‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 49 sur 128 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

jjiis. — OI)scrve-t-il la loi du dimanche, \otre fils? —Quand il le peut et il le peulbien rarement. — Faitil encore sa prière? — Je le lui recommande souvent . Pauvre enfant, c'est lui que nous aperçûmes l'autre jour par hasard au détour d'une rue. Pendant les premiers mois qui suivirent sa première communion, encore bon et candide, et ne mettant aucune limite à la confiance qu'il avait placée en nous, du plus loin qu'il pouvait nous apercevoir, il accourait avec empressement et nous saluait avec bonheur. Insensiblement nous le vîmes gêné et embarrasse; d'abord il prit un détour pour nous éviter, puis peu après il passa comme un étranger à côté de l'ami qui ne l'avait pas pourtant banni de son cœur. Fautil le dire? Nous avons vu quelquefois, non sans une insigne douleur, de grands jeunes gens auxquels nous avions prodigué les soins les plus tendres, laisser tomber sur nous un regard dédaigneux et de pitié, comme si nous étions coupables de les avoir trop aimés. Hélas! nous ne les accusons pas encore d'être méchants, nous ne les croyons qu'égarés. Mais rentrons bien vite dans l'enceinte sacrée que nous n'avons quittée qu'à regret. Nous en étions à la recherche de nos brebis perdues ou absentes du moins. Le divin pasteur des âmes disait un jour dans une effusion d'amour : Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, ^ous suisse, nous connaissons toutes les brebis que le Père céleste nous avait don-

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