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Trompe arquée. Antennes plus longues que U léte ; I." article plus long TOXOPHORF
mpe droite. Antennes i peine de la longueur de Jl tète ; 1." artiJe „--,-..--
long que le 3..; 3'- GEBO>.
Les deux genres Bombyle et Anthrax étaient primitivement très-naturels, Irès-distincts l'un de l'autre, et fondés, au moins en apparence , sur des caractères importants ; mais lorsque des groupes nouveaux vinrent se ranger autour d'eux et que Latreille institua les deux tribus dont ils sont les types, on ne tarda pas à reconnaître que la plupart de ces modifications tendaient à les rapprocher et à les confondre. Chaque caractère différentiel d'une tribu se retrouva dans quelques genres de l'autre , et surtout depuis que les explorations exotiques ont fait connaître un grand nombre de combinaisons organiques nouvelles, les limites s'effacèrent complètement. En effet, la trompe épaisse et courte des Anthrax s'atténue et s'alonge assez souvent , comme chez les Bombyles , et vice versa. Le front des mâles , large chez les premiers , se rétrécit fréquemment comme celui des derniers; l'insertion soit distante, soit rapprochée des antennes , ne présente pas plus de constance ; et il en est de même de la forme des yeux , ovale ou réniforme. Quant à la conformation du corps, autant elle établit de différences entre les Bombyles et les Anthrax, autant les nombreuses modifications qu'elle présente dans les genres intermédiaires tendent-elles à confondre les deux, tribus. Tout nous démontre donc l'impossibilité de les conserver , parce que les caractères sur lesquels elles sont fondées manquent tous de stabilité. Mais il en est tout autrement de ceux qu'elles ont en commun : la fourrure épaisse mais bien peu adhérente du corps» les écailles souvent argentées que recouvre celte fourrure , la ténuité des pieds , la petitesse des pelottes tarsales et le degré de composition des nervures alaires , sont autant de liens qui les unissent entr'elles et qui les distinguent des autres Tanystomes. Le caractère tiré des ailes surtout est d'une constance parfaite et leur appartient exclusivement ; nous voulons parler des cellules postérieures , au nombre de quatre au lieu de cinq. Si nous considérons la dégradation progressive qui se
manifeste sous ce rapport chez les Diptères , et qui est admirablement en harmonie avec celle que subissent simultanément les autres organes, nous ne pourrons méconnaître l'importance d'un caractère en apparence si insignifiant , et en même temps la place que ce groupe occupe naturellement dans la série, c'est-à-dire entre ceux qui ont cinq cellules postérieures aux ailes et ceux qui n'en ont que trois. Il est vrai que le nombre des sous-marginales s'accroît assez souvent, qu'il est alors de trois et même quelquefois de quatre au lieu de deux > et que les ailes semblent gagner d'un côté ce qu'elles perdent de l'autre; mais ces cellules supplémentaires ne sont formées que de nervures transversales dont l'importance physiologique paraît moins importante que cellç des longitudinales , sans doute parce qu'elles communiquent moins directement avec la base d'où elles tirent leurs moyens d'action.
D'après ces considérations , nous ne formons de ces Diptères qu'une seule tribu, qui semble peu naturelle à cause des deux types principaux qu'elle présente , mais qui nous paraît indivisible depuis la découverte de toutes les modifications qui les lient entr'eux.
Ce sont surtout les Borabyliers exotiques dont les organes se modifient avec plus de diversité. Ils se répartissent dans les trente-un genres dont nous composons la tribu , tandis que ceux de l'Europe , beaucoup moins nombreux , se concentrent dans dix groupes génériques. Sur près de trois cents espèces exotiques connues , en y comprenant celles] de la Barbarie , de l'Egypte et de l'Asie occidentale, qui se retrouvent en Europe, plus de la moitié appartient à l'Afrique , un tiers à l'Amérique, et le reste à l'Asie. L'Océanie n'en compte presque pas encore.