BAL
BAISSER , V. n. Devenir plus bas. {Yoy. baisse.) — On dit aussi que le vent baisse quand 11 varie de l'amont à l'aval.
BAISSER, V, a., les voiles, son pavillon, etc. {f^oy. amener.)
BALAI DU CIEL. On donne familièrement ce nom, dans notre hémisphère , aux vents frais du N.-O. qui, succédant à ceux du S. S.-O., chassent les tiuages et nettoient le cieL
BALANCÉ , part. Un bâtiment qui est disposé de telle sorte que l'effort du vent sur les voiles de l'avant fasse parfaitement équilibre avec ce même effort sur les voiles de l'arrière , et qu'il puisse ainsi naviguer toutes voiles dehors sans faire beaucoup agir le gouver* nail , est un bâtiment bien balancé.
BALANCELLE, s. f. Embarcation pointue dés deux bouts et quelquefois à poupe carrée, gréée d'un mât à antenne et montant plusieurs avirons. Les Espagnols et les Italiens s'en servent pour le cabotage et la pèche.
BALANCEMENT. Action de balancer. {F. ce mot.)
BALANCER , v. a. Mettre de l'égalité dans les formes ou de l'équilibre entre les^ puissances. — On balance les couples d'un bâtiment à mesure qu'on les élève sur la quille, c'est-â-dire qu'on s*asfiure que les deux branches égales de chaque couple particulier s'écartent également de faces latérales de la quille , et que la direction de cette même quille est perpendiculaire au plan commun de ces deux branches. — Dans le chargement des vaisseaux on balance les poids.— On balance aussi les efforts des voiles de l'avant et de l'arrière en établissant l'équilibre entre ces puissances de manière â faciliter l'action du gouvernail.
BALANCIER, s. m. Cercles en cuivre 'qui servent â suspendre les boussoles ou les compas déroute. Ils sont au nombre de deux, et placés horizontalement dans une boîte carrée en bois. Le plus grand ouraniieau extérieur balance au tangage du bâtiment sur deux points opposés établis parallèlement â la largeur du vaisseau ; le second, dans lequel est emboîté le compas» balance au roulis sur deux petits supports fixés parallèlement â la qaille du vaisseau et diamétralement opposés à angle droit aux deux points sur lesquels roule le grand cercle. Une boussole étant placée au centre commun de ces anneaux peut constamment garder une situation horizontale malgré les mouvemens d'oscillation d'un bâtiment* Les lampes ou verrines et les baromètres marins sont également suspendus contre le roulis et le tangage avec des cercles semblables, et dont le diamètre est proportionné au volume de ces objets. — On nomme encore balancier une longue pièce de bois qu'on met en travers des pirogues étroites pour les empêcher de chavirer.
110 BâL
BAL ANGINE , s- /. Cordage fix« à l'eKlréoiité des vergues et qui sert à leur donner une position horizontale ou inclinée suivant les circonstances. Ces manœuvres s*ôleudent du bout de chaque vergue au chouquet du mAt correspondant. Quand les balancines sont (ornaées par un cordage simple on les nomn^e balancinet simple^ ; si elles le sont par un cordage qu on fait passer dans Mue poulie placée au bout de la vergue on les nomme balancines doubles. Les vergues carrées ont nécessairement deux balancines; quant aux vergues telles que le gui, la corne, la pie, elles n'en ont qu'une seule. Les arcs-boutans ferrés sur lesquels s*amurent les bonnettes basses ont aussi une balancine qui prend du boi|t extérieur, passe dans une poulie au chouquet du bas mAt et de là descend sqr le pont. Il y a encore des balancipes supplémeolaires, ce sont de simples cordages attachés au bout des vergues, qui sont destinés à remplacer les balancines si celles-ci viennent à se rompre ou A être coupées. Les balancines sont distinguées entre elles par les noms de leurs vergues respectives.
BALANT,!. mv C'est la partie lAche et pendante 4'ua cordage qui obéit au mouvement d'oscillation du Làtiment^ On arrête ces balaocemens en abraquaut le balant» c'ç^t-à-dire en raidissant le cordage.
BAL AON » s. m. Espèce de goélette en usage dans TAmérique du Nord et dans les Antilles. Il y a des balaons d*un tirant deau de 3'" 90 à 4°" 22 , qui ont jusqu À 25"" 99 et 29"" 24 de longueur.
BALEINIER, s. m. Nom d'un bâtiment équipé pour la pèche de la baleine. Les navires qui font cette pêche ont cinq ou six embarcations appelées baleinières, longues , étroites et légères , ayant les deux (>ouls semblables, et construites eir sapin. Ils se mupissent de trois funins mis bout A bout, de 120 brasses chacun, liés par une bonne épissure à une harpoire faite de fin brin de clianvre , et plus mince que les funins. A la harpoire tient le harpon de fer dont le bout est triangulaire et de la figure d'une flèche. Le harpon , qui a un mètre de long, forme avec un manche de bois de deux mètres un angle droit quand la baleine a été percée ; ainsi d'aucune manière il ne peut sortir du corps de Fanimal.
