‹ Diptères exotiques nouveaux ou peu connus (volume 2)Chapitre 1007 sur 1200 · Chlorops atra , Nob · texte numérisé non relu

Chlorops atra , Nob

Atra. Pedibus flavidis; femoribus fuscis. (Tab. 28, fîg. 12. )

Long, i 21. Q. D'un noir mat, à léger duvet gris. Cuisses d'un brun noirâtre ; jambes d'un jaune un peu brunâtre : tarses d'un jauue fauve. Cuillcrons jaunes. Ailes claires: nervure costale s'etendant jusqu'à la sous-marginale.

De l'Amérique septentrionale. Collection de M. Hoffmeister, de Nordshausen.

CORIACES, Coriaces.

G. BRACH\TARSINE, Brachytarsïna.

Corps hérissé. Tète petite, arrondie. Trompe saillante, assez courte , conique , inclinée. Face et front assez large. Antennes courtes , avancées ; les deux premiers articles peu distincts ; le troisième disciforme, entouré de poils. Yeux ronds. Thorax large, assez court , arrondi; écusson assez large. Abdomen assez étroit , elliptique ; armure copulatrice relevée. Pieds velus , assez courts; cuisses épaisses ; jambes renflées vers l'extrémité; tarses épais, égalant k peine la moitié de la longueur des jambes; deux pelottes; deux ongles munis de petites pointes au côté extérieur et accompagnés de deux soies. Ailes bordées de soies au côté extérieur et de petits poils à l'intérieur ; pas de nervure médiastine ; marginale et sous-marginale , aboutissant au bord extérieur ; externo et interno médiaires aboutissant près de l'extrémité ; première transversale située en deçà du milieu; deuxième assez près de l'extrémité ; pas d'anale distincte.

Nous formons ce genre pour un Diptère qui a quelques rapports avec le sirebla vespertilionis , Wied , hippobosca Vesp. Fab. que nous ne connaissons que d'après la description et la figure qu'en donnent ces auteurs. Ces rapports consistent dans la petitesse et la figure du corps , dans la villosité des pieds et dans la disposition des nervures des ailes, quoique différents à certains égards. Enfin dans le genre de vie parasite, car , quoique nous ne connaissions pas celui du Diptère qui nous occupe , la conformation de ses pieds et surtout de ses tarses ne permet pas de douter qu'elle ne soit appropriée à l'action de s'accrocher aux poils ou aux plumes des animaux supérieurs.

Les différences , beaucoup plus considérables , se montrent dans la forme de la tête , du thorax et de l'abdomen , dans la grandeur des yeux , dans la présence des antennes , qui ne sont pas distinctes dans le Strebla , dans la brièveté et l'épaisseur des pieds , dans la brièveté des tarses , dans la présence des pelottes, dans la forme des ongles , dans les soies qui bordent les ailes , dans le nombre moins grand des nervures , qui n'est que de quatre longitudinales au lieu de six , et de deux transversales au lieu de trois , enfin , dans la couleur des ailes.

A ces différences se joint celle de la patrie , qui est l'Algérie au lieu de l'Amérique méridionale.

Nous donnons à ce genre le nom de Brachytarsina, qui fait allusion à la brièveté des tarses.

À l'exemple deFabricius et de Wiedemann , qui ont compris le genre Strebla parmi les Pupipares , nous y comprenons le genre Brachitarsina , qui nous parait devoir y former une nouvelle tribu.

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