‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 4)Chapitre 100 sur 169 · C. Dans cet estât, tu te fais craindre · texte numérisé non relu

C. Dans cet estât, tu te fais craindre

Chacun parle en tremblant d'effroy (6) !

Pauvre Paris, en bonne foy.

N'es-tu pas un bel homme h peindre?

N'es-tu pas, comme on dit icy,

Un petit monde en raccourcy?

(i) Les murailles de Paris sont fort peu de rhoso. Ses portes sont faites en Arcs de Triomphe : elles ne se ferment point, et l'on y peu» presque entrer partout jour et nuit ; aussi n'y a-t-il point garnison pour les garder. Le Guet, de deux cents hommes, que la Ville entretient, n'est que pour faire la palrouille, et pour empêcher qu'il n'arrive point de désordre (de Bl.).

(2) L'auteur fait sans doute allusion aux bastions non achevés de la quatrième enceinte commencée sous Charles IX (A. B.).

(3) Var. de 167^ : Déjà de tes murs les créneaux.

(4) Id. : Sont rouillez de ifieillesse pure.

(5) Peut-être Cl. Le Petit veut-il désigner la tour di»c de Hois. adossée à la galerie du Louvre et dominant la porte Neuve /A. B.).

(6) Var. de 1672 : Chacun tremble en parlant de toy.

Oùy, par les droits de représailles.

Tu mérites ce tiltre*lh; Le monde n'a point de murailles, Et tu luy ressemble en cela.

l'ahsexal.

Cl. N'oublions pas dans ce Registre, Ce vaste et grand logis bourgeois ; Icy le Jupiter François (i) Fait fourbir son foudre sinistre.

Pourquoy nomme-t-on Arsenal, Muse, ce jardin infernal, Qui fait la figue h tous nos marbres (2) ? Le sujet quadre-t-il au nom?

On y compte plus de mil arbres, Et l'on n'y voit pas un canon (3).

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