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CONFERENCES DE VIENNE EN 1854 ET

I. M. Drouyn de Lhuys rentre aux affaires un peu avant la proclamation de l'Empire. — Difficultés qui existaient alors entre la France et la Russie. — Mission du prince

Tages.

Menschikoff à Constantinople. — L'empereur Nicolas

cherche à profiter des embarras inlérieurs qui paralysaient l'action île la plupart des puissances pour trancher a lui seul la question d'Orient. — M. Drouyn de Lhuys conseille à Napoléon III de ne pas reculer devant une campagne pour empêcher que la question d'Orient soit résolue sans la participation de la France. — But de l'expédition de__Crimée, qui est de faire cesser l'isolement de la France et de consolider l'alliance anglaise f 61

II. La France se rapproche de l'Autriche en signant avec elle et avec l'Angleterre le traité du 2 décembre 1854 qui prépare une action commune des trois puissances en Orient. — Efforts de la Russie pour entraver ce rapprochement. — Ouverture des conférences à Vienne sous la présidence du comte de Buol, après acceptation par le prince Gortschakoff des quatre articles devant servir de base aux négociations. — Mort de l'empereur Nicolas. — Moyens employés par le plénipotentiaire russe pour traîner les négociations en longueur. — Hésitations du gouvernement autrichien. — Pour donner plus de rapidité aux travaux de la conférence, on décide que les ministres de chaque pays s'y rendront, M. Drouvn de Lhuvs pour la France, lord John Russell à titre de membre du cabinet anglais, et Aali-Pacha en qualité de ministre dirigeant de /'""~*"\ la Porte ( 75^

III. M. Drouyn de Lhuys, avant d'aller en Autriche, se rend à Londres pour être entièrement d'accord avec le gouvernement anglais sur la marche à suivre en commun à la conférence; on convient de proposer d'abord à l'Autriche un plan de neutralisation de la mer Noire, et, en cas d'objection, un plan de limitation des forces russes. — — Première entrevue à Vienne de M. Drouyn de Lhuys avec le comte de Buol ; le plan de limitation des forces russes dans la mer Noire rentre mieux dans les vues du gouvernement autrichien que le système de neutralisation de cette mer. — Conversation de M. Drouyn de Lhuys

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avec l'empereur d'Autriche; l'empereur François-Joseph,

tout en affirmant son intention île remplir vis-à-vis des puissances occidentales les devoirs d'un allié fidèle, regarde la neutralisation de la mer Noire comme une condition inacceptable pour la Russie. — Le comte de Buol met en avant un mode de limitation ayant pour but de ménager les susceptibilités de l'empereur Alexandre. — Lord John Russell, sur les observations de M. Drouyn de Lhuys, renonce à proposer une combinaison d'après laquelle l'augmentation de l'effectif naval de la Russie aurait autorisé ipso facto une augmentation proportionnelle de l'effectif naval des al'iés dans l'Euxin 113

IV. Projet de transaction adopté de commun accord entre M. Drouyn de Lhuys, le comte de Buol et lord John Russell : l'effectif de 1853 est pris pour point de départ; les conditions formulées au début de la conférence sont très-amoindries, mais le casus belli est ouvertement posé. — Les dispositions de Napoléon III, qui avait approuvé jusque-là toutes les démarches de ses plénipotentiaires, se modifient à la suite d'un voyage qu'il fait à Londres; il écrit à M. Drouvn de Lhuys qu'il n'acceptera aucune combinaison d'après laquelle l'effectif des forces russes d'avant la guerre serait maintenu. — Le rejet du projet d'ultimatum, au delà duquel l'Autriche déclare ne pouvoir aller, met fin aux conférences de Vienne. — M. Drouyn de Lhuys se retire. — Importance de cette démission au point de vue du revirement qu'elle laissait prévoir dans la politique extérieure de l'Empire. — Répugnance de Napoléon III pour l'alliance autrichienne qu'il regardait comme, un obstacle à ses projets futurs sur l'Italie • . . . . 140

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