ACTE 11, SCkSE XIII
DIDIER
Et son fils?
MONTMORiN et CÀNicou, rcculant.
Son fils î
DIDIER, avec chaleur.
Prenez, arrangoz-vousî... de plus, cent mille écus que je vous dois... Je travaillerai ! je m'acquitterai î... Mais, en attendant, gardez cet héritage qui ne m'appartient pas... je le livre en vos mains... A présent, les miennes sont pures!...
BLANCHE
Ah ! c'est beau!... c'est digne de vous, mon père !... vous êtes bien Didier l'honnête homme!
DIDIER, à partj satisfait.
Oui, oui... maintenant !...
11 remonte vers le fond avec Blanche, Canigou et Montmorin sont restés tous les deux immobiles et muets de surprise.
CANIGOU, à part, après un instant de silence. Comment!... il serait possible !
MONTMORIN, à part.
Quoi... serait-ce vrai!...
cAMGou, à part.
Et ça ne m'était pas venu à l'idée !
MONTMORIN, à part.
Et je ne m'en étais jamais douté !
CANiGou, à part.
Mais c'est évident!...
MONTMORIN
Mais j'y vois clair maintenant !
CANlGOU.
C'est sûr! c'est bien moi !
MONTMORIN, vivemeut.
Qu'en savez-vous, monsieur ?
ENSEMBLE
Air : Cœur infidèle, cœur volage! (Biaise et Babef.)
CilflGOU,
C'est indigne !.. .
60 DlDlIiR l'honnête HOMME.
MONTIdORIN.
C'est infâme !...
Pour sa mère !...
CANÎGOU.
Pour sa femme !