‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 5)Chapitre 18 sur 202 · IMPRIMÉS · texte numérisé non relu

IMPRIMÉS

I. Lettre d'Eraste à Philis sur le poème de la Pucelle (de Chapelain) (en vers et en prose). Paris, Ghamhoudry, 1656. In-4.

Le seul exemplaire connu est à la Bibliothèque de Troyes. Chapelain ou plutôt Jean de Montigny répondit à cette attaque par la Lettre à Eraste pour réponse à son libelle contre la Pucelle. Paris, Courbé, 1656. ln-4.

IL Le Chapelain décoiffé, comédie en un acte et en vers, dédié à MM. de l'Académie françoise. Paris. Nicolas Thibaut, 1666. In-12.

Boileau n'aurait écrit que quatre vers du Chapelain décoiffé et Furetière, suivant Charpentier, serait l'auteur des stances.

III. Critique (en prose) de M. de Linières sur le passage du Rhin de M. Despréaux (Ms. Nouv. acq. fr. 22337, de la Bibl. Nat. f. 137).

Les poésies diverses de Lignières ont été imprimées dans un certain nombre de recueils collectifs. Voir notre Bibliographie des recueils collectifs de poésies publiés de J597 à 1700, T. II, III et IV. Cette Bibliographie indique également les ouvrages, autres que les florilèges, qui renferment des pièces de Lignières.

Il» MANUSCRITS

Au xviii® siècle, il existait encore plusieurs manuscrits des vers libertins de Lignières. Jusqu'ici on n'en a pas retrouvé. Bruzen de La Martinière nous apprend qu'un Prince (Henry Jules de Bourbon, fils du Grand Condé) en possédait un qu'il a dû détruire :

« Ses vers libertins (de Lignières) ont été conservés parmi les personnes » du même goût qui se les communiquent en manuscrit. J'en ai vu un gros

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» recueil qui était tombé entre les mains d'un Prince qui le païa fort cher, » apparemment pour le brûler'. »

\'oici ce que celte indication est devenue sous la plume de M. Magne; elle termine son Ugnières :

« Peu lie temps après s.t disparition {de Lignières), Henry Jules de Bourbon, » fils du Grand Condé, s'emparait de ses poésies et les livrait au feu. 11 » paraissait ainsi venger la relif/ion sans cesse assaillie par le satirique senli- » sien. En réalité, il détruisait aux yeux de Louis XIV et de la marquise de » Mainlenon, tombés dans la bigoterie, la preuve quun Condé avait, de son » vivant, commandé les cohortes- de l'athéisme. »

M. Emile Ma|^ne, dans la seconde version de son livre : Un ami de Cyrano de Bergerac : Le Chevalier de Lignières, a dressé une table des poésies de Lifjnières divisée en deux parties. La seconde partie mentionne les pièces inédites dont :

Sonnet (contre Boileau) : Despréaux, grimpé sur Parnasse.

Ce sonnet, si connu el si souvent cité, quoique attribué a Lignières par Jrailh : Querelles littéraires^, est incontestablement de Saint-Pavin ; il se lit en bonne place dans le recueil des poésies de ce dernier publié par Paulin Paris : [Silvandre, monté sur Parnasse). Ces quatorze vers jouent d'ailleurs de malheur : René Kerviler, l'abbé Fabre'' el M. Colas les ont mis au compte de l'auteur de La Pucelle parce qu'ils figurent dans un Ms. des poésies de Chapelain déposé à la Bibliothèque nationale.

A Mgr le Prince de Condé : Prince en parlant de vos exploits .

Ce dizain est également de Saint-Pavin, malgré l'attribution à Lignières du Ms. de Bordeaux. On le trouve également dans l'édition Paulin Paris, p. 48 : Quand on parle de vos exploits.

1. lirnzen de La Martinière : Aouveau recueil des épigrammatistes français el modernes, Amsterdam, 1724, t. l, p. 372.

i. Il 110 faut pas prendre ce mot à la lettre. Les cohortes de Condé se composaient probablement des quelques libertins qui se trouvaient parmi ses nombreux amis : Milon, Saint-Pavin, Des Harreaux, etc., etc.: une ou deux douzaines au maxiniimi!

3. Voici le texte de Tabbé Irailh : « Est-il étonnant qu'il (Boileau) ait si peu » ménagé Saint-Pavin et Linière. Ils cherchèrent à s'en venger; l'un fit contre lui « des couplets infûmes, et l'autre un sonnet où l'on disait de Boileau :

» S'il n'eût mal parle de personne » On n'eut jamais parlé de lui. »

On ne connaît jias de couplets infâmes de Saint-Pavin sur Boileau et d'ailleurs ce poète si spirituel a fait très peu de chansons et beaucoup de sonnets; au contraire Lignières passe pour avoir composé beaucoup de chansons et fort peu de sonnets et on sait que ses poésies sont perdues en grande partie. N'y aurait-il pas là tout simplement de la part d'Irailh une rédaction trop hàlive, nous croyons qu'il faut lire : Est-il étonnant qui! ail si peu ménagé Linière et Saint-Pavin...

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