REMERCIEMENT AUX CRITIQUES
qui ont rendu compte de quelques-uns des ouvrages de cette histoire documentaire des libertins du xvii® siècle,
Xofrehis foire documentaire des libertins du XVII^ siècle, aujourd'hui terminée, comprend onze ouvrages et quatorze volumes; elle nous crée le devoir et le plaisir d'apporter aux éminents critiques qui nous ont sinon encouragé, tout au moins soutenu dans ce laborieux travail, l'expression de notre gratitude : Le regretté Paul Bonnefon, MM. Michaul, Georges Montorgueil, Roustan, Ernest Jovy, C. Vergniol, pour ne citer que les principaux, en rendant hommage à la conscience et la probité de nos recherches, se sont uniquement attachés à la partie biographique ; la thèse générale qui nous paraissait ressortir des œuvres des libertins, vues à la lumière de leurs vies, a été volontairement laissée de côté. Leur silence à cet égard s'explique par le fait qu'ils ont probablement jugé notre thèse exagérée ou erronée. Ils se sont refusés à affaiblir leurs éloges de détail par une censure de l'ensemble. Nous sommes profondément touché de leur délicatesse.
Il serait cependant injuste de passer sous silence les critiques qui, ayant reçu nos livres, n'en ont jamais parlé, soit qu'ils ne les aient pas parcourus, soit qu'ils aient préféré s'abstenir qu'exprimer une opinion défavorable. La liste serait trop longue et notre mémoire trop infidèle pour rappeler ici leurs noms. Cependant nous ferons une exception en faveur de M. André Beaunier qui. aujourd'hui, a en mains le sceptre qu'ont brillamment tenu les Lemaitre, les Brunetière, les Faguet, etc. Chacun est à même d'apprécier son indépendance et son admirable compréhension. M. Beaunier, avant d'avoir lu }ios livres, nous avait promis d'en donner un compte-rendu. Il ne l'a pas fait — on sait maintenant pourquoi — et sa décision a été infiniment regrettable. lia ainsi privé les lettrés d'une étude remarquable sur l'histoire de la Librepensée au XVII^ siècle, histoire qui n'a jamais été abordée en ayant sous la main une documentation sérieuse. Peut-être un jour, et nous le souhaitons prochain, M. Beaunier reviendra-t-il sur sa décision? Nul plus que nous n'y applaudira. Avec sa parfaite courtoisie, les vérités les plus dures seront toujours acceptées, et il y aurait pour tout le monde profit à les entendre!