Les vigies ayant signalé la baleine, une des embarcations se met A sa poursuite ; elle file les funins et se laisse remorquer par Tanimal qui fuit et plonge dès qu'il a été harponné. Ordinairement il revient sur Teau ; alors on s'en approche et on lAche de le tuer A coups de lance ou de dard , avec la précaution d^éviter sa queue et ses nageoires. Les autres embarcations suivent celle qqi tient le bout des funins pour la remorquer. Le bAtiment fait voile» afin de pouvoir saisir aussitôt la baleine avec des chaînes le long du bord.
Les premiers baleiniers sont ptrtif 4u cap BretOD«
Les Biscayens voyant paraître, tous les ans vers Thiver, des baleines sur leurs côtes, voulurent tenter la découverte de leur retraite, et firent voile vers les mers
de l'Amérique. On prétend qu'ils reconnurent les premiers les îles de Terr^Neuve et le Canada , environ cent ans avant les voyages de Christophe Colomb. D'autres croient que le premier baleinier ne partit dçs côtes de la Biscaye que Tan 1504 , après la découverte de TAmèrique. Quoi (ju'il ^n soit, les Basques ont enhardi les peuples maritimes de l'Europe A la pèche de la baleine, et principalement les^HoIlandais qui ont plus de trois cents baleiniers, et trois A quatre mille matelots occupés A cette partie importante de leur industrie commerciale.
Les baleiniers des Basques faisaient voile , dans le commencement, vers la mer Glaciale et le long des côtes du Groenland , où les baleines , qu'on appelle de grande baie , sont plus grosses et plus grasses que dans les autres parages. Plus tard ils allèrent en pleine mer vers l'île de Finlande et dans le détroit de Davis.
Les anciens n'ont jamais eu des bAlimens équipés pour la pèche de la baleine. Cette entreprise était regardée comme si fort au-dessus des forces humaines que Job , voulant faire sentir la faiblesse des hommes , s'écriait : c Homme , enléveras-tu la baleine avec l'hameçon , lui passeras-lu un anneau dans le nez , et lui perceras-tu la mAchoire avec le fer? Tes amis la couperont-ils par pièces, et les négocians la trafiquerontils par morceaux f »
BALEINIÈRE , s. f Embarcation dont se seryent les navires baleiniers pour harponner et suivre la baleine. C'est un canot long, étroit et très léger, construit en sapin, et dont les deux extrémités sont semblables.
BALESTON , s. m. Perche qui sert, sur certains petits bAtimens, A étendre yne voile carrée et A l'élever A une certaine hauteur. Elle traverse la voile diagonalement, son gros bout s'appuyant au pied du mAt et le petit entrant dans unepatte épissée sur le point supérieur de la ralingue.
BALISE , s, f. Marque hors de l'eau, visible A de grandes distances^ pour indrquer aux navires une passe, un chenal ou un danger A éviter. On établit des balises avec des barres de fer, fixées perpendiculairement sur le bord 4es passes, et pour les rendre apparentes, on place A l'extrémité supérieure un baril ou tout autre objet. — Les calfata donnent le nom de balises aux marques particulières, qui leur servent A indiquer sur un bAtiment les endroits où le calfatage est discontinué momentanément.
BALISER , V. a. Baliser une passe, un chenal, y placer des balises.. (^^'V* ^^ mot.)
BALLE A QUEUE , s, {. C'est no boulet , armé d'une queue de feriqoii fQirteipeot «ht»0ii,
sert an ctlfati à prodiife U liquétietioD dll brti.
BALON y s. m. Bateau eo usage à Siam et sur la c6te de Malabar. On donne à quelques uns jusqu'à 33 mètres de longueur sur 162 centimètres de largeur seu* lement. La poupe et la proue sont très élevées au dessus de l'eau. I^es Péruf iens emploient à la pèehe deux petits balons, réunis avec des outres gonflées.
BAL017R ou BALOR, s. m. Bâtiment des pirates malais, armé de canons et portant Jusqu'à trois cents hommes d'équipage.
BALZE ou BALSE , s. f. Radeau formé de troncs d'arbres, employé dans TAmérique du sud. Il y a des baizes qui vont à la voile et qui ont plus de 19"" 50 de longueur sur 6"" 50 de largeur.
