‹ Dieu devant Paris dans la journée du 13 juilletChapitre 9 sur 27 · CHAPITRE suivant · texte numérisé non relu

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1. Une inquiète occupation a été destinée d'abord à tous les hommes, et un joug pesant accable les enfants d’Adam, depuis le jour qu’ils sortent du ventre de leur mère jusqu’au jour de leur sépulture, où ils rentrent dans la mère commune de tous.

2. Les imaginations de leur esprit, les appréhensions de leur cœur, les réflexions qui les tiennent en suspens, elle jour qui doit tout finir.

3. Depuis celui qui est assis sur un trône jusqu’à celui qui est couché sur la terre et dans la cendre ;

4. Depuis celui qui est vêtu de pourpre et qui porte la couronne, jusqu’à celui qui m'est couvert que de toile, la fureur, la jalousie, l’inquiétude, l’agitation, la crainte de la mort, la colère toujours vive, et les querelles,

3. Troublent leurs pensées dans le lit même, et pendant le sommeil de la nuit, qui est le temps qui leur a été donné pour prendre quelque repos, v

Dans un autre lieu, en appliquant les beautés de l’Office du soir à l’horreur de la catastrophe du 8 Mai, pendant cet office : « Mais voyez, admirez , dans le premier de ces chants, le Conquassabil capila in lerrâ mullorum : le Seigneur brisera sur la terre la tète de plusieurs.»

Nous disions au Prince Royal, apparemment, comme à tous, ces paroles des Compiles : « Contemplez la catastrophe (du 8 Mai). — Le fléau ne vous touchera pas : car le Très- Haut a commandé àsesanges de VOUS GARDERENTOUS VOS CHEMINS : ni cuslodianl le in omnibus viis luis. Ils vous porteront sur leurs mains : de peur que vous ne heurtiez le pied contre la pierre •• in manibus porlabunt le, etc. » Nous lui disions : « On ne trouve avant le Christianisme rien de pareil à cette prière de l’Église romaine : A subilaneâ et improvisa morte , libéra nos , Domine. »

Et dans le résumé du livre: «Nous avons dit: Trois grands châtiments simultanés } c’était trois grands AVERTISSE¬ MENTS qu’il fallait dire} et, pour ma part, je ne crains pas d’annoncer que l’Europe, et surtout la France, sont désormais appelés à DES LEÇONS PLUS TERRIBLES encore, et qu’elles sont entrées, pour n’en plus sortir , dans la carrière afflictive et, nous pouvons le dire, SUR LE RAIL DES ABIMES.

« Je ne voudrais que l’aspect, les faits et gestes, les paroles du lendemain à la Chambre des Députés que nous avons choisis à notre image, pour être sur que la catastrophe de la veille elle-même n’est qu'un Avertissement :

« La Chambre s’ouvre par ces mots du général Paixhans : « J’ai l’honneur de déposer sur le bureau le rapport sur le projet de loi relatif à la célébration du douzième anniversaire des journées de juillet. » El ces mots du rapport ; « . Un grand peuple a droit de s’enorgueillir . »

DIEU

N’était-ce pas dire qu’il ne s' enorgueillirait plus? Enfin, nous disions (*) :

(*) Nous citions jusqu’à ces vers grotesques de Nostradamus, que les rois de France, et Bonaparte lui-même, ne dédaignaient point ; où se trouvent peintes, et mêlées de la façon la plus pittoresque, les deux catastrophes inouïes des deux plus grands mois de l’année : Mai et Juillet ;

Serpents transmis dans la GAGE DE FER,

Où les enfants sept ains du Roi sont prix Les vieux et pères sortiront bas d'enfer,

Ains mourir voir de son fruict mort , et cris.

Un peu devant que le soleil s’esconse

Conflit donne, grand peuple dubieux

Profigez, port marin ne fait réponse

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