INTRODUCTION
Depuis la publication, en 1850, du 4e supplément de cet ouvrage , j'ai reçu un grand nombre de Diptères exotiques en communication , de mon collègue et ami M. Bigot , dont la collection toujours croissante est devenue très considérable. Le monde entomologique sait que M. Bigot a entrepris un travail important sur la classification de cet ordre d'insectes ; une première partie qui a paru dans les annales de la Société entomologique de France , fait attendre la suite avec impatience.
Les Diptères exotiques que M. Bigot a mis à ma disposition proviennent de divers points du globe qui avaient été peu explorés encore, et particulièrement du royaume de Gabon en Afrique, du nord de la Chine , de la colonie d'Adélaïde dans la Nouvelle-Hollande , de Moreton Bay , du cap des Aiguilles en Océanie et de Baltimore dans l'Amérique Septentrionale. J'y ai trouvé un nombre d'espèces nouvelles , proportionné au peu de recherches antérieures qui y avaient été faites.
Les recherches auxquelles j'ai dû me livrer pour reconnaître des espèces nouvelles au milieu de celles qui ont été décrites, se sont fort accrues depuis peu d'années. La connaissance des Diptères exotiques s'est enrichie , grâce a quelques opuscules allemands publiés dans les annales t la Société entomologique de Stettin , et à un travail anglais très considérable, le Catalogue des Diptères du musée britannique, contenant la description de nombreuses espèces exotiques nouvelles. Les premiers sont dus à M. le professeur Loew , de Posen ; ils concernent quelques Diptères de l'Asie mi-
* Pour les suppléments , -voir les années 1838, 4840,1841, 1842, 1844,1846.1847,1849 et 1850.
ueure; et font partie de la série des travaux de 1 auteur sur cet ordre d'insectes. Quoique ces travaux ne soient généralement relatifs qu'aux Diptères d'Europe . nous nous permettons une digression pour en faire connaître l'importance et, en même temps , pour répondre à quelques critiques que l'auteur a faites sur mes ouvrages. Depuis l'établissement de la Société entomologique de Stettin, en 1840, et la publication de ses annales, M. le professeur Loewy a inséré presque tous les ans, des mémoires dont l'ensemble a fort accru la science diptérologique. Ils présentent souvent des révisions de genres à l'occasion de quelques espèces nouvelles , quelquefois des monographies approfondies. Le plus considérable de ces ouvrages concerne les Asiliques d'Europe ; c'est un remaniement des trois anciens genres , Dasypogon , Laphrie et Asile , divises en groupes nombreux , distingués entr'eux par des caractères fondés sur des modifications organiques souvent découvertes par l'auteur. Cet ouvrage , ainsi que les précédents , est riche en observations nouvelles et place son auteur dans un rang distingué parmi les Diptérologistes.
Pour faire la part dé la critique, particulièrement par rapport a ce travail considérable , je ferai observer que l'auteur donnant in extenso la description des espèces , a négligé , dans les détails des nervures des ailes , une partie qui fournit de nombreux caractères spécifiques : Je veux parler de la petite nervure transversale des ailes qui forme la base de la première cellule postérieure , et qui s'insère en des points très différents de la nervure extérieure de la cellule discoïdale. M. Loew omet également de mentionner les différences quelquefois très prononcées dans les points où aboutissent au bord postérieur de l'aile les deux nervures de la cellule sous-marginale. Il ne parle pas non plus de la direction perpendiculaire ou plus ou moins oblique que prend la nervure qui ferme souvent la quatrième postérieure.
Venaut aux critiques que M. Loew a faites sur mes travaux
diptérologiques, il censure la brièveté et l'insuffisance de mes descriptions, sans spécifier celui de mes ouvrages qu'il a en vue , et laissant croire qu'il les attaque tous.
