TOUS
Sa mère '...
DIDIER, courant à la table et prenant la lettre que Daubray lui avait donnée et jetant les yeux sur l^ adresse.
Oui... Maria Daubray, à Gênes... {ADaubray,) Monsieur, voici le dépôt que vous m'aviez confié... et de plus ce qui vous appartient, Théritage de Charles Raymond, votre père.
DAUBRAY, avec émotion et levant les yeux au cieL
A moi!... ô ma mère!... {Regardant Monimorin.) Mais il semblerait que j'eusse deviné l'insulte qu'on voulait lui faire ici... (S*avançant vers Monimorin ) Monsieur, je viens de me battre avec votre fils !
MOKTMORIN.
Mon Charles !... (5e reprenant.)^on^ mon Etienne !.. .
DAUBRAY
Rassurez-vous!... il existe!... cts'estdignementconduit... C'est un noble jeune homme j car c'est de luimême, et après le combat, qu'il m'a cédé ce qu'il ne pouvait m'accorder auparavant î... {Faisant un pas vers Dîcî/cr.) M. Didier, je suis sans famille... je n'ai pas d'autres parens que ma mère... mais je suis officier de marine et je suis riche, dites-vous... je vous demande la main de votre fille.
DIDIER, étonné.
Vous, monsieur?... une demandcsi brusque, si inattendue...
BLANCHE, bas à son pè7'C.
Pas tant !... c'était celui dont je vous parlais dans ma lettre.
DIDIER, souriant.
C'est différent!... (A Daubray,) Je vois, monsieur, que vous étiez accepté d'avance.
CANIGOU
Ah! ça, et moi?... qu'est-ce qu'il me reste?
DIDIER
Les mille francsque tu demandais ce matin pour être iHHireux !...
CANiGOU, avec désespoir.
Ah ! quel malheur !... {Aveccolère.} Voilà une injustice du sort!... en voilà une!... avoir possédé deux millions, et n'avoir plus rien !... pas même le nécessaire.