BANC ; s. m. Partie du fond de la mer, qui est plus élevée que celles qui Tenvironnent et qui s'approche plus ou moins du niveau de l'èau. Il y a des bancs qui découvrent à mi-marée , d'autres à la basse mer, et d'autres qui ne découvrent jamais, le banc de Terre- Neuve, par exemple. Les bancs se composent de rochers, de sable, de vase, et ne sont par le fait que des plages sous-marines. — *- On nomme banc de glace, des masses de glaces flottantes qo'oo rencontre en mer dans les hautes latitudes. — Les bancs des embarcations sont des planches, placées en travers de 81 eu 81 centime^ très, appuyés par les deux bouts sur la banquière el soutenus au milieu par une petite épontille qui repose sur la carlingue. Les nageurs sont assis dessus, ceux de l'arriére sont réservés aux officiers et aux passagers.— On nomme encore banc, une réunion considérable d'huîtres et de poissons dans de certaines parties de la mer. On dit un banc d'huîtres, un banc de poissons.
BANCASSE , i: /. Traverse volante^ passée momentanément entre deux élances, pour servir d'appui à
des hommes travaillant dans la cale d'un bAliment.
BANCHE, 8. f. Banc de roches tendres, situé près* que à fleur d'eau. {Foy. bâhc)
BANDE,!, f. Inclinaison latérale d'an bâtiment. Quand un navire sous voile incKne sous reffort du veol* qui souffle par le travers, il donne la bande. Si l'incli* naison est considérable, il dpnneune forte bande. Quand on abat un bâtiment en carène, on lui donne une bande plus ou moins considérable, si elle est modérée; elle est alors nommée demi-bande. — On donne le nom de bande de ris à des renforts de toile, cousus de travers en travers sur les basses voiles, les huniers et les per<* roquets, pour les fortifier dans les points où doivent être percés des trous pour le passage des garcettes de ris. {Voy, VOILE.)— On dit aussi larguer en bande, filer en bande, en parlant d'un cordage quelconque qn*on lâche inibitement et qu'on abandonne à Teffet de son élasticité ou de la puissance qui produisait sa feusion. Une
BêM
manœuvre làdM eal en bande ; on conlnMlide d'affaler la bande.
BANDOULIÈRE (bn). Position d'une ancre sur une chaloupe, qui la porte où on veut la mouiller. {Foy.
AVPOORCBBR.)
BANNE, BANNER. (Foy. tadde.)
BANNIERE (en). Les voiles sont enbannîère^ lorsque, déployées, elles flottent au gré du vent comme iine bannière, leur extrémité inférieure n'étant retenue par aucun cordage.
BANQUER ou EMBANQUER , v. a. Un navire banque ou embanque, quand il arrive au dessus d'un banc ou entre plusieurs bancs où il doit faire la pèche ; il débanque, quand il s'en éloigne.
B4NQUEREAU , s. m. Petit banc, situé prés d'un plus grand.
BANQUIER, s. m. Nom distinctif des bàtimens destinés à la pèche, sur le banc de Terre-Neuve.
BANQUISE, s. f. Grande masse de glaces flottantes et amoncelées, qui empêchent ou gênent la navigation sons les hautes latitudes.
BAPAUME (en). Un bâtiment est en bapaume^ lorsque, étant sous voile, il ne peut plus gouverner soit faute de vent, soit par suite d'avaries graves dans sou gréement.
BAPTÊME , s. m. Cérémonie burlesque, qui consiste à arroser d'eau de mer les bàtimens et les hommes qui, pour la première fois, passent sous la ligne ou sous les tropiques. Le baptême de la ligne équinoxiala exemple des autres. — Dans les ports, un bâtiment achevé est baptisé h Veille dTèlre lancé à l'eau. Un prêtre le bénit.
BARAQUETTE , $. f. Poulie vierge, dont la caisse contient un etjusqu'à trois rouets. Les baraqueites sont génoppées un peu en dessous des capelages, entre deux haubans de hune et de perrofjuet; certaines manœuvres, telles que les balancines des vergues hautes, etc.» passent dedans.
BARATE , s. f. Assemblage de quatre sangles, que l'on croise en W sur les basses voiles, et particufièrement sur la misaine, pour les aider à supporter Timpulsion d'un vent impétueux.
BARATERIE , $. f. Malversation dun capiUine au détriment de ses armateurs, assureurs ou associés.
BARBARASSE, s. f. Gros cordage qui, retenue l'une de ses extrémités par un point fixe, sert dans les tnouillages à bosser les câbles quand la mer est mauvaise.
BARBE, f . /l La barbe d'un bordage est la coupe transversale qui le termine* Ce nom vient de ce qu'une pareille coupe présente ordinairement des extrémités de fibres ligneuses inégalement tranchées, et qhi forment une espèce de barbe.— Les barbeè dtau grand