‹ Disciples et successeurs de Theophile de ViauChapitre 59 sur 96 · XIX. Chanson : J'avais donné charge à mes yeux i · texte numérisé non relu

XIX. Chanson : J'avais donné charge à mes yeux i

Rec. Conrart (^12/,, T. XIX in-/i. p. I106 (n. s.) ; Ixiiç), T. XXIV

'\n-l\, p. 4iA, Vers de Des Barreaux).

XX. Sonnet sur un désespoir : Je m'en vais à la mort où toute

la nature 177

Rec. Conrart (3r3j, p. 1 10, Vers de Des Barreaux). — Recueil de 1667, II' p., p. 211 : Sonnet sur une infidélité consommée (n. s.). — Musée Condé, Ms. 539 (n. s.).

X\\. Chanson : Je ne cnnns point en cette guerre 209

DES BARHEAl X : APPENDICE. BIBLIOGRAPHIE 335

Rec. Cnnrart (^129, T. VXIV in-/j, p. /ja^, Vois de Des Barreaux ; 3i35, p. 107, Vois de Des Barreaux). — Vaudevilles de Cour. T. II, iGGG p. 1G7. la première strophe seulement.

Le premier couplet de celle chanson figure dans le Ms. 8127 de la Bibl. de l'Arsenal avec la noie suivanlc : « Blot fil ce couplet sur Cou- Ion qui sortoit souvent de la ville pour aller boire avec ses amis dans le camp des assiégcans ». Ce même Ms. conlient une autre chanson sur ce personnage : Coulon est an fort yalant homme.

XXII. Stances. Jouissance parfaite : Je suis vairKjueiir d'une maistresse i6.'i

Rec. Sercy, I"p., i"éd., iG53, p. io3, sous le litre Virelayfn. s.). — Rec. Conrart (3i35, p. 99, Jouissance, Vers de Des Barreaux) (var.). — Recueil de 1GG7, I^ p., p. 330 : Stances. Jouissance parfaite (n. s.).

Il manque les deux vers suivants dans le Rec. de Sercy, 1" p., 1" éd., i653, et dans le Rec. Conrarl :

3'' str. : V. 9 et 10 :

Mais assuré qu'il est de son bonheur extrême. Ce bien-heureux amant dit encor en luy-même

Particularité curieuse, cette pièce n'a été reproduite ni dans la a' édition de la I" partie du Rec. de Sercy ni dans les suivantes.

XXIII. Sonnet : L'Homme a dit en son cœur sot et audacieux. 2^4 Nouveau Cabinet des Muses ou l'eslite des plus belles poésies de

ce temps. Paris, Thierry le Chasseur (ou V" Ednie Pepingué), i658, in-i2, p. 190 (n. s.). — Nouvelles Fleurs du Parnasse, Lyon, Daniel Gayet, 1GG7. Sonnet X, sur l'Homme, p. 94. — Recueil de 1GG7, IP p. Sonnet, p, 204 (n. s.). — Diversitez curieuses (de l'abbé Bordelon). Paris, Urbain Coustelier, V' p., 1G95, p. 74 (n. s.).

Var. des Nouvelles Fleurs du Parnasse :

v. I L'Homme a dit en son cœur toujours audacieux

id. 4 Et sur tout ma raison me rend considérable

id. 7 Vois mieux tes propres maux, et plus judicieux

id. 10 La crainte du présent, penser qu'il faut mourir

On a vu que ce sonnet avait paru d'abord dans le « Nouveau Cabinet des Muses » et ensuite dans les « Nouvelles Fleurs du Parnasse ». L'épitre dédicatoire de ce dernier volume adressée à Monsieur Lanchenu, seigneur de la Barollière, Conseiller du Roy, Trésorier Provincial de l'Extraordinaire des Guerres, et des Régimens es Provinces de Lyonnais, Foresls, Beaujolois, et Pais de Dombcs, etc., est signée A. Noël. Qui est cet A. Noël ? Nous n'avons pu découvrir aucun renseignement sur son compte sinon qu'il était l'ami du poète grenoblois Tliomas de Lorme, avocat au Parlement, qui a publié également à Lyon en iCttri, chez

336 DES HAimEAlX : AlM-ENniCR. nilU.lOGU.MMlIK

Charles Mathevct, un petit volume : La Muse nouvelle ou les agréables diveiiissemens du Parnasse. A. Noël a envoyé un sonnet à De Lornic sur sa Muse Nouvelle, et en coin|)ensalion De Loniic lui a oITerl lui Madrigal sur ses Nouvelles Fleurs du Parnasse. C(> dernier ouvrage a pourtant été attribué fornicllcuient par l'abbé Papillon, dans sa Bibliothèque des Auteurs de Bourgogne (2 vol. in-folio, 17'!'! et 17/15), à Elienuc Moreau. conseiller du Roy et avocat général à la Chambre des Comptes de Bourgogne, né à Dijon le i" se])tembre iG3() et mort le 37 avril lOgc). L'abbé Papillon s'est il trompé ? C'est probable, cependant dans un grand nombre d'exemplaires, l'épîlre dédicatoire et la lai)le ont élé enlevées. Pourquoi ? Mais ceci dit. il n'existe aucune incertitude sur l'auteur du sonnet ci-dessus, il ne peut être de A. Noël (pii était incapable de récrire et surtout de le penser. 11 suilil pour s'en convaincre de lire ses autres poésies. D'ailleurs un second sonnet de ce recueil n'appartient pas non plus à Noël : Epitaphc d'un reclus (p. 122) : Passant si ton esprit est assez curieux, il est, en elTet, de Madame de Glapisson et avait paru dans le Rec. Sercy, IP" p., i653, sans signature il est vrai. Conuncnt Noël a-t-il pu connaître le sonnet de Des Barreaux? Est-ce par le Nouveau Cabinet des Muses? C'est possible. Au cas où les Nouvelles Fleurs du Parnasse appartiendraient à Moreau, l'explication serait aisée. En ellet, Etierme Moreau était lié avec le conseiller Lantiu (1G20-1695) qui était des amis de Des Barreaux; dans le Lanliniana, il est question des poésies que le célèbre épicurien récitait à Lan lin et il en est même que nous n'avons pu encore retrouver (voir p. (')).

\\[\ . iiouncl: Maistre sans conlredil de ce (jlobe hahllé. . . . a/jS Recueil de 1667, IV p., p. 204 (n. s.).

WV. Stances. Sur l'adcclion do la vie : Mon Dieu, (jue la hunicre est belle 255

Recueil de 1667, 11" p., p. 2i5 (n. .s.). — III' p. du Nouveau Parnasse salyrique contenant par le S' Théophile. A Calais, chez

Pasquin, 1684, n. s., les deux derniers lercels seulemcid (p. 87 de la rcimp. Gay).

Dans ces stances. Des Barreaux a utilisé quekpies vers de la ([uatrième strophe de son ode à Roger Du Plessis-Liancourt, voir p. /|j. De plus, les (piaire derniers vers de la seconde strophe sont pris presque textuellement dans la pièce (( Plainte » On m'a dit que ma sœur chevauclie du Petit Cabinet de Priape, Neufcliàtcl, i^~!\), reproduction d'une partie des pièces d'un Ms. de iGii :

Dans le lit comme des humains Un Dieu veut que toujours on donne Ces beaux v... et ces belles mains N'ont plus ni mouvement ni forme.

Il en est de môme des quatre derniers vers de la troisième strophe :

Vaines ombres de l'Acheron, Larmes, démons, rivages sondjres

DES BAIUIFM X : AI'I'I- XDIf :F. HinMOOK M'IlIi: ^'.^-J

IVIrono, An'lin, ^[angiion.

A grand'pcinc êtes vous des ombres !

Celle pièce « Plainlc » se lit égaleiiienl sous le liirc « Satjre » dans le Pnrnnsse salyrique, 16Q2, mais beaucoup moins complète que dans le Ms. de iGii, aussi les trois citations ci-dessus ne s'y Irouvcnl pas. On sait que celte « Salyre » a été allribuée à Théophile dans l'interrogatoire préparé par le procureur général Mole (voir fj- Procès de TliruphUc, f. II, p. 39',).

\\\\. Couii\q[ : Monsieur de Bernay y ri ni m

Ilisloiictlrs de Tallcniant des Réaux, éd.. Paulin Paris, T. A', p. /,i.

WVII. Soniiel :Sur la mort : Mortel, < [ni ([lie lu sois, n'/iyeplusà frémir 300

llccucil de i()()7, IP p.. p. 307 (n. s.).

XXYIII. Sonnet. Morlels, (jui vous croye: (juand vous venez à naislre ^/^(i

Recueil de i()()7. 11' p.. p. 308 (n. s.).

WIX. Stances. Sur une défense faite l\ rAuthenr par sa Maistresse de luy parler d'amour : Moy, (jui ne dors ny nuit ny Jour. . 23

Rcc. Courait (3i3."), p. io5, Vers de Des Barreaux : A Calisie qui avoit ordonné à son amant de ne lu\ parler plus d'amour (\ar.j. — Recueil de i(J()7, 11 p., p. tj2 (n. s.).

\\\. Sixain : \e rer/arde poinhncs J'orfails ^3"?

Ms. Tralage (Bibl. de l'Arsenal, 05/,3, T. III, p. 137).

Ces vers se lisent à la suite du sonnet : Grand Dieu ! tes jiujemens sont remplis d'équité. La signature ou l'attribution à Des Haneaux vient après.

XWJ. ':ionnQ[ : .\'eslre ni mat/istral, ni marié, /li {)reslre. . . •<o3

Rec. Conrart (3i35, ji. no, Vers de Des Barreaux). -Bibl. Xal.. Ms. 2556 1.

Le Ms. 255Gi de la Bibl. Nat. (fonds fr.) doiuie de ce .souFiel un texte différent de celui du Rec. Conrart :

SoxxET »E Des Hauue.\ux

.\voir assez de bien pour d'nulruy ne despendre. Et savoir l'appliquer entier à ses plaisirs. A son pelil pouvoir mesurer ses désirs, S'estndicr plutôt ù jouir qu'à ron^prendre.

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