Cette rénovation doit être publique, et il doit en
conster par acte public et authentique.
A cette fin un registre spécial en renfermera le procès-verbal signé du Supérieur ou de son délégué et du religieux luimême (1). Même si cette rénovation revêtait une forme privée, ce que n'approuve pas la S. Congrégation, elle doit être certifiée par un acte authentique.
159. On doit soigneusement distinguer la rénovation juridique de celle qui est de pure dévotion. La première doit se faire après l'expiration des vœux : l'autre peut se faire plusieurs fois durant le cours de l'année aux jours déterminés par les Constitutions.
La rénovation de pure dévotion n'a aucune valeur juridique ; elle est un témoignage des bonnes dispositions de l'âme vis-àvis de Dieu, à qui elle déclare vouloir demeurer unie. La rénovation légale au contraire est la confirmation authentique du contract de la première profession. Mais cette rénovation n'a d'effet qu'autant que la première profession a été valide (2). Toutefois si les constitutions d'un Institut déclaraient expressément que cette rénovation a la valeur de la première profession, dans le cas où celle-ci serait nulle par suite de quelque empêchement, le religieux, agissant ainsi en pleine connaissance de cause, s'obligerait de la même façon que si sa profession avait été valide. C'est le cas p. ex. pour les scholastiques de la Compagnie de Jésus.