu'au moment dune obserTatiun le baromètre

l'effectua eo mullipliant la réfractioD moyenite par les marque 0°, 749 et le thermomètre centigrade + 17*;

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en cherchant dana la aeconde table, on trouve à c/Vté de 0-, 749 le facteur 0,985, et devant + 17° le facteur, 0,974 ; c'est donc par ces deux facteurs, ou, ce qui est la môme chose, par leur produit 0» 959 qu'il faut multiplier la réfraction moyenne.

On abrège le calcul, en observant que le produit des deux facteurs dus A la pression et à la température, diffère toujours très peu de l'unité, et conséquemment qu'en le mettant sous la forme \ + x, x est un nombie très petit. Si l'on multiplie donc seulement par x la réfraction moyenne, le produit pris avec le signe de x, sera la correction qu'il faut ajouter ensuite à celte ré-* fraction. L'exemple suivant servira de type pour tous ces calculs.

On demande ia hauteur vraie'du bord zupérieur du soleil; la hauteur apparente dégagée des effets de la dépression, étant de 10* 33' 30"' ( Voy. Hauteur ), le baromètre marquant O'", 749 et te thermomitre + 17<^.

La table des réfractions moyennei donne pour

Réfraeiîon moyenne 5' S'^ 3 s 302**, 3

Baromètre 0",749 factear 0, 985

TLerm. -f l?"" fdcteor 0, 974

ProJuil 0, 959

Réfraction moyenne 501'', 3

Fadeur — 0, 041

Correction. •— 12", 4

Bëfraction corrigée, S89'^9 = 4' 49", 9

Hau'eur apparente • 10* 33' 30"

Réfriiclion , 4 49, 9

Bnutcur vraie 10" 28' 40^M •

En ne tenant pas compte de l'élat de Tatmosphére, la hauteur vraie demandée ne serait que de 10^^28' 27", 6 et Ton voit que les navigateurs peuvent sans inconvénient négliger, dans la plupart des cas, cette correction toujours beaucoup plus petite que les erreurs dont lès observations sont susceptibles*.

REFUITE , s. f. On nomme refuite Texcès de longueur d'un trou pratiqué avec la tarière dans une pièce de bois, sur la longueur de la cheville qui doit être placée dans ce irou.

REFUSER , V. n. Le vent refuse à un bâtiment courant au plus près, lorsque sa direction venant à changer, il cesse de pousser ce bâtiment dans la ligne qu'il suivait précédemment. — Un bâtiment refuse de virer, lorsqu'il manque de prendre vent devant, qu'il n obéit pas Aux puissances misea en action, ou ne rejoit

pas une assez grande vitesse de rotation pour parcourir sur lui-même l'arc déterminé par cette évolution.

RÈGLE, s. f. On distingue entre autres, dans la marine, les règles de marée, planches graduées, placées verticalement dans une forme ou bassin de construction, et qui' servent A marquer la hauteur de Teau. — Les règles des charpentiers constructeurs, lattes longues et pliantes â l'aide desquelles on détermine le cours d'une ligne courbe dont plusieurs points sont donnés. A cet effet, on marque sur une surface pkne les points donnés de la courbe cherchée ; on applique une règle pliante sur cette surface, par son épaisseur, et on la fait correspondre aux points donnés. La couibe que décrit la règle dans celte position, est celle de la ligne cherchée. C'est ainsi qu'on trace les contours des couples des lisses, etc., d'un bâtiment qu*on se propose de construire. (Voy» Tracé )

REGHÉER , V. a., un bâtiment, c'est réparer les dommages qui ont été faits â ses agrès par la tempête ou par l'ennemi.

RELACHE , s. f. Un bâtiment fait relâche, lorsqu'il interrompt le cours de sa navigation et s'arrête dans une baie, une rade, un port, pour des causes quelconques.

RELACHER, v. n. Faire relâche. (f'ojf. ce mot.)

RELÈVEMENT ^ s. m. Un relèvement est l'observation que Ion fait avec une boussole garnie de ses deux pînnules, pour voir â quel point reste un objet.— > Le relèvement du pont d'un bâtiment est la. quantité dont les extrémités de ce pont sont plus hautes que son milieu. (P^oy. Tonturb.)

