‹ Diphtérie et Phlegmon de l'AmygdaleChapitre 10 sur 20 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Etiologie et pathologie

Des observations que nous publions, il résulte que l’association du phlegmon de l’amygdale et de la diphtérie est l’apanage des adolescents et des adultes. Elle à son maximum de fréquence de 18 à 35 ans et ne se voit pas chez les enfants. Marfan et L. Martin l’ont évalement reconnu. Ceci s'explique sans doute par l’action favorisante, dans la formation dun phlegmon de l’amygdale, de l’amygdalite cryptique chronique latente, affection qui n’existe pas chez l’enfant et le vieillard.

Dans le phlegmon péri-amygdalien, les travaux de Killian, de Roy et de Charpy font jouer un rôle prépondérant à la fossette supra-tonsillaire, délimitée par les piliers qui se rejoignent en haut, par l’amyegdale en bas. Dans cette fossette, viennent s’ouvrir, formée par des replis de la muqueuse, des poches ou diverticules, qui s’enflamment et deviennent le siège de suppurations enkystées, donnant des abcès périamygdaliens,

De toute façon, dans l’affection qui nous intéresse, un microbe pyogène (streptocodue en particulier) est l'agent causal qui détermine un phleemon amygdalien ou péri-amygdalien, auquel vient s’ajouter la diphtérie. C’est 1à ce qui nous paraît correspondre à la réalité, puisque nous avons pu voir la suppuration amygdalienne précéder l’apparition du Lôffler (Observation II). Signalons cependant, en passant deux observations publiées par Rouché (in-thèse de Paris, 1896), d’après lesquelles l’auteur veut démontrer que le phlegmon de l’amygdale est lui-même dû au bacille de Lôüffler, Les voici, brièvement résumées,

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