‹ Dieu, patrie, libertéChapitre 1 sur 61 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

laisser passer, sans le combattre avec énergie, €e qui était contraire à la liberté reK^ieuse.

Nous n'avons pas fait cette campagne au nom d'une église, mais au nom da la liberté, persuadés que, si la liberté religieuse était menacée chez nous, la liberté de penser et toutes les libertés'seraient en péril. Nous avons dit alors à la tribune >qu'il y avait dans celte loi, dans ce seul aracAedeioî, tout un ^sième de gouv^ernemBitt. da suite ine nous a que trop donné raison «

Le parti qiui, «depoîs trois mm bientôt, impose «ce sfsiiàme aux majorités pariementaires «est lun |»ard qai n'a pas la liberté 4*6 ses actes, car il dbéitideciienient aux aptateurs de bas étage, •et qui ne veut pas nous laisser la liberté des litres, car il nous poursuit jusque dans nos foyers et dans notre conscîeiaica. La France a reçu tmis grandes blessures : Sedan, la Comrnune^ et la|;iierre d'Egypte, dans laquelle nous %avoiis été vaincus sans snroir 4soinbattu ; — lœ «euls vaincus, car Àrabi hb eocnpVe pas. Elle se guérira, si elle ne se laisse pas envahir paria

iutboûuction. ii»

ma)adîe marteDe^ du découragement, et si la majorité parlementaire qui la gouverne secoue-, enffn le joug d'un parti qui, n'ayant que de* araèitions et des rancunes sans aucune idée, ne peut aboutir et n'aboutit jusqu'ici qu'à des^ destructions.

Nous ne parions qu'en notre nom. Nous n'avons et ne voulons^^ avmr mission de persenne. Notre but, en jetant au vent ces quelquespages, n'est pas, certes, de justifier notre condmte; ce n'est pa&de l'expliquer; ce n'est pas( â& rendre» le mal pour le mal. Quoiqu'on nous ait traités en ennemis, ce qui est une faute poli* ti^pf ajoutée aux autres, nous n'oublions pas les méndgemePte qu'on doit aux pers(Miiies;> nntis nous demandons toute liberté envers un isjFStéHïe qui compromet la sécurité et Vhioc^ lïesr du p$^ Nous soyons qu'on a peniu momentanément le sena de la liberté, et que, san^ le" vouloir et sans le savoir, on pousse la France^

tfwar le mhiUsma. Nous trouvons le danger dfantanUplîfS grand qu'o» s*entête à no pas ï^

IT INTROÛtlCttôN.

voir, et nous voulons l'étaler, pour ôter tout prétexte à l'abstention des uns et toute excuse à la coupable légèreté des autres. Nous voulons surtout répondre à une négation obstinée par l'affirmation éclatante de nos doctrines.

Nous savons bien qu'au début de toutes 1^ folies, on a crié qu'on voulait tout maintenir et tout respecter, comme on crie : Vive la Ligne! au début de toutes les guerres civiles. Vous parlez en sages, mais vous obéissez aux fous, qui parlent et agissent en fous; et nous les redoutons, parce que, la force qu'ils n'auraient pas, vous la leur donnez.

Vous avez combattu, contre eux, l'amnistie, et vous l'avez faite. Vous avez combattu, contre eux, la transformation de nos tribunaux en commissions judiciaires, et vous êtes en train de la préparer de vos propres mains. Vous avez combattu, contre eux, TaffaiblissemeAt systématique de notre armée par la diminution du temps de service, et vous voterez cette diminution. Vous avez combattu, contre

INTRODtCTIOH. T

eux, au lûoîns comme inopportua, le rétablissement du divorce, et vous allez le voter. Vous avez combattu, contre eux, la guerre au chrîstianisnie, et vous la ferez, vous la faites déjà, sous leurs ordres. Vous combattez le prêtre, de peur qu'il ne soit clérical, et le philosophe spirîtuatiste, de peur qu'il ne ramène te prêtre. Vous avez commencé par laïciser l'école, et puis, vous t'avez neutralisée. Vous confondez .la négation des croyances avec la liberté de penser, qui est précisément tout le contraire. Vous abaissez le législateur, vous énervez le juge, vous supprimez le soldat; et c'est le moment que TOUS choisissez pour supprimer aussi les croyances. Vous les pourchassez jusque dans les campagnes, comme s'il vous fallait, après ja Commune, des Jacqueries. C'est un étrange moyen de sauver et de régénérer la France.

Nous montrerons le mal sans pitié, car il faut crier un peu fort pour avoir la chance d'être entendus. On dira que nous exagérons.

^ tlSTROB^UCTiaif.

Ek ! tant mieux, si ce reproche eà, fondé; ce» rfest pas Teacagératioa qui est p^iBease^ c'»fc le silence qui est criminel. On promettra, unoi fais de plu^, de s'aiTêter en chemin. C'est une promesse qu'on a £aita bien sourent, qu'on »> toujours enfreinte, . et qu'bn enfreindra tou-^ jours, parce qu'on a le maihgur d'obéir à eaux qn'on devrait gouverner.

Nous» voudrions fiaire aimer la ilépuMiqae;; vws pensez uniquement à la faire craindre. .

N^us voudrions, la faire desiffer; vbqs voulez, qu'on la subisse. Nous tenons à donner de la sécurité, de la stabilité aux intérêts privés, à assurer l'indépendance des citoyens, à teur inspirer l'amour de l'indépendance, à leur en faciliter la pratique ; k développer, à favoriser par tous tes moyens Tesprit d'initiative et If esprit (^association : Yous-êtes au contraire préQC^u* pés de ce que vous appelez les droits de TÉtat et Funité morale de FÉtat. You& alleîs jusqu'à c^raindi^ la diversité des croyances, sans ¥Ous^ apercevoir que, s(m^ q& nom, c'est la libert|>

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