RELEVER , V. a., un objet, c*est observer avec le compas le point où il se trouvedans le cercle de la rose. On relève deux objets, l'un par l'autre, quand ils paraissent sur la même ligne, quoique â des distances différentes. — On relève un objit par lé travers, pur le bossoir, etc., quanà, â la vue simple, on estime sa position. ^Relever une côte, c'est en dessiner Taspect, .telle qu'elle est aperçue de divers points. — Relever un bâtiment qui est échoué, c'est le remettre à Oot. — Relever une ancre, c'est la retirer du fond pour la porter dans un autre mouillage. — Relever le quart, le timonnier, les factionnaires, c'est les remplacer. — Se relever d'une côte, c'est parvenir â s'en éloigner, après avoir été entraîné vers elle, et menacé de s'y perdre ou d'y échouer.

REMONTER, v. a., un fleuve, c'est aller contre son courant, vers sa source, â l'aide du vent ou de la marée. — Remonter au vent, c'est louvoyer. — Remonter contre mousson, c'est naviguer dans le sens opposé à la direction de la mousson. — Remonter une côte, c'est, en la suivant, se diriger vers sa partie qui est le plus enfoncée dans les terres; on remonte la côte de

CovoDiand^l, en «liant deCeylao aaBengale. — Remonter le gourernail d'un bâtiment, c'est le remettre en place.

REMORQUE, s. f. Un bAtiment qui, dans sa course, entraine un autre bâtiment h Faide d'un gros cordage, est dit avoir celui-ci à la remorque, lui donner la re«roerque, le remorquer. Le bâtiment, ainsi entraîné, prend on reçoit la remorque. Le cordage qui réunît les deux bâtimens se nomme reiporque.

REMORQUER, v. a., un bâtiment, le traîner â la remorque. (Foy. ce mot.)

REMORQUEUR, s. m. Nom qu'on donne au bâtiment qui en trains un antre à la remorque.

REMOUILLER, v. a. C'est laisser retomber l'ancre peu après Mavoir levée.

REMOUS, s. «n. Sorte de sillon écumeux, que produit, derrière un bâtiment en marche, le choc du fluide sur lui-môme qui a été déplacé par la quille du bâtiment (F'oy, Houache].-— On nomme aussi remous, de pe^ts tourbillons qu'on remarque par un beau temps sur les rochers, des bancs, etc., où ils sont formés p|ir des coqrans.

REMPLIR, y. n. Une embarcation non pontée remplit, lorsque lei values pasaapt par dessus ses bords, la remplissent d'eau. Le poids additionnel de cette niasse d'eaif, teqd alors i la f^ire couler à fond.

REMPLISSAGE, s. m. Nom génâral de toutes les pièces de ^ia qui, dans un bâtiment, servit à teniplir un vide quelponqujB. Les couples de remplissage sont ceuf qu'on plape piéqe à pièce entre las couples de leyée d'pn bâtiment* (f^oy- Cquplie.)

REIVARD, s. m. Le renard de I4 timonerie est tin morceau de planche coppé en rond, ^ycc un petit man» che()9/.Xyi,/Î9t 6). Ony ûgure les 32 ^irs devenir et sur chaque air sont percés 8 petits trous, pour représenter les 8 demi-heures d'un quart de quatre heures. A chaque demi-heure, le timonier met une cheville sur Taire de ventauquel il a gouverné. Le renard, étant ainsi marqué de huit chevilleSy sert au timonier, à |a Qn du qu^rt, à écrire la ropte qpe le bâtiment a tenue. — On nomme aufsi renard, un (oft.çrochet, en fer, qui sert â traîner de4 pièces ^e bois qu'on veut déplacer, et une grande tenaille ^n f^r avec laquelle on saisit des pièces d'un mât d'assemblage, soit pour les porter d'un jieu à pn autre, sojt pour les élever au dessus des piècp^ avec lesquelles elles doivent être réunies.

RENCONTRE , s. f. Circonstance fortuite dans Ifquelle des esof^^res^ des divisions, ou seulement des bâtimens d'une même nation se trouvent réunis, 9^ rencontrent, soit à la mer, soit dans un port étranger. , Nous avons renvoyé à ce mot pour ce qui concernq principalement le^ dispositions réglementaires relatives aux pavillons de commandement ou de disljnclioq.