Of, il ne peut être question que de l'histoire naturelle des Diptères, faisant partie des suites à Buffon, édition Roret. Le cadre trop restreint, de deux volumes , dans lequel j'ai dû me renfermer m'a forcé d'abréger les descriptions lorsque je pouvais croire que la détermination n'en souffrirait pas. Quant à mes autres ouvrages et particulièrement aux Diptères du nord de la France , et aux Diptères exotiques , j'ai ordinairement pris pour modèle les descriptions si exactes de Meigen et de Wiedemann , en y ajoutant même souvent divers détails omis par ces auteurs , et le secours de nombreuses figures, comme complément des descriptions.
La description spécifique doit différer de nature suivant le genre de travail pour lequel elle est faite. S'il s'agit d'une monographie, elle doit être complète; si c'est un species, surtout d'une famille ou d'un ordre entier , elle ne doit plus avoir que des dimensions compatibles avec l'étendue de l'ouvrage, en remplissant toutefois les conditions indispensables, celle de faire connaître complètement l'espèce typique du genre et celle de signaler toutes les différences qui distinguent les autres entr'elles.
M. Loew me critique encore d'avoir décrit et nommé comme nouveaux, plusieurs genres qui l'avaient été antérieurement , et je le reconnais, mais j'allègue pour excuse que ce petit nombre de genres publiés avant les miens , l'avaient été à mon insçu peu avant l'apparition de mes ouvrages, et le plus souvent dans des recueils scientifiques allemands peu répandus en France , à cette époque déjà éloignée.
Nous quittons l'entomologie allemande pour l'anglaise, et nous abordons le Catalogue des Diptères du musée britannique, publié par M. J. Ed. Gray , ouvrage fait avec beaucoup de soin , et que la science attendait avec une impatience proportionnée à l'importance présumée du vaste dépôt zoologique dont il fait connaître
cette partie. Les Diptères exotiques y sout au nombre de 1,900 espèces environ , dont 1 ,700 sont nouvelles et ont été décrites par M. Walker, à la demande de M. Gray, qui s'est réservé la rédaction générale de ce catalogue. La classification adoptée est celle qui a été introduite par Meigen , et les descriptions sont généralement calquées sur celles de ce père de la diptérologie.
Les 1 ,700 espèces exotiques nouvelles , décrites par M. Walker, proviennent de la plupart des régions extra-européennes du globe, et particulièrement de celles, en grand nombre, appartenant aux Anglais ou explorées par eux. Ces Diptères ont été capturés par des colons , ou des voyageurs ou des collectionneurs, qui en ont fait don au musée britannique Ainsi, ceux de l'Afrique méridionale l'ont été par MM. A. Smitb et Children , ceux des Indes orientales par MM. Parry et Clerk , ceux de la Chine (Huang- Kong) par MM. Lay , Buvring , Reeves , et Birche , ceux de la Nouvelle-Hollande, par MM. Hunter, le comte de Derby, Sinclair, Lambert-Brown , Gould , Captain-Gray , ceux du Brésil par MM. Stewart , Noël , Mornay-Tucker , ceux de la chute de Si- Martin, rivière d'Albanie, baie d'Hudson , par M. Barnston (1).
Les descriptions des espèces nouvelles de ces Diptères sont bien faites et généralement suffisantes pour les déterminerai. Walker
(1) Nous citons encore : ceux de l'Afrique occidentale par M. Fraser , du Bengale septentrional par Miss Campbell , ceux de Madras par M. Elliot, ceux du Silhet par MM. Stainforth et Sowerby , ceux de Ceylan par M. Wenham , ceux de Corée par M. Belcher , ceux de l'Australie occidentale par M. Clifton et AVenham , ceux de la terre de Diemenpar MM. Ewing, Butler, Beaufort , ceux de la rivière des Cygnes par MM. Richardson et Dring , ceux de la Nouvelle-Zélande par MM. Sinclair , Earl , Pèlerin, ceux desîles Sandwich par M. Beechey, ceux du Chili par M. Leadbeateret Cuuiing , ceux de Para par MM. Smith , Reginald-Graham . et Gordon , ceux de Monte-Video par M. Darwin, ceux de la Jamaïque par M. Gosse . ceux de Honduras par M. Coffin , ceux de la Floride par M. Doubleday , ceux de la Géorgie par- M. Abbot, ceux de la Nouvelle-Ecosse par M. Rednian . ceux de la Chute du Trenton (Trenton's falls)par M. Doubleday, ceux du Messachusset par M. Sbeppard, ceux des Illinois par M. Newnian.
