‹ Directions spirituelles a l'usage des clercsChapitre 46 sur 55 · V. — Correspondance · texte numérisé non relu

V. — Correspondance

L'appel du sanctuaire vient de Dieu : la réponse pratique, la correspondance dépend de notre libre arbitre. On peut se perdre malgré une vocation divine : témoin Judas.

Comment répondre à l'appel divin?

Au préalable, par la consécration totale de soi-même au service de l'autel. (Cf. Imit., IV, ch, VIII et IX.)

Les trois grands moyens de correspondance à une vocation connue et acceptée sont les suivants :

1° Les ordinations : c'est le moyen organique et officiel qui fait le prêtre. Or la mesure de grâces des saints ordres répond à la préparation et à la coopération : ainsi les retraites sont les grands jours de grâce, qui répondent de tout un avenir : secundum propriani mjusque disposilionem et cooperalionem, comme parle le Concile de Trente.

2° Le règlement du séminaire : le Concile de Trente l'a conçu; il a i)Our lui trois siècles d'épreuve. C'est le moule d"où est sortie la réforme du clergé ; mais pour nous servir, il faut qu'il nous

serre et qu'il gêne nos caprices et notre allure. Il doit être brisé un jour, après nous avoir donné la consistance de la forme sacerdotale : sicut liahetis formam 7} os tram.

3° L'esprit du st-minairc : la lettre ne sert de rien sans l'esprit qui vivifie. Un séminaire n'est pas constitué par une enceinte de murailles, mais par l'esprit qui Tanime et le caractérise.

Cet esprit, on le puise dans l'exercice de la direction, dans les entretiens du supérieur, dans les ouvrages qui servent aux examens, à l'oraison, aux lectures spirituelles, dans les traditions de nos aînés du sacerdoce.

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