Tout officier commandant une esaadre» poe iliYisicm ou un bâtiment, qui rencontre, â la m^r* nn ofBcicar commandant une antre escadre,une autre diviaioo 00 lan autre bâtim^t, 6*étant fait repoqnaUr^, aer^nge, s'il a un grade inférieur, sous le pavillon dq ce même offi* cier et navigue sous ses ordres, aussi jong-temps qa*îl doit suivre la même roqie, comme ilprepd} ^v contraire, le commandement des deu^ esc<|dres^ d^a depx 4i^isiqna qu des deux bâtimens réunis, s'jj qi^t d'un grfid<) supérieur.

L'officier du grade le plus élevé ne peut toqtefoif détourner rentre commapd^nt ou capitaine 4^ aa roote, à moins qu'il n'ait reçu des in^ trqctjpns oq des ordref précis à ce sujet.

£n ca? da spmb|ab|e rf»nçontre d^ns {e^ pqrta ^t l^ rade^ de tout pays, rof6cifir<)'un gr^^e ipKrieDr ef| toujours t^HU de recevoir les ordreci da l'officier du grade le p|na élevé» en pç qpi coqçerne la police du port et dQ la radQ ; mm fc) commandant SHpérîpur qe peut empêcher Tinférieur de partir pour l'accomplissement de ses instructions ; celui-ci doit seulement prévenir le premier du jour et de l'heure de son départ.

Enfin, si deux escadres ou deux divisions, portant le même pavillon de commandement, ou le pavillon de distinction â^la même position, se rencontrent, soit i la mer, soit sur les rades, le commandant moins ancien doit changer la position de son pavillon, ou arborer la marque de distinction immédiatement inférieure, tant que les bâtimens naviguent, ou qu'ils demeurent mouillés ensem|)l^.

REXGONTRER, v. a., l'aulofTée ou l'arrivée d un bâtiment, c'est arrêter, par le moyen du gouvernail, le cours d'une rotation horizontale commencée, et qui parait devoir se prolonger trop loin, 6oi( ^u côté du vent, soit de fautre côté. Cet^e manœuvre est commandée par le mot : rencontre !

RENDRE,!;, a. Une manœuvre courante est rendue, lorsqu'elle e^t à son point, qu'elle est â toucher; alors op cesse d'agir dessus et on l'amarre.

RENFORT» <• m. Le renfort d'une voile est up^ baqde de toile couane fiqr différentes parties de sa surface pour !a fortifiai^. — Le renfortdun mât, d'une ver* gue, est un excédant en bois qu'on laisse dans les piècef qui le^ composent. — Le renfort ou placage d'un bâtiment» e9t une garpiture en chêne qu'on oleqe sur lef joqes, pour garantir les bordages de l'atteinte def ancres.

RENTR1SE , s. f. f.a rentrée d'un couple est la différence qui existe entre sa plus grande demi-largeur et celle qui correspond â l'extrémité de ses branche^. La, rentrée d'up vaisseau n'est autre qpe cellp de ses couples ; c*^st la quantité dont son plat-l^ord rentre en dedf ps, d^ppi? le s^uil|et de saborc} de sa batterie }>asfe.

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Vlh bàlimeDl est dît avoir pea ou beaucoup de l-entrée. — luB. rentrée des vaisseaux fut inventée pàrun constructeur anglais, pour augmenter les difficultés de l'abordage. L'exemple fut suivi en France ; depuis quelque temps, cependant^ ob l'a abandonnée. {Vog. Vajsseau.) XlElVYEftSËR , t;. a. L'ordre d'une armée navale en ligne de bataille est renversé^ lorsque toute la ligne Tirant de bord, le vaisseau qui était à la qifeue se trouve à la tète de la nouvelle ligne formée par les kn^mes bâtimens, — Un compas renversé est une petite boussole duspendue dans une chaihbre, et dont le fond de là boîte se trouve en haut au lieu d*ètré en bas, comme celui dû compas de route. Le pivot deTalghille repose &ur la glace.

RÉPÉtER y V. a. En ârtnée ou en escadre, on répète les signaux de l'amiral ; différëtls bÀtimens, de distance en distance, les font de nouveau, afin qu'ils soient bien reconnus.

llÉPÉTiTEtJR , s. m. Titre qu'on donne au biliment qui, darts une armée ou escadre, eàï chargé de répéter les signaux de l'amiral.

RÉPONDRE , V. a. Un bâtiment répond aux signaul qu'on lui adresse, par d'autres signaux de convention, qui indiquent qu'il les a aperçus. — Le timonier répond qu'il a compris les commàndemens de l'officier de quart, en répétant ces mômes cdmmandë- Diëns.

