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[KErKAIN,
O Dieu Sauveur, 6 Jésus, 6 mon Père, Ayez pitié de ce sauvre pécheur ; Retires-moi du jond de ma misère,
Je veux changer, convertisses mon cœur,
Pour t'attirer, ma voix se fait entendre ; Sans me lasser, partout je te poursuis ; D'un Dieu, d’un roi, du père le plus tendre J'ai les attraits, ingrat, et tu me fuis;
Attraits, frayeurs, remords, secret langage Qu'ai-je oublié dans mon amour constant ?
Ai-je pour toi dû faire d'avantage ?
Ai-je pour toi dû même en faire autant ?
æ Si je suis bon, faut-il que tu m'otinses !
Ton méchant cœur s’en prévaut chaque jour ; Moins de bonté vaincrait tes résistances ; Tu m'aimerais, si j'avais moins d'amour,
& Ta courte vie est un songe qui passe, Et de la mort le jour est incertain !
Ce Dieu si bon qui te proment sa grâce Ne te promit jamais le lendemain.
Marche au grand jour où j'offre ma lumière A sa faveur tu peux faire le bien :
La nuit bientôt finira ta carrière, Funeste nuit où l’on ne peut plus rien !
Le Ciel doit-il te combler de delices Dans le moment qui suivra ton trépas, Ou bien l'enfer t’accabler de supplices ?
C'est l'un des deux et tu n’y penses pas,
No7.-D 8,4; No 6.
Voici, Seigneur, cette brebis grrante que vous daignez chercher depuis longtemps ; ouché, confus d’une si longue attente, Sans plus tarder , je reviens, je me rends.
REFRAIN
O Dier: Sauveur, 4 Jésus, 4 mon Phe, Ayes pitié de ce pauvre pécheur ; Retires-moi du nd de ma misère,
Je veux changer, convertisses mon cœur.
Errant, perdu je cherchais un asile ; Je m’efforçais de vivre sans effroi $
élas ! Seigneur, pouvais-je être tranquille, Si loin de vous et vous si Icin de moi !
> Je me repens de ma faute passée :
Contre le ciel, contre vous j'ai péché, Mais oubliez ma conduite insensée, Et ne voyez en moi qu'un cœur touché,
fe je redoute un juge, un Dieu sévère, ai prodigué ses biens qui sont sans prix, Comment oser vous appeler mon père ?
Comment oser me dire votre fils ?
s- | O mon Jésus, Ô mon aimable maître, à Unique objet digne de me charmer !
ue j'ai longtemps vècu sans vous connaître !
ue j'ai longtemps vécu sans vous aimer !
Votre bonté surpasse ma malice ; Pardonnez-moi ce long égarement ;
Il me déplaît, il fait tout mon supplice :
Et pour vous seul j'en pleure amèrement,
C'est trop tarder, beauté toujours nouvelle, Vous connaître au milieu de mes jours ;
Oh ! qu'il est tard, beauté continuelle,
De vous aimer, vous qui m'aimez toujours !
2 ne vois rien que mon cœur ne défie, heurs, tourments ou Plaisirs les plus doux ; Non, fallût-il cent fois perdre la vie.