‹ Diptères exotiques nouveaux ou peu connus (volume 3)Chapitre 258 sur 516 · G. DASYPOGON , Dasypogox, Meig · texte numérisé non relu

G. DASYPOGON , Dasypogox, Meig

Malgré les démembrements que nous opérons dans ce genre, il est encore très-nombreux, et présente bien de la diversité. Deux modifications principales le partagent : les jambes antérieures sont simples dans les uns, et terminées dans les autres par un ergot plus ou moins fort , qui correspond à une saillie à la base du métatarse. Il résulte de cette différence de conformation des facultés analogues. Les espèces munies d'ergot ont un moyeu de préhension plus grand que les autres pour saisir leur proie ; cet appendice pourrait aussi leur avoir été donné pour faciliter l'accouplement ; cependant lorsqu'un organe semblable est accordé aux insectes pour cet usage, c'est ordinaire-

( 14.8 ) ment aux mâles seuls, et dans les Dasypogons, les deux sexes en sont pourvus , ce qui nous persuade que c'est plutôt un mstrument de guerre.

On peut croire que ces deux modifications ne sont pas isolées , et qu'elles en entraînent d'autres, comme la présence de l'ergot accompagne celle de la saillie du tarse. Cependant il n'a pas encore été possible d'en découvrir. Les autres différences organiques que présentent les Dasypogons sont indépendantes de celle-là. Elles consistent surtout dans la forme plus ou moins alongée du corps , dans les dimensions du style des antennes, dans les nervures des ailes , qui présentent deux modifications principales : la quatrième cellule postérieure est ouverte ou fermée. Une espèce de l'Algérie, D. heteronevrus , est remarquable par la deuxième cellule postérieure, qui est divisée en deux par une nervure transversale , ce qui porte à six le nombre de ces cellules, qui ne s'élève dans aucun autre Diptère au-delà de cinq. Peut-être cette nervure extraordinaire n'est-elle qu'accidentelle, ainsi que cela arrive quelquefois; mais nous ne le croyons pas , parce qu'elle existe dans les deux ailes du seul individu que nous avons observé. Nous représentons deux ailes qui ont subi quelque altération: dans l'une, celle d'un D. graciliSf Nob., la nervure transversale qui sépare la cellule basilaire externe île la première postérieure, est accompagnée d'une seconde fort rapprochée , à l'aile droite , et de deux à la gauche. Dans l'autre, D. rufipennis , la seconde cellule sous-marginale est divisée transversalement par une petite nervure près de sa base.

Les espèces exotiques connues, au nombre de cent environ, appartiennent en grande partie à l'Afrique et à l'Amérique méridionale. Les États-Unis en comptent fort peu ; quelques-unes seulement ont été découvertes au Bengale , à la Chine , à Java e\ dans la Nouvelle-Hollande.

L Jambes antérieures terminées par un ergot.

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