‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 4)Chapitre 6 sur 169 · X LA FAMILLE I)K CLAUDE LK PETIT · texte numérisé non relu

X LA FAMILLE I)K CLAUDE LK PETIT

Magdeleim-. u) janvier 1639; Charles, 7 novembre iG/ji; Marie, I 5 janvier 16.', j; Jacqnes, 20 février 1647(1).

Cuy-Snint-Fincra.

Claude Pelil c|iii nieuri âgé de 80 ans le 9 août ifi'io, sa lllle Mario succombe dix jours après, le iv, aoùl.

Un second Claude Petit, décédé le 8 septembre ifJSa, avait eu de son mariage avec Thoinette Goret, morte le a/i août 162a, quatre enfants : Nicolas ;Catherinc, i\ octobre i6iv.; Marie, 3 septembre i6i5, Charlotte, ■.>./, avril 1617,

Fiacre Petit, mort le .a8 mai 16^9, laissait six enfants : Noëlle, i5 décembre i6i3; Nicolas, aa février i6r6; Charles, a', mai 1G18; l-^rançois, 7 octobre iGao; Jane; Marie, 28 mai ir»i4.

Pierre Petit, nuTrt le afi mars 16a/,, laissait cinq enfants : Claude; Marin, a octobre i6i5; Noël, 3 mars ifiiS; Marie, 10 août 1619; Charles, o.\ août i6aa.

Nous avons négligé les alliances des filles Petit.

En résumé, le registre de Beuvreuil infirme complètement l'assertion de Claude Le Petit en ce qui concerne sa naissance.

Passons maintenant h son père et à son frère.

Les deux notes, relie manuscrite sur l'exemplaire du Paris ridicule do 166 f< :

a L'auteur de ce po/Mue éloil fils d'un tailleur, il éloit bon poète el avoit beaucoup d'esprit, mais fort libertin. Il fut brûlé en place de Grève pour avoir fait plusieurs pièces satiriques, particulièrement un livre infâme contre la Vierge, ainsi il mourut au lieu qu'il appelle bien commode pour les in fûmes ; 'û avoit un frère qui étoit tailleur à Paris et qui ne sentoit guères moins le fagot que luy. »

(1) En citant Cl.iudc Le Polit, dit Théophile le jeune, dans notre Histoire posthume de Théophile de Vian (Le Procès de Théophile, t. //) et dans un article sur le libertin (Complément il sa hio-hihliographie, Revue des livres anciens, t. /, fnsc. 2, juillet 1913), nou.s l'avions donné comme fils naturel de cette Claude Petit, femme Dubois, d'apr/'s l'indication de M. Graillon, instituteur à Dampierre en Bray ; mais M. Graillon n'avait pas déchiffré complètement le registre de Dampierre, ni ronsullé celui de Cuy-Saint-Fiacre, tous deux d'une lecture très difficile. Le dépouillement de ces registres, dû à M"* Guilbcrt, institutrice à Dampierre, nous a apporté la preuve que Claude Petit était mariée depuis le ao juillet i639., et qu'elle avait eu cinq enfants dont un bien avant la naissance présumée du poète Claude Le Petit. Cette hypothèse était done à abandonner.

liA FAMILLR l)K CLAUDE l.K PKilT XI

et oc'llo iinpiiiiK'C du Tableau de la vie et du Gouvernement de Messieurs les Cardinaux Richelieu et Mazarin, 1G9^i :

'< L'auteur de ce poème était M' Petit, avocat, fils d'un tailleur, nui fut brillé [sic) en Grève, et son frère, aujourd'huy tailleur à Paris, dit souvent des choses qui sentent le fagot. Celuy-ci fut brillé (sic) à cause de plusieurs sonnets satyriques, particulièrement contre l'honneur de la Vierge. «

sont très formelles sur leur profession, à tous deux, de tailleur.

Le père de Claude Le Petit, ayant été tailleur à Paris, notro Claude a vraisemblablement vu le jour dans cette dernière ville ainsi que son frère, plus tard tailleur également, dont il a parlé dans son roman L'Heure du Berger, 1662 : « J'en prends à témoin mon frère, mon libraire et notre servante. »

S'il est impossible, après la destruction opérée sous la Commune des registres paroissiaux des églises de Paris, déposés à l'Hôtel de ville, de retrouver l'acte de baptême de Claude Le Petit et de son frère, il devrait en être tout autrement de celui de son père, qu'on aurait chance de découvrir da'ns la région de Beuvreuil, il la condition de connaître son prénom. Nous disons dans la région de Beuvreuil, parce que Claude Le Petit a déclaré avoir été élevé (c par une de ses tantes » et cette tante était certainement fixée à Beuvreuil. Claude aurait ainsi désigné non le lieu où il naquit, mais l'endroit où il aurait passé sa première enfance. Celte interprétation paraît assez plausible.

Un Petit de la région de Beuvreuil ayant eu deux fils, dont l'un tailleur, a-t-il été tailleur à Paris? Dans l'affirmative, s'il s'v est marié, a-t-on son acte de mariage?

Aux A rehif es nationales dans les registres des Insinuations du C/iatele/, nous avons rencontré^ une multitude d'actes relatifs à des Petit, tailleurs, celui-ci a retenu notre attention :

Le ,'> septembre i6,i/| f^douard Petit, tailleur d'Iiabils à Paris, rue du Chantre fi), paroisse Saint-Gèrmain-l'Auxerrois, majeur et jouissant de ses droits, fds de Pierre Petit, laboureur, demeurant à Gournav en Nor-

(i) L.1 rue du Chantre coramençait rue de Beanvais cl finissait rue Saint- Honoré. Supprimée en i854, elle est comprise aujourd'hui dans le périmètr»» de l'hôtel du Louvre (Alf. Francklin).

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