REPOUSSOIR , s. m. Sorte de bhetille en fer qui sert aux bharpentierspour repousser les chevilles et les clous des trous où ils oni été introduits.

REPREIVBRE, V, a. Reprendre linë manœuvre, c'est la raccourcir lorsqu'elle à trop alohgé. Ainsi, on reprend les étais et les haubans lorsqu'ils ont alougé par suite de leur tension, en refaisant leur amarrage, de telle sorte qu'ils soient dans leur prehiier état. — Reprendre la tourne vite, c^est lever ses tours du bas en haut de la fusée d'un cabestan, lorsqu'ils tendent A Se Croiser par de nouvelles révolution^ qui se succéderaient. — Reprendre un palan, c*est augmenter la distance entre les poulies supérieures et inférieures 4tii le composent. — On reprend le large; — oh reprend un bitiment capturé par l'ennemi.

REPRISE, s. /. Action de reprendre. (,Foy. ce mot.)

RÉSERVOIR, s. m. Petitbassin qu'on établit sur l'avant de Tarchi-pompe et qui sert à contenir l'eau pour la consommation journalière.

RESSAC, s. m. Retour de la lame du côté du large, lorsquelle a frappé contre des rochers. — On donne aussi ce nom aux petits bfttimens qui accompagnent les lerre-neuviers au banc, et les aident à faire la pèche. Quand celle-ci est finie, ils ramènent au port de départ leâ excédans de? équipages et quelque partie de péché.

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tandis que les grands bâtimens Vont tëhdl^é kU ItfiH leurs cargaisons.

RESTER; v.n. Un bâtiment, dUrift sa iharbhe^ thangeant continuellement de position, relativement aux objets qui sont sur son hoirizori ; Oti a exprimé ces relations fugitives, en disant qu'un objet aperçu de ce bâtiment sur la direction àe tel air de vent, do N. par exemple, lui reste au N. Ainsi un robher, an port, une baie, un bâtinlent* restebt à l'O. ou 1 l'E., awehtoîi sous le vent. — Rester de l'arrière, c'est marcher itioids vite que d'autres bâtimens qui précèdent. — Rester à l'ancre, c'est ne pas quitter l'endroit Où on est retenu par ses ancres.

RETARDEMENT , s. m\ RetAhl bceasionné datia le déchargement d'un bâtiment de commercé. La ici accorde une indeihuité au capitaihe rië naVirt» pour ehâ^ que jour de retardement en plus des délais fixés, lorsque ce retardement provient des propriétaires dés marchandises.

RETENtJE , s. f. Cest, en général, un cordage ou Un palan qui est employé i reteniiP un objet qui pourl'ait se renverser. — On distingué la retenue pour caréné, gros cordage qui, lorsqu'un bâtlihént est abattu en carène, sert â eib pécher que l'inclinaison ne devienne dangereuse, et les retenues formées égaletahent par de gros cordages, qui modèrent le mouvement d'un bâtiment, lorsque, lancé â la mer, il jglisae sur son plan incliné.

RETOUR , s. rit. Un cordage étant tendu, s'il passe t>ar une pouHe qui change ïa direction^ on iiOmme cette poulie, poulie de retour, et toute la partie de ce cordage qui â passé dans la poulie et pris une nouvelle direction, retour du cordage. — Un Courant des eaux de la mer, étant arrêté par un obstacle quelconque, ses eaux reviennent sur elles-knôtnes et forment ce qu'on appelle un retour de courant ou Éddy ; il en est dé même de ce qu'on entend par retour de marée. — On nomme vivres de iretour, celles qUi restent dans ûh bâtiment â la fin d'un yoyage. — Les retours des bâtimens marchands consistent daniB les cargaisons qu'ils prennent aux lieux où ils ont été expédiés.

RETRANCHER, v,â., uki hbmme t bord d'un bâtiment, c'est le priver d^une partie de sa ration pour le punir de quelque faute. On le retranche de vin ou d'eau-de-vie, mais jamais de sa ration sèche.

REYERBIE, s. f. Rapport de la mer après les mortes eaux. Se dit principalement de grandes marées des équinoxes. Attendre la reVerdie, c'est attendre le moment où la mer rapportera.

REVERS , s. m. Dans un couple d*un bâtiment qui a de la rentrée, la partie ou l'alonge ^i Ressort eu dehors, ou dont la courbure est platée de manière qu'elle présenté â Tintérieur du couple sa cbuTexité» tandis

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