Id. : force
,4. Œuvres diverses, 1670.
. Veruin est? an timidos fabula decipit, Umbras corporibus vivere conditis?
Cuiu conjux oculis imposait maaum,
Supremusque dies solibus obslilit, Et tristes cincies urna coercnit,
PIÈCES LIBIÎRTINKS KT PHILOSOIMIIQUES
Piencoiitre-t'il eiicor ailleurs Les mal-heurs dont il se délivre?
Ou mourant une fois pour jamais ne revivre, Daus le sein du Néant porte-t'il ses malheurs?
Et son âme en l'air échapée, Avec le dernier soufïle est-elle dissipée?'.
Tout ce qu'environne la mer.
Ce que voit le Soleil de ses routes sublimes, Le Temps d'un pied viste et léger L'emportera dans ses abismes.
Ces errans Ministres du sort
Dont la course règle la nostre, Les Astres sans repos tournent d'un Pôle à l'autre, Sans' repos tous leurs pas nous mènent à la mort;
Et sur la redoutable Rive On fond dans le Néant anssi-tost qu'on arrive -
Gomme se perd en un moment Cette portion dair dans les corps enfermée, Que le plus actif élément Développe, et pousse en fumée :
Comme au soufïle des aquilons,
On A'oit bien-tost évanouie Une grosse nuée, ou de gresle, ou de pluye, Qui d'un déluge affreux menaçoit les valons;
Ainsi s'épand cette âme vaine Qui meut tous les ressorts de la Machine humaine^
Tout meurt en nous quand nous mourons, La mort ne laisse rien, et n'est rien elle-mesme; Du peu de temps que nous durons Ce n'est que le moment extrême.
Cesse de craindre, ou d'espérer Cet avenir qui la doit suivre.