‹ Diptères exotiques nouveaux ou peu connusChapitre 574 sur 786 · G. LUCILIE, LuciLiA, Rob. D., Macq. , Met^. Supp · texte numérisé non relu

G. LUCILIE, LuciLiA, Rob. D., Macq. , Met^. Supp

Tête déprimée. Épistome sans saillie. Antennes atteignant l'épistome; troisième article quatre fois plus long que le deuxième ; style plumeux. Abdomen ordinairement court , arrondi. Ailes écartées; première cellule postérieure atteignant le bord peu avant l'extrémité ; nervure externo-raédiaire plus ou moins arquée et concave après le coude.

Les Lucilies sont répandues dans toutes les parties du globe , comme en Europe , vivant sur toutes les substances animales et végétales qui ont cessé de vivre et dont elles hâtent la décomposition en y plaçant le berceau de leurs larves.

Les espèces exotiques sont nombreuses , souvent peu différentes, et difficiles à distinguer entr'elles.

Les modifications organiques ont peu d'importance et consistent dans la présence ou l'absence des petites soies de la face, dans le plus ou moins de longueur de l'abdomen , dans la disposition des nervures des ailes, dans la composition des yeux.

Les modifications de la face partagent les Lucilies en deux sections , à peu près également nombreuses que M. Robineau-

Desvoidy a élevées au rang de genres : Les Chrysomyios qui ont la face nue; les Lucilies qui l'ont bordée de quelques petites soies. La première de ces modifications n'a encore été observée que parmi les espèces exotiques; elle nous a paru trop légère pour être considérée comme caractère générique.

Les différences dans la longueur de l'abdomen ont également peu d'importance et n'affectent qu'un petit nombre d'espèces dont M. Robineau-Desvoidy a formé le genre Phormie.

Quant aux nervures des ailes , elles ne présentent aussi que des modifications légères, mais nombreuses et propres à distinguer enlr'elles la plupart des espèces : ainsi l'externo-médiaire est plus ou moins arquée et quelquefois droite après le coude ; ce coude est tantôt anguleux et tantôt plus ou moins arrondi ; il présente dans plusieurs espèces un petit appendice à peine visible; la petite nervure transversale qui sépare la cellule basiiaire externe de la première postérieure est ordinairement oblique, mais parfois perpendiculaire à sa base ; celle qui termine postérieurement la cellule discoïdale est diversement courbée et s'anastomose à l'externo-médiaire à des distances plus ou moins rapprochées en deçà du coude.

Ces modifications des ailes sont minutieuses, difficiles à distinguer entr'elles, et même quelquefois un peu variables. Cependant nous les considérons généralement comme les meilleurs caractères spécifiques ; nous en sommes convaincus d'après l'examen scrupuleux d'un grand nombre d'individus des deux sexes, tant exotiques qu'européennes.

Les yeux des mâles se modifient sous le rapport des cornées qui en composent la surface. Dans plusieurs espèces, elles sont assez grandes, à l'exception de la partie inférieure qui reste dans sa petitesse normale.

Les couleurs présentent aussi de nombreuses modifications : le noir, le fauve , le jaune colorent diversement les palpes , la face, les joues, le front, les antennes; le vert , le bleu; le

violet, à l'éclat métallique, brillent sur le thorax et l'abdomen; tantôt diversitléspar des bandes plus foncées, tantôt légèrement voilés par un duvet blanc. Ces couleurs distinguent assez souvent les espèces; cependant celles du thorax et de l'abdomen sont sujettes à changer de nuances, de sorte qu'elles ne présentent pas de caractères spécifiques certains , et qu'elles ont produit la confusion qui règne dans la détermination de ces Muscides.

Les Lucilies, répandues sur toute la terre, abondent en espèces exotiques. Quoique chaque région en possède plusieurs espèces , il semble assez souvent que l'une d'elles prévale en nombre sur les autres , comme le L. Cœsar en Europe. Ainsi, le L. Flaviceps, à la côte de Coromandel; le Brunnipes , à l'î'e de France; le Macellaria , au Brésil. D'autres étendent leur sphère : notre L. Cœsar se retrouve dans l'Amérique septentrionale ; le Pubescens au Sénégal ; le Megacephala habite la Guinée et Java; îe Marginalis la Gafrerie, la Nubie, l'Arabie.

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