‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 119 sur 128 · XIX« JOUR · texte numérisé non relu

XIX« JOUR

De la joie d'une bonne conscience.

La gloire de l'homme de bien est le témoignage de sa conscience. (II. corinth. i. 12.)

Ayez la conscience pure, et vous posséderez toujours la joie.

260 LKCTURES OU MÉDITATIONS.

La bonne conscience peut supporter beaucoup de choses, et elle est pleine de joie dans les adversités.

La nnauvaise conscience est toujours inquiète et troublée.

Vous jouirez d'un repos ravissant , si votre cfjeur ne vous reproche rien.

Les méchants n'ont janfiais de véritable joie, ils ne possèdent pas la paix intérieure, parce quil rCy a point de paix pour V impie , dit le Seigneur, (isaïe. VII.) Et s'ils disent : Nous sommes dans la paix , les maux ne viendront pas sur nous : et qui oserait nous nuire? (jérémie. v. 12.) Ne le croyez pas ; car la colère de Dieu se lèvera soudain , et leurs œuvres seront réduites à rien et leurs pensées périront.

Il jouit d'une grande tranquillité de cœur, celui que n'émeut ni la louange ni le blâme.

Il sera aisément en paix et content , celui dont la conscience est pure.

Vous n'êtes pas plus saint parce qu'on vous loue , ni plus imparfait parce qu'on vous blâme.

Vous êtes ce que vous êtes ; et tout ce qu'on pourra vous dire ne vous fera pas plus grand que vous n'êtes aux yeux de Dieu.

Si vous considériez bien ce que vous êtes en vous-même, vous vous embarrasseriez peu de ce que les hommes disent de vous.

L'homme voit le visage , mais Dieu voit le cœur. (rois. XVI. 7.) L'homme regarde les actions , mais Dieu pèse l'intention.

Faire toujours bien et s'estimer peu , c'est le signe d'une âme humble.

Avoir toujours Dieu présent au dedans de soi, et ne tenir à rien au dehors, c'est Tétat de l'homme intérieur.

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RÉFLEXION

Chaque homme porte au dedans de soi un juge secret qui le condamne ou le justifie, selon qu'il a fait le bien ou le mal.

Ce juge , c'est la conscience. N'avez-vous pas bien (les foiS;, mon enfant, entendu ses arrêts? Rappelezvous le jour où, loin de l'œil de vos parents et de vos maîtres, vous vous êtes laissé entraîner à une première faute grave. Une voix accusatrice et sévère a crié aussitôt au dedans de vous ; Non licet : ce que tu viens de faire n'est pas permis, c'est un mal. Cette voix importune, vous avez voulu l'étouffer, elle a parlé plus haut. Vous avez désiré la fuir, elle vous a poursuivi. Le jour, lu nuit, au milieu du monde comme dans la solitude, le souvenir de votre péché s'est dressé comme un spectre (levant vous; car il est écrit: Il n'y a point de paix pour la conscience coupable. Revenez à Dieu et vous vivrez.

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