SUR
DIEU
JANET. f
Écrit d'abord en latin par B. D. S. à l'usage des disciples qui désiraient se livrer à l'étude de la vraie philosophie, c'est-à-dire de l'éthique, traduit maintenant en hollandais à l'usage de ceux qui aiment la vérité et la vertu, afin de fermer la bouche à ceux qui parlent insolemment de ces choses, et présentent aux simples comme choses précieuses leur fange et leurs immondices, et afin qu'ils cessent de déblatérer contre ce qu'ils ne peuvent pas comprendre; qu'ils prennent en considération Dieu, c'est-à-dire eux-mêmes et leur salut réciproque, et qu'ils viennent en aide à ceux qui sont malades en esprit, par le moyen de la charité et de la tolérance, selon Texemple du Seigneur Christ, notre excellent maître ^
1. Cette note, en tête du manuscrit, nous apprend que nous n'avons pas l'original même de Spinoza, mais seulement une traduction, en outre que cette traduction vient d'une école de chrétiens spinosistes, comme il y en a eu un assez grand nombre à cette époque, ainsi qu'on peut le voir par le livre de M. Van der Linde, Spinoza, seine Lehre, und deren erste Nachwirkungen itt Holland (Goettingen, 1862).
A la place du titre précédent, le second manuscrit (B) en contient un autre :