y a mis l'exactitude de Meigen. Cependant je regrette que ce mérite même de la conformité avec son excellent modèle, lui ait fait négliger des détails qui me paraissent devenus nécessaires par le grand accroissement du nombre des espèces décrites depuis l'ouvrage du maître. Par exemple, dans la description des Taons, M. Walker fait très peu mention des modifications du 3. e article des antennes , et cependant cet organe en présente un assez grand nombre dans les dimensions de la déni dont il est armé.
Pour les nervures des ailes , M. Walker se borne également à imiter Meigen , et à n'y voir îe plus souvent que des caractères génériques. Cependant, nous croyons avoir prouvé dans nos ouvrages qu'elles offrent souvent un moyen puissant de subdiviser ces genres, même de distinguer quelquefois les espèces entr'elles; et le savant anglais aurait dû peut-être , dans les descriptions de ses Pangonies , par exemple , rendre moins difficile la détermination de ses nombreuses espèces , en y faisant mention des modifications que présentent ces nervures.
M. Walker adopte rarement les genres qui ont été formés en subdivisant ceux établis par Meigen , et nous n'en faisons pas l'objet d'une critique , quoiqu'il s'écarte ainsi de la méthode prédominante aujourd'hui. On ne peut considérer que comme née d'un système qu'il est très permis de ne pas adopter , cette grande multiplicité de genres qui surgissent chaque jour, et que l'on peut tout aussi bien considérer comme de simples divisions des genres voisins. L'essentiel pour la science est que les modifications organiques soient signalées et que les groupes qu'elles circonscrivent soient suffisamment définis, n'importe sous. la dénomination de genre, de sous genre ou de simple division.
La même conformité à son modèle a fait adopter à Walker. la classification de Meigen dans plusieurs parties défectueuses. Par exemple, la famille des Xylophagiens , suivie de celle des Tabaniens et séparée par plusieurs autres de celle des Notacanthes , présente évidemment une interversion de l'ordre
naturel qui forme de ces trois familles un groupe inséparable , caractérisé par le dernier article des antennes divisé en plusieurs segments et présentant une série et une filiation incontestables (1).
Nous avons dit que le nombre des Diptères exotiques nouveaux du musée britannique , était d'environ 1,700. Pour donner un aperçu de l'importance comparative du travail de M. Walker ,' nous dirons que, des deux ouvrages généraux qui existaient avant le sien sur les Diptères exotiques, celui de Wiedemann contient 2,000 espèces , en y comprenant celles décrites précédemment par Fabricius , et que celui que nous avons publié sous le titre de Diptères exotiques nouveaux ou peu connus , en contient 2,300 inédites dont une partie considérable nous a été communiquée par l'administration du Muséum de Paris.
Ces trois chiffres portent à 6,000 , le nombre approximatif des Diptères exotiques connus.
C'est bien peu en comparaison des espèces connues des Coléoptères et en raison des fonctions que les Diptères remplissent dans l'économie générale; mais il laut considérer que pendant très ongtemps I "ordre des Diptères a été fort dédaigné par les entomologistes , très peu recueilli par les voyageurs , et que ce n'est que depuis peu de temps qu'il est l'objet des investigations, mais dans un degré bien moindre que celui des Coléoptères.
Du reste, il est facile de reconnaître que la mine est récemment ouverte , en voyant le grand nombre d'espèces nouvelles dans chaque collection qui se présente à déterminer, môme lorsqu'elles proviennent de régions déjà plusieurs fois explorées. Quoique
(1) Parmi les autres travaux de l'entomologie anglaise sur les Diptères exotiques nous devons signaler encore ceux de M. Westwood dans plusieurs ouvrages qui contiennent des descriptions d'espèces nouvelles (archiv. entom. , Lond. and Ednnh. phil mus., oriental entomologie naturalisi librairie); The zoologie of Erébus and tsrror, par M. Wliite; Narrow Surv. coats of Australia , par M. Ring ; INorth nmeric, mol., par Kirby.
M. Walker soit venu après Wiedemann et moi, il n'a trouvé, parmi les Diptères exotiques du musée britanique, qu'un petit nombre d'espèces précédemment décrites , et il est probable qu'il en sera encore longtemps de même.
Cependant , il y a une raison de croire ce nombre moins considérable que nous venons de le présumer : c'est le cercle assez restreint des types organiques dans lequel il est renfermé. Ce sont généralement les mêmes qu'en Europe; et plusieurs d'entreeux, que la nature semble affectionner particulièrement, se produisent en espèces extrêmement nombreuses, tandis que les autres restent plus ou moins dans un état de médiocrité. Parmi les premiers se présentent les Tipules , les Taons , les Pangonies , les Asilis , les Anthrax , les Eristales , les Tachines , les Lucilies, les Anthomyies , les Téphriles.
Cette grande multiplicité d'espèces dans ces types privilégiés parait surtout provenir de ce qu'elles appartiennent à toutes les parties du globe. Queiqu'isolé que soit une île de l'Océanie , quelque à l'écart que soit un ravin des Montagnes Rocheuses , nous sommes certains de retrouver ces genres » comme d'y découvrir des espèces nouvelles.
On objectera peut-être contre notre opinion sur le petit nombre des types organiques , que pour en juger, le globe n'est pas assez connu, et qu'il en sera probablement découvert de nouveaux dans les régions non encore visitées. Cependant cette probabilité s'affaiblit à mesure que les explorations se multiplient et que les résultats en sont connus. Depuis la découverte de l'Océanie, cette cinquième partie du monde, si différente des autres , pouvait faire présumer l'existence de modifications très importantes dans 1 organisation des Diptères , et cependant on n'y a trouvé qu'un seul genre nouveau qui y fût indigène , à !a vérité très remarquable par la grandeur , l'éclat , et le nombre des individus , les Rutilies , mais appartenant à la tribu commune partout des Dexiaires , dont il ne présente même qu'une légère modification.
Notre opinion sur le petit nombre des types organiques , s'est fort corroborée par le travail de M. Walker sur les Diptères exotiques du musée britannique. D'après ce que nous avons dit de la provenance de cette collection , on a vu combien d'explorations diverses avaient contribué à la former. Au grand nombre des points du globe sur lesquels des insectes de cet ordre avaient été recueillis, les Anglais en ont ajouté tant d'autres par l'immense étendue de la puissance que leur donne le Trident , qu'ils ont laissé très peu de mines considérables à ouvrir, avec la chance d'y découvrir des tribus . des familles nouvelles. 11 ne nous reste guère qu'à pénétrer dans l'intérieur de la Chine, de l'Afrique et de l'Australie , et encore , relativement à cette dernière région , la connaissance géodésique de ses contours a-t-elle fait juger que l'intérieur doit être privé de tout cours d'eau , de toute végétation et de toute animalité.
Au surplus, nous pouvons assigner une cause à ce petit nombre de types organiques et surtout à leur dissémination sur la surface du globe : c'est le genre uniforme de nourriture que prennent généralement les Diptères à l'état ailé. Pourvus d'une trompe et de tout l'appareil propre à humer uq aliment liquide , ils vont butiner sur les fleurs le suc des nectaires , et , comme toutes les plantes phanérogames présentent ces sucs à peu près invariablement, quelle que soit l'infinie diversité des fleurs, des fruits et de toutes les autres parties des végétaux répandus sur le globe, il s'en suit qu'un petit nombre de modifications leur suffit dans l'organe de la nutrition pour satisfaire à leurs besoins. Les Diptères exotiques nous en présentent un exemple remarquable qui nous montre en même temps une harmonie parfaite entre une espèce etsa fleur nourricière. LâNemestrina longirostris, Wied., du cap de Bonne Espérance , arrive à l'état parfait au commencement d'octobre, en même temps que commence à fleurir une espèce de Glaveul ; la fleur se prolonge en un étroit et long tube au fond duquel les nectaires se gonflent de miel Inaccessible aux autres
insectes , ce miel est à portée de la Némestrine par la longueur excessive de la trompe qui égale celle du tube. Il ne reste que la difficulté de l'y introduire ; mais l'insecte est doué d'ailes puissantes , aux nervures exceptionnellement réticulées, qui lui permettent de planer à l'ouverture de la corolle , et de la patience nécessaire pour vaincre les difficultés que lui font rencontrer soit l'étroite embouchure soit le moindre vent qui fait vaciller la fleur.
Malgré cet exemple, il n'en est pas moins vrai que les Diptères exotiques n'aient généralement un air européen , et que même dans les régions intertropicales , où la végétation , les fleurs , les fruits , sont si différents des nôtres , nous retrouvions, à chaque pas , les formes connues de nos Diptères indigènes.
Mais autant les Diptères , à l'état adulte , vivent à peu près uniformément du suc des fleurs , autant présenlent-ils de diversité dans le berceau qu'ils choisissent pour leurs œufs, et dans l'instinct de leurs larves dont les unes vivent dans les eaux, d'autres dans la terre, d'autres sur toutes les parties des végétaux, d'autres dans les animaux : mais dans cette diversité même apparaît une loi commune, celle de contribuer puissamment à la dissolution de tout ce qui a cessé de vivre , et de restreindre les multiplications excessives. C'est ainsi que les larves de plusieurs tribus (J)se développent dans les champignons et en opèrent la décomposition , que d'autres (2) vivent en mineuses entre les deux membranes des feuilles dont elles dévorent le parenchyme ; que d'autres (3) déterminent, sur différentes parties des végétaux, des excroissances souvent élégantes dans lesquelles elles vivent. Parmi les larves zoophages , les unes ont leur berceau sur les cadavres (4) et en
(1) Les Tipulaires fungieoteS, les sciomyzides.
(2) Les Phytorayzes.
(3) Les Cécidomyies.
(i) Les Mouches.
hâtent la dissolution , d'autres vivent en parasites dans les larves d'autres insectes (1) et même dans le corps des grands animaux (2).
Ces mœurs si diversifiées des larves de Diptères , qui font contraste avec la manière de vivre de ces insectes à l'étal parfail , ne sont presque connues encore que dans les espèces européennes , c'est dire quelle ample récolte est promise aux recherches des Réaumur , des Degeer, des Dufour, des Perris qui appliqueront leur génie observateur aux races exotiques. La diversité , la singularité que nous offrent les unes , nous est garant de tout ce qui se présentera d'imprévu , d'insolite dans les autres.
En attendant ce lent enchaînement des investigations futures , nous en sommes encore à faire connaître les Diptères exotiques dans leur état adulte. Ce nouveau supplément de notre travail qui contient comme les précédents , un grand nombre d'espèces appartenant aux genres les plus connus , acquiert quelqu'intérêt par plusieurs types génériques nouveaux qui relèvent la vulgarité des autres.
(1) Les Tachinaires.
(2) Les OEstrides.
NÊMOCÈRES, Nemocerà.
GHIRONOMIDES, Chironomid.e.
G. TANYPE , Tanypus.