‹ Dieu seul [microforme]Chapitre 1 sur 85 · AE OTTAWA · texte numérisé non relu

AE OTTAWA

La Cie d’Imprimerie d'Ottawa, Rue Mosgrove.

IMPFRIMATUR

Ottawæ, die 12 Februarii 1904.

t J.-Tnomas, Archep. Ottawa.

Avant-Propos.

De tout temps, le chant des Cantiques a été regardé comme un puissant moyen d'ouvrir les âmes aux inspirations de la grâce et de les entraîner à la pratique de la vertu. Les missionnaires ont toujours eu soin de les employer, dans leurs différentes prédications. Le fondateur des MISSIONNAIRES DE LA COMPAGNIE DE MaRIE et de la Congrégation des Religieuses de la SAGESSE, le Bienheureux de Montfort l’a fait plus que tout autre et demeure le modèle du genre. C'est ainsi qu’en parlait, l’un des plus grands orateurs et des plus grands évêques de France, au siècle dernier, Monseigneur Freppel,évêque d'Angers, deputé au Parlement français: ‘‘ Pour graver ‘1 les vérités du salut dans la mémoire de ses Bretons et “ deses Vendéens, pour en faire un peuple de chrétiens, ‘ à l’Âme simple et vaillante, héroïque et joyeux dans “la souffrance, toujours et partout, il composa ces ‘6 immortels cantiques, où, dogme et morale, vertus chré- « hennes, devoirs d'état, pratiques de piété, tout prend ‘ de l'éclat, du mouvement et de la vie, sous les formes “les plus familières et les moins apprêtées. Après ‘ avoir prêché, il chantait ses prédications : il chantait ‘ dans ses joies, dans ses peines, dans ses humiliations ;

6 il chantait la nature, où tout lui parlait de Dieu, il “ chantait les victoires de la grâce sur les âmes; il ‘ chantaît les abaissements de la crèche, les tendresses “ du Sacré-Cœur, les magnificences de l’Eucharistie, “ toujours vif ct entraînant, parfois éloguent fusqu'au «6 sublime, mais jamais mieux ir.spiré que dans les stro-

# phes où il célèbre les triomphes de la Croix ou les ‘« gloires de Marie.”

A différent s reprises, Léon XIII, de sainte mémoire, parlant des œuvres du Bienheureux Montfort, a dit : ‘“il a composé des canfilènes fort poétiqu’s et très-thévlo giques, qui unt fait beaucoup de bien.”

Depui ; 200 ans, pas un recueil de cantiques pour missions et retraites, catéchismes de Persévérance ou paroisses, qui n'ait emprunté un bon nombre des cantiques du saint Missionnaire. Beaucoup, malheureusement, les ont, ou tronqués, ou dénaturés et presque jamais au profit de la poésie ou de la doctrine,

Les Pères de la Compagnie de Marie, fils spirituels du Bienheurcux de Montfort, sont heureux d'éditer spécialement pour le Can:da, ce petit recueil composé, en majeure partie, des cantiques de leur Père. Par eux, en chaque mission ou retraite, il y a de l’entrain, de l’enthousiasme dans les Âmes ; après les saints exercices, les cantiques restent comme un zessouventr de ces beaux jours, trop tôt passés. Alors, on se piaît à les chanter en famille, aux chantiers, dans les longues soirées A! d’hiver ; ceux qi ne peuvent les chanter les lisent et F les relisent ; et, ainsi que le disait Mgr Jacquemet, évêque de Nantes, (France) : ‘“les populations qui les chantent ‘“ sont les plus instruites en religion et les plus fer- ‘« ventes.”

Les Miss'onnaIREs de la Compagnie de Marie, Notre- {Ur Dame de Lourdes, Cummings-Bridge, Ottawa, Ontario. au

En la fête de N.-D. de Lourdss, |

11 février 1904. |

voix il faut vous ren: dre » Î! de-man-de vo- -tre

à la ms-s--0n1!

Le Sei - gneur, qui vous ap-

LI 1 > —0+—— } pel--le, Veut vo--tre con - Ver--51-.0n, 4 1. 2

: Un Dieu vient se faire entendre: | Dans l'ét : Cher peuple, quelle faveur !

# A sa voix il faut vous rendre ;

at le plus horrible

Le péché vous à réduits ;

| Mais, à vos malheurs sensible, Dieu vers vous nous a conduits

l demande votre cœur,

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