XVI* JOUR
jourd'hui humblement aux jugements des hommes.
Alors l'humble et le pauvre auront une grande confiance; et de tous côtés l'épouvante environnera le superbe.
Alors on verra qu'il fut sage en ce monde, celui qui apprit à être insensé et méprisé pour Jésus-Christ.
Alors on s'applaudira des tribulations souffertes avec patience, et toute iniquité sera muette. ( PS. cvi. 42. )
Alors tous les justes seront transportés d'allégresse, et tous les impies consternés de douleur.
Alors la chair affligée se réjouira plus que si elle avait toujours été nourrie dans les délices.
Alors les vêtements pauvres resplendiront, et les habits somptueux perdront tout leur éclat.
Alors la plus pauvre petite demeure sera jugée au-«.^ dessus des palais tout brillants d'or.
Alors une patience constamment soutenue sera de plus de secours que toute la puissance du monde; et une obéissance simple , élevée plus haut que toute la prudence du siècle.
Alors on trouvera plus de joie dans la pureté d'une bonne conscience, que dans une docte philosophie.
Alors le mépris des richesses aura plus de poids dans la balance, que tous les trésors de la terre.
Alors le souvenir d'une pieuse prière vous sera de plus de consolation, que celui d'un repas splendide.
Alors les œuvres saintes l'emporteront sur les beaux discours.
Alors vous préférerez une vie de peine et de travail à tous les plaisirs de la terre.
RÉFLEXION
Peut-être avez-vous été étonné^ scandalisé, mon
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cher enfant, en voyant siii* la terre les honneurs, les richesses, les joies naître, pour ainsi dire, sous les pas de beaucoup de pécheurs, tandis que des saints, des justes passent leur vie dans les tribulations et les larmes. S'il y a un Dieu dans le ciel, avez-vous dit, cornaient les choses peuvent-elles se passer ainsi? où est donc sa justice? Attendez, attendez, esprit impatient et petit être (l'un jour; le Dieu à qui appartient l'éternité rendra à chacun selon ses œuvres : aux pécheurs, la mort; aux justes, la vie éternelle. Méditez bien cette vérité.
XVÏP JOUR.
Qu'il faut travailler avec ardeur à l'amendement de sa vie.
Soyez vigilant et fervent dans le service de Dieu.
Embrasez-vous donc du désir d'avancer , parce que vous recevrez bientôt la récompense de vos travau , et qu'alors il n'y aura plus ni crainte ni douleur.
Maintenant un peu de travail et puis un grand repos; que dis-je? une joie éternelle î
Vous devez conserver une ferme espérance de parvenir à la gloire ; mais il ne faut pas vous livrer à une sécurité trop profonde, de peur de tomber dans le relâchement ou la présomption.
Un homme qui flottait souvent plein d'anxiété, entre la crainte et l'espérance, étant un jour accablé de tristesse, entra dans une église, et, se prosternant devant un autel pour prier, il disait et redisait en lui-même ; Oh! si je savais que je dusse persévérer! Aussitôt il entendit intérieurement cette divine réponse : Si vous le saviez, que voudriez-vous faire? faites maintenant