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Quêtes. On ne fera aucune quête, pas même le dimanche

12. Prédication. 1] pourra y avoir prédication, après le premier évangile, le jour de l'ouverture. Cette prédication ne doit pas durer plus d’une demi-heure.

Si le second ou le troisième jour est un dimanche, ou.

jour de fête, le curé placé au bas du chœur, du côté de l'évangile, avec une étole blanche, s'il est en surplis, la tête toujours découverte, fera les annonces et publications ordinaires et pourra y ajouter quelques mots d’exhortation. On ne mettra point de voile devant le Saint Sacrement durant ce temps.

13. Mariages et sépultures. Avant la messe de l'ouverture, rien n'empêche de célébrer les mariages et sépultures comme d'ordinaire.

Mais une fois que le Saint Sacrement est exposé on ne doit pas le faire.

Si une sépulture ne peut être avancée ou retardée, on pourrait chanter le service dans une chapelle entièrement séparée de l'église, ou bien dans la sacristie, si elle a un autel et des dimensions convenables. Dans ce cas, on recommandera aux chantres de modérer leur voix, et on tiendra les portes du chœur fermées.

Si on ne peut avoir recours à aucun de ces moyens, 1° on fera la levée du corps avec chant comme à l'ordinaire à quelque distance de l’église, et on chantera le /z4era et autres parties de l'office, le long de la route ; 2° une fois

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qu'on est entré dans l'église, les prières se récitent à voix très basse ; 3° le service solennel sera remis à un autre jour.

14. Ornements. Pour se procurer des ornements convenables et des tentures, etc. plusieurs paroisses pourraient se réunir, Les paroisses riches se feront un devoir de prêter aux plus pauvres de leur voisinage de

. quoi rehausser l'éclat des hommages rendus à Notre Seigneur.

La couleur des ornements doit être conforme à la messe que l’on célèbre.

À la procession, on se sert de la même couleur qu’à la messe. Si quelque cause raisonnable en fait prendre une autre, ce ne peut être que la blanche. Si l'Evêque fait la procession après la messe célébrée par un a il prend toujours des ornements blancs.

15. Sonnerie des cloches et clochettes. À commencer la veille de l'ouverture jusqu'à la fin de l'exposition, l'enge/us et les trois coups des grand'messes et des vêpres, se sonnent à grandes volées.

Pour annoncer les basses messes, on sonnera quelques coups de la grosse cloche.

À la messe haute ou basse, qui se dit durant l’exposition, à un autel quelconque, on ne sonne point la clochette. On aura soin de serrer les clochettes.

16. Heures des messes. La messe de l'ouvéetans, et celle de la réposition commenceront à neuf heures et demie, si elles sont chantées. La messe de l'ouverture, si elle est basse, peut commencer à la même heure : mais la basse messe de la réposition ne doit pas commencer avant dix heures et demie, de peur que la réposition ne

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soit terminée avant que l'exposition commence dans une

2 autre église.

17. Messes d'ouverture et de déposition. Si on ne peut . pas absolument chanter la messe, on dira la messe basse Le du jour, à moins que les rubriques ne permettent de A dire une messe votive, car alors on dira celle du Saint

de Sacrement, telle qu'elle se trouve vers la fin du missel, sans Gloria, ni Credo et sans la prose, Préface ‘de la Nativité ; ornements blancs. Durant l'octave du Saint Sacrement, on dit la messe de la fête avec la prose. A la messe du jour, on fait mémoire du Saint Sacrement »s après toutes les oraisons prescrites par la rubrique, avant

ë l'oraison de mandato. On omet cette mémoire aux fêtes que de I et de II classe, le Dimanche des Rameaux et aux

ne, vigiles de Noël, de Pâques et de la Pentecôte. La grand'messe doit se célébrer avec diacre et sousla diacre autant que possible. On chante la messe votive VA du Saint Sacrement, telle qu'elle se trouve à la fin du Le Graduel, avec Gloria, Credo de première classe. Durant l'octave de la Fête-Dieu, on la chante comme au jour de as la fête : préface de la Nativité ; ornements blancs ; mémoire seulement de l'office du jour. ! On omet la

Que mémoire d'un simple et l’oraison de mandato.

he Cette messe se chante, même aux fêtes doubles, except: les jours suivants : 1° les fêtes et solennités de I et de II classe ; 2° les dimanches privilégiés qui sont les ‘

et : L2 L2 e dimanches de l'Avent, celui de la Septuagésime et tous Lu les suivants jusqu'à celui de Quasimodo inclusivement ; , ais 1—D'après une décision de la 8, C. des Rites, en date du 18 mai 1883, cer dans les églises ubi chori obligalir non existit, à la messe solennelle he votive pour l'exposition et la déposition da S. Sacrement, aux Quarante |

Heures, on doit omettre toutes les mémoires.

3° durant les octaves entières de l'Epiphanie, de Pâques et de la Pentecôte ; 4° les vigiles de Noël, de Pâques et de la Pentecôte ; 5° le Mercredi des Cendres et toute la Semaine Sainte.

En ces jours, on chante la messe du jour, ou de Îa solennité. Excepté le Jeudi Saint et le Samedi Saint, et à la Fête-Dieu, on y fait toujours mémoire du Saint Sacrement comme suit : 1° si la messe est d’une fête ou solennité de I ou de II classe, et qu'il n’y ait point à faire de mémoire, swô diséincta conclusione, d'un dimanche ou d'une férie privilégiée, la mémoire du Saint Sacrement se fait sud unica conclusione avec l'oraison du jour ; 2° dans

. tous les autres cas, la mémoire du Saint Sacrement se fait à la suite des oraisons prescrites par la rubrique. On omet toujours les oraisons de #andato. La mémoire du Saint Sacrement ne peut remplacer celle ad libitum. Si

la messe que l'on chante ne comporte pas par elle-même le Gloria ou le Credo, on ne les ajoute point à raison de l'exposition. Le Mercredi des Cendres et durant la Semaine Sainte, Æyre du carême ; aux autres messes, KYyrie de première classe. La préface et la couleur sont celles qui conviennent à la messe que l’on chante, même quand la couleur est violette. MM. les Curés auront soin d'afficher dans la sacristie la rubrique des messes hautes et basses à dire pendant l'exposition dans leur paroisse,

afin que chaque prêtre sache parfaitement ce qu'il a à

faire aux différents jours de l'exposition.

18. Messe solennelle du second jour. Le second jour on chantera une grand'messe, à l'heure la plus commode, avec diacre et sous-diacre, si c'est possible. Ce sera, jusqu’à nouvel ordre, la messe votive Pro pace. Cette messe a ic, mêmes privilèges, les mêmes mémoires et

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souffre les mêmes exceptions que les messes solennélles de l'ouverture et de la déposition. ! Couleur violette, Jamais de Gloria. Credo seulement le dimanche, Æyrie de seconde classe excepté le Mercredi des Cendres et la Semaine Sainte, où l'on chante celui du carême. Préface commune même le dimanche, excepté durant le carême, le temps pascal et les octaves qui en ont une propre ; mais non la préface propre de la fête du jour.

Quand on chante la messe du jour, on fait mémoire de la paix de la même manière qu'on fait mémoire du Saint Sacrement au jour de l'ouverture et de la déposition ; mais on omet celle du Saint Sacrement.

Après cette messe, il n'y a ni procession, ni cérémonie particulière.

On omet cette messe si l’on ne peut la chanter convenablement à un autre autel qu'à celui de l'exposition.

19. Le jour de l'ouverture. À la messe de l'exposition, le célébrant consacre deux grandes hosties, dont l'une est destinée pour l'exposition.

Jusqu’à la communion on peut se contenter du nombre ordinaire de cierges.

Avant les ablutions, le sous-diacre, ou un prêtre en surplis, ou à leur défaut, le cérémoniaire, apporte l'ostensoir couvert d'un beau voile blanc et le place debout près du corporal, du côté de l'épitre. Le diacre, ou le célébrant à son défaut, le découvre, le met sur le milieu du corporal et l'ouvre. Le célébrant y met lui-même la lunule qui renferme l'hostie consacrée, Le diacre retourne l’ostensoir et le laisse sur le corporal sans le

1—A cette messe pro pace, on fait mémoire du 8, Sacrement sub unica conclusione. (S. R. C. 18 maii 1883.)

couvrir. ! La messe s'achève avec toutes les cérémonies et génuflexions prescrites en présence du Saint Sacrement exposé. Après le dernier évangile, s'il y a à réciter des prières commandées par l'évêque, le célébrant les dit comme d'ordinaire,

20. La procession de l'ouverture. Sivéglise est assez grande pour qu'on puