‹ Dieu, l'homme et la béatitudeChapitre 90 sur 96 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

DE l'immortalité DE L*AME.

ji;! I Si nous considérons attentivement ce que c'es

f. \ !; que l'âme, et d'où viennent en elle le changement €

y I . la durée, nous verrons facilement si Tâme est moi

r telle ou immortelle.

r I Nous disions que l'âme est une idée dans la chos

ll^ I pensante, correspondant à la réalité d'une chose qi

r. : j est dans la nature. D'où il suit que, suivant que 1

chose dure ou change, l'esprit dure ou change égale ment. Or, nous avons dit que l'âme peut être uni soit avec le corps dont elle est l'idée, soit avec Diei sans lequel elle ne peut ni exister ni être conçue D'où l'on peut facilement tirer cette double conclu ^ ; sion :

1® Quand l'âme n'est unie qu'avec le corps et qu ce corps vient à périr, elle doit périr elle-même; cai privée du corps qui est le fondement de son amoui elle doit périr aussi.

2** Au contraire, quand elle s'unit à un objet in muable, elle continuera elle-même d'une manier immuable. En effet, comment pourrait-elle être dé truite? ce n'est pas par elle-même ; puisque ne s devant pas l'existence à elle-même, elle ne peut no plus se changer et' se détruire elle-même. La caus de l'existence d'une chose peut seule, lorsqu'ell change ou périt elle-même, être la cause de la nor existence de cette chose.

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