‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 4)Chapitre 151 sur 169 · LE MARCHÉ DO TEMPLE · texte numérisé non relu

LE MARCHÉ DO TEMPLE

Ardent et rigoureux Soleil

Quand tu sors des bras d'Amphitrite,

Et que ton visage vermeil

Prend congé de ta favorite ;

Plein de rayons et de chaleurs

Tu peins de cent mille couleurs

(i) Le Pont au change avait brûië dans la auit du 24 octobre 1611 (roir Mercure français, i6ai, T. VII. p. SSg).

(a) Ces cabarets ne sont pas cités dans le Guidon bachique, vers 1646.

LU petit Marché dans le Temple :

Mais quand il se noircit au soir, Je noii'cirois à son exemple Si je ueiitrois dans le Pressoir [t).

lE MAKCHf. AtX CHF.VAtX.

Cherc he (jni voudra Menjamin, Beauplan, Memont el Belleville, Afin d'apprendre le ihemin Kt d'avoir l'adresse subtile, Pour voir si dedans le Marché l'n cheval n'est point entaché De foucades ou de caprices ; Pour moy le soir et le matin Je lais maneige dans les Stiisses, Ou dans Limage S. Martin (i).

LA FoinK s. (;EnMAIX.

(>ue toutes les perles du Sur, Que les Pierres Orientalles.

Que l'or et l'argent et l'azur.

Et que les richesses tolalles Viennent du jour au lendemain Orner la foire S. Germain :

Tous les trésors de cette foire N'augmentent en rien mon bon-heur, Si par eux je ne trouve à boire Dedans Le Riche Laboureur (a).

LES ROTISSERIES.

Combien de fois, braves guerriers, Durant nos troubles domestiques, Quand nous ariachions les lauriers Sur les lerr-es des hérétiques,

(I) Le Pressoir cl /.'Inuifie S. Martin iie sont pas cités dans le Guidon bachique (vers 1646).

(a) Noubliez-pas de vous venir rendre à collation, ou à saint Martin, ou à L'Aigle royal, ou au liiche-Laboureur. {Les visions admirables... 1635). — Le Miche Laboureur, a existé de i58i k 17-3 au coin méridional de la nie Monsieur le Prince, au lieu même où fut ouvert lo C'arrcfour de l'Odéon. Célébré dans une des plus curieuses pièces dcDalibray : l'Auberge (OEuv. poétiques, 1653) ce cabaret était aussi cher à Scarron. (Ad. Van Bever.) — Le Riche Laboureur o'ett pas cité dans le Guidon bachique, vers 1646-

Avons-nous au son des tambours

Souhaité que la rue aux Ours

Fit marcher les Rôtisseries,

Et que les pots des Trois CuiUiers[i)

Pour appaiser nos fascheries

Vinssent nous servir d'oreilliers ?

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