G. IMATISME, Imatisma, Nob
Epais, velu. Face à proéminence. Front linéaire (/. Troisième article des antennes aussi long que large, convexe en-dessus, surtout vers la base, droit en-dessous, arrondi à l'extrémité; style nu , inséré près de la base de cet article. Thorax couvert de poils un peu alongés. Abdomen à poils courts ; cinquième segment cT épais, presque nu, replié en-dessous et s'applquant contre le bord élevé du quatrième segment du ventre , pour cacher l'organe sexuel. Cuisses postérieures très-épaisses, assez velues ; (f^ une touffe de poils vers l'extrémité endessous; jambes postérieures robustes, arquées, surtout du côté extérieur légèrement cilié. Ailes : cellule marginale ouverte ; sous-marginale pédiforme.
L'Eristalis posticatus. Fab. , Wied., présente, par l'ensemble de ces caractères, des différences qui l'éloignent non-seulement de ce genre , mais de ceux qui l'avoisinent , tels que les Hélophiles , les Mallotes , les Mérodons.
Il diffère de tous par la conformation de l'organe sexuel du mâle ; des Eristales en particulier par le faciès, l'épaisse fourrure du thorax et l'ouverture de la cellule marginale des ailes ; des Hélophiles, également par le thorax , le front linéaire des mâles; des Mallotes, par le troisième article des antennes, par le front linéaire , par l'épaisseur des cuisses postérieures ; des Mérodons , par le troisième article des antennes , l'absence de
dents à la cuisse postérieure , la forme de la première cellule postérieure des ailes.
Nous croyons donc devoir considérer ce Diptère comme type d'un nouveau genre dont le nom fait allusion à la fourrure qui le revêt.
Bosc rapporta deux mâles de la Caroline, d'après lesquels Fabrîcius fit la description qui fut reproduite par Wiedemann; ils font maintenant partie du Muséum de Paris. Nous avons vu une femelle venant de la Caroline dans la collection de M. Ser ville.
Nous décrivons une seconde espèce voisine , qui habite les Indes orientales.