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'< Les mcta-malhcmaticiens qui voudront bien étudier sérieusement les bases sur lesquelles a été édifiée ma solution du problème de l'espace, y trouveront, avec des points de départ solides, des déductions fertiles en conclusions dune grande portée pour la géométrie >/. Je comprends très bien que la démonstration de l'origine sensorielle de nos concepts d'un espace à trois dimensions porte un coup irréparable aux adeptes de la géométrie non euclidienne, à 4 ou à ;/ dimensions. Mais la physiologie ne saurait renoncer aux faits incontestables, dont l'exactitude a été démontrée par plus d'un siècle de recherches expérimentales, et cela uniquement pour le plaisir de reconnaître l'équivalence dune géométrie purement imaginaire avec l'indestructible géométrie euclidienne. J aurai donc le regret de revenir encore sur certains jugements préconçus, d'ordre purement métaphysique, que, dans ses ouvrages de vulgarisation, M. Poincaré ne craint pas d'opposer souvent aux théories, aux hypothèses, et même aux données les plus positives de la physiologie et d'autres sciences exactes. Adepte du relativisme Kantien dans les sciences, et sous sa forme la plus absurde, celle de M. Le Roy, M. Poincaré s'est condamné volontairement à voir toujours faux, aussi bien en sciences qu'en philosophie.
§2. — Le sens de l'espace et les sensations de