‹ Diderot et Catherine IIChapitre 117 sur 185 · SUR LES PLATRES DE L ACADEMIE DES ARTS · texte numérisé non relu

SUR LES PLATRES DE L ACADEMIE DES ARTS

Presque tous les tableaux que j'ai vus là sont médiocres. Il faudrait que Sa Majesté Impériale y envoyât d'entre les tableaux qu'elle a acquis ceux qu'on appelle non pas tableaux de galerie, mais tableaux d'école.

Ce n'est pas les yeux attachés sur un Gérard Dou, un Wouverman, un Van Ostade, un Terburg, même un Teniers et un Rembrandt, qu'un élève se fera une grande manière, un grand goût de dessin : il lui faut d'autres modèles.

J'ai envoyé à Voire Majesté deux paysages du Poussin, pendants. L'un est Polyphème et Galathée; l'autre, je crois, Hercule et Cacus^. Voilà deux vrais tableaux d'école; ils sont faits pour une Académie.

Vous êtes très riche en beaux plâtres, mais il vous manque une pièce essentielle pour l'instruction de la jeunesse : c'est un grand écorché.

Le plus célèbre est celui de Houdon. On pourrait en envoyer un plâtre à Votre Majesté Impériale, ou faire ce que j'avais conseillé à M. Démidoff, qui vou-

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