‹ Diptères exotiques nouveaux ou peu connus (volume 3)Chapitre 340 sur 516 · PflO'EUS SERYILLEI, Nob · texte numérisé non relu

PflO'EUS SERYILLEI, Nob

F acte albâ, mystace nigro. Thorace fasciis fuscis. Abdomine testaceo. Pedibus nigris. Alis flavicantibus; nervis fusco limbatis^ (Tab. 7, fig. 5.)

Long. 12 1. (^2-

Soies de la trompe noires. Face à duvet et poils supe'rïeurâ blancs ; moustaclie noire. Barbe blanche. Front à duvet blanchâtre; proéminence à deux soies rouges. Antennes noires. Thorax à bande intermédiaire rougeàtre, bordée de brun: les latérales noirâtres ; épaules et côtés à duvet blanc. Ecusson brunâtre. Abdomen d'un testacé luisant bordé de noir c^. Pieds noirs , à soies noires et poils blancs^ hanches antérieures à longs poils blancs.

Du Brésil.

(3.e SOUS' tribu. Tableau des Genres.)

La tribu des Asililes estcomposéedesgenres Asile, tel que l'ont fait connaître Meigen et Wiedemann, Ommatie,Danaalis,Gonj'pe et de ceux que nous avons extraits du premier. Plus nombreuse en espèces que les deux précédentes, elle se diversifie plus aussi , dans toutes les parties du corps , en modifications des organes souvent analogues à celles des autres Asiliques, et qui se montrent en grande partie dans les espèces exotiques. Le corps passe, de toute la largeur des Craspédies, à la forme linéaire des Gonypes. Il se couvre d'une épaisse toison dans les Mallophores. La tête s'aplatit en disque dans les Damalis. Le front et la face se rétrécissent dans les Séuoprosopes ; cette dernière est plane dans ce même genre , ainsi que dans les Apoclées; elle est diversement saillante dans les autres ; sa moustache, également variée , n'en garnit que le bord inférieur dans les Craspédies, les Damalis; elle la couvre entièrement, et s'abaisse tantôt en longue fourrure dans les Lophonotes, et tantôt elle projette en avant quelques longs filaments soyeux dans les Sénoprosopes. La trompe, ordinairement terminée en pointe , s'émousse dans les Mallophores. Les antennes ont le premier article très-petit dans les Damalis; le troisième, généralement assez court, s'alonge dans les Mallophores, il s'élargit dans les Atracties. Le style ne varie pas moins dans sa longueur et sa conformation ; il se garnit de quelques soies en-dessous dans les Ommaties; il se termine en léger renflement dans les Trupanées , en palette dans les Lécanies ; il s'épaissit el se couvre de villosités dans les Gonypes.

Le thorax se singularise dans les Lophonotes en se hérissant de soies relevées en crête. L'abdomen, bien plus diversifié , se dilate en large ovale et se pare d'élégantes touffes de soies disposées en festons, dans les Craspédies ; il s'alonge en pétiole et se termine en massue dans les Gonypes; il s'aiguise supérieurement en carène dans les Lophonotes. L'organe copulateur des

197 ) niàles présente une foule de motlificalions daus ses ilimensious et ses formes, il est grand , large , horizontal et très-velu dans les Craspédies; il est grand, alongé, relevé obliquement et lomenteux dans les Erax ; les pièces latérales, qui sont trèsamples et en forme de valves dans ces deux genres et dans la plupart des autres, s'atténuent et se ramifient singulièrement dans les Lophouotes. L'oviducte des femelles prend la forme d'un cône comprimé dans les Asiles, d'une longue tarière dans les Erax et les Trupanées-, il se termine par un cercle de pointes divergentes , semblables à celles des Dasypogons, dans les Proctacantlies et les Apoclées.

Les pieds sont très-diversement garnis de duvet , de poils et de soies; la dernière paire est très-alongée dans les Gonypes; les cuisses sont un peu renflées dans les Lopbonotes ; les jambes postérieures sont arquées dans les Damalis ; le métatarse est court dans les Mallophores ; les ongles sont émoussés dans le même genre ; les pelottes manquent dans les Gonypes.

Enfin les ailes présentent d'abord une modification dans leur forme, qui est dilatée au bord extérieur dans les Erax, et alors la partie de la surface voisine de ce bord est plissée ou gauffrée d'une manière remarquable. Ensuite les nervures,. diversifiées comme dans les autres Asiliques, offrent, dans les genres Mallophore et ïrupanée , une disposition nouvelle qui consiste dans l'anastomose de la nervure sous-raarginale interne, plus rapprochée de la base de l'aile que celle de l'externe, et dans l'adjonction d'une petite nervure transversale qui divise en deux la seconde cellule sou&-marginale ainsi prolongée. Dans les genres Erax et Apoclée , la même disposition est esquissée ; mais la nervure sous-marginale externe s'arrête un peu au-delà de la petite transversale, au lieu d'aller se réunir à la marginale, et elle ne présente qu'un appendice plus ou moins court. Dans la plupart desProclacanthes, la nervure sous-marginale interne aboutit en se contournant vers l'extrémité du bord extérieur de l'aile , au

( 198 ) lieu du bord intérieur comme dans les autres Asiliques; les cellules marginale et quatrième postérieure sont ouvertes dans les Gonypes et les Damalis, et se rapprochent ainsi de la première sous-tribu ; la première postérieure est quelquefois ferfliée ; la nervure transversale qui sépare cette cellule de la basilaire externe est droite ou oblique ; la quatrième cellule postérieure est sessile ou pétiolée ; enfin l'anale est , dans les Damalis, beaucoup moins longue que dans les autres.

Les Asilites exotiques qui , ainsi que nous l'avons dit, présentent seules la plupart de ces modifications (1), s'élèvent approximativement à 270 espèces connues, réparties ainsi qu'il suit : les deux cinquièmes dans l'Amérique méridionale , et les trois autres à peu près également dans l'Amérique septentrionale , l'Afrique et l'Asie. L'Australasie n'en compte encore qu'un trèspetit nombre. Plusieurs genres appartiennent exclusivement, ou à peu près, à une seule région, les Lophonotes au Cap, les Damalis aux Indes-Orientales, les Craspédies à la Nouvelle-Hollande , les Mallophores au Brésil (2).

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