‹ Diptères exotiques nouveaux ou peu connus (volume 2)Chapitre 275 sur 1200 · TuicnoPOPA Mexicaxa, Nob · texte numérisé non relu

TuicnoPOPA Mexicaxa, Nob

Thorace nigro. Abdomine rufo, vil ta dorsali apiceque nigris. Antennis nigris. basi testaceis.

Long. 5 1. <j> . Palpes et face jaunes. Front noir, à côtés jaunes. Antennes : les deux premiers articles testaccs : troisième noir. Thorax à lignes jaunâtres, peu distinctes : côtés jaunâtres. Abdomen : les deax derniers segmens noirs, à reflets violets. Pieds noirs ; base des cuisses intermédiaires fauves : jambes postérieures médiocrement ciliées. Cuillerons jaunes. Ailes brunes; nervure comme dans celles du T. mbciUpes.

Du Mexique. Collection de M. Bobvns, de Bruxelles.

DEXIA1BES, Dexiarie.

Nous décrivons dans ce supplément plusieurs espèces nouvelles de Butilies , de Dexies et d'Omologastres exotiques. De plus, nous formons le nouveau geore Microlrop'se dont le type est la Butilie sinuée, Guéiin. Enfin nous transportons dans celte tribu les genres Aménie , Sylbomyie et Amphibolie que nous avions placés parmi les Muscies, parce qu'ils n'ont pas les pieds allongés; l'épaisseur de leur corps , et la longueur médiocre de leurs pieds leur en donnent le faciès; mais nous pensons que la carène de la face et la brièveté des antennes fixent mieux leur place parmi les Dexiaires.

G. IUITILïEjRutilia, Rob.D., Maeq., Guerin, Gray, lUrichson. Musca: Donovan, Wied.

Corps large. Face à carène large, à sillon longitudinal; épislome saillant. Antennes atteignant à peine la moitié de la longueur de la face; style ordinairement nu. Front assez étroit 3% large Q. Kcusson grand. Abdomen : bord postérieur du deuxième segment tantôt pourvu de soies, tantôt nu. Ailes: première cellule postérieure entr'ouverte près de l'extrémité. . Depuis la publication de la dernière partie de cet ouvrage, la collection du Muséum et plusieurs autres se sont enrichies d'un grand nombre de Rutilies parmi lesquelles nous avons observé plusieurs espèces nouvelles. Nous les avons décrites après les avoir confrontées avec les descriptions de celles queM. Guérin a fait connaître dans une note monographique sur ce genre, insérée dans la Revue Zoologique , 184.3 , l'année môme où notre dernière livraison a paru. Des quatorze espèces soigneusement décrites dans cet opuscule et dont nous avons reconnu le plus grand nombre, six étaient nouvelles, et à ce dernier nombre nous en joignons huit, de sorte que la totalité des espèces que nous connaissons actuellement est de vingt-deux, en y comprenant cependant deux des espèces décrites par M. Guérin , dont nous avons fait le type de genres nouveaux.

Ce genre, fort homogène tel que nous l'avons circonscrit, présente peu de modifications organiques. Nous signalerons seulement le style des antennes qui, ordinairement nu, est tomenteux dans quelques espèces, brièvement velu dans d'autres; l'abdomen plus ou moins large, plus ou moins convexe, et dont les soies se modifient des deux manières. Dans une partie des espèces le deuxième segment en présente deux ou un plus grand nombre au bord postérieur; dans les autres il en est dépourvu. Cette diversité nous offrirait un moyen de diviser les Rutilies en deux sections, si nous n'admettions une espèce, R. testacea, dont le

mâle n'a pas de soies au deuxième segment , landis que la femelle en est pourvue.

Les différences sexuelles consistent principalement dans la largeur du front, dans l'organe générateur et dans les pelottes et les crochets des tarses ; cependant ce dernier caractère est généralement moins distinct que dans les autres Dexiaires. L'abdomen du mâle est toujours transparent ; celui de la femelle est plus ou moins opaque ; les nuances, les reflets des couleurs présentent aussi quelques différences suivant les sexes, Cependant la détermination des espèces n'est pas encore assez avancée pour qu'il ne s'y soit glissé des erreurs. Tantôt le mâle seul est connu, tantôt c'est la femelle, et il est possible qu'ils appartiennent quelquefois à la même espèce.

Il est assez singulier que l'espèce la plus anciennement connue, \aR. vicipara, découverte par Labillardière, n'ait pas été retrouvée dans le grand nombre des individus qui sont parvenus depuis quelque temps en Europe, à moins que nous ne la reconnaissions, comme nous l'avions fait , dans une espèce voisine R. Desvoidyi qui s'en distingue par de légères différences.

Ce beau genre est propre à la Nouvelle-Hollande et aux îles de l'Australasie où il se trouve en abondance. Nous décrivons une seule espèce qui s'en écarte : c'est la /?. dubia, qui est de Manille.

L'espèce que nous avons précédemment décrite sous le non de R. plumicornis est la même que la R. mirabilis, Guérin, voyage autour du monde de lu Coquille, pour laquelle il a proposé depuis la formation du genre Formosia , caractérisé par le style plumeux des antennes. Nous ne croyons pas devoir adopter ce genre, parce que ce caractère est le seul qui le distingue des Piutilies et qu'il ne présente pas assez d'importance. Plusieurs genres de Diptères , tels que les Eristales, les Dolichopes, comprennent des espèces dont les unes ont le style nu et les autres velu, et jamais l'on n'a pensé a les diviser génériquement.

( 303 ) Parmi les Rutilies même, quelques espèces, R. futgïda , décora, média, minor, ont cet organe légèrement velu ou tomenteux et forment ainsi une transition entre la R. pliunicomis et celles dont le stvle est nu.

A Rutilia Desvoidyi, Guérin. R. vivipara, Rob. D., Macq.

Thorace nigricante, supra viridi griseo-micante, lineis nigricantibus; sculello rufo , viridi cel violaceo-micante. Abdomine rufo, vitta dorsaii nigra. Long-. 8 1. <? $ .

M. Guérin, en établissant cette espèce, a fait ressortir les différencesqui ladistinguentde la R. vivipara, avec laquelle il croit qu'elle a été confondue.

En recherchant les différences sexuelles, nous avons observé des mâles et des femelles qui ne se distinguaient entr'eux que par les caractères ordinaires, c'est-à-dire, par la largeur du front, par la longueur des pelottes el des ongles des tarses et par l'organe de la génération ; les couleurs étaient les mêmes, à l'exception seulement de reflets d'un bleu-violet sur l'écusson du mâle et de verts moins distincts sur celui de la femelle. De plus, le mâle a l'abdomen plus transparent que la femelle.

Cependant nous sommes porlés à considérer comme variété de cette espèce des mâles dont le t borax, vu de haut en bas, d'avant en arrière et de côté, parait d'un beau violet avec de petites bandes noires el d'autres de duvet blanc. D'arrière en avant, il paraît couvert de duvet blanc a\ee quatre bandes vertes ; le bord postérieur seul est violet .• l'écusson a aussi des reflets de cette couleur sur son fond teslacé.

Ces individus paraissent se rapprocher de la R. Durvillei, Rob. D., Gncr., dont le mâle seul a été décrit, qui n'en diffère que parle brun bleuâtre, un peu nuancé de fauve, du thorax, et qui, suivant M. Guérin, pourrait bien n'être également qu'une variété de la R. Desvoidyi.

( 304 ) Si nous comparons cette espèce à la R. vivipara, dont nous ne connaissons que la description (a), elles présentent les différences suivantes: Le thorax de la R. Desvoidyi est noirâtre, avec le dessus d'un vert foncé peu luisant, à reflets et duvet gris et lignes noirâtres, tandis que dans la R. vivipara il est velu, gris, à lignes obscures ; mais le duvet gris de la R. Desvoidyi le fait paraître de cette couleur quand on le regarde à l'œil nu, et la différence disparait. L'écusson testacé de cette espèce présente des reflets violets ou verts; il paraît ainsi cuivreux comme dans celui de la R. vivipara. L'abdomen de la R. Desvoidyi a une bande longitudinale noire, tandis que dans la R. vivipara les bords des segmens sont noirs ; mais dans la première, les nombreuses soies noirs qui bordent les segmens font paraître ces bords noirs comme dans le R. vivipara. Enfin, la seule différence qui paraisse incontestable entre ces deux espèces, consiste dans la bande longitudinale noire de l'abdomen de la R. Desvoidyi, dont il n'est pas fait mention dans la description de la R. vivipara par Fabricius.

D'après cet examen comparatif, il nous reste quelque doute sur la distinction spécifique de ces deux espèces, d'autant plus que, quel que soit le grand nombre de Rulilies que l'Europe reçoit depuis quelque temps de l'Australasie, la R. vivipara ne s'est pas encore retrouvée.

Dans cette espèce, le deuxième segment de l'abdomen est rnnni au milieu du bord postérieur de deux fortes soies et de quatre à six petites ,plus distinctes dans les mâles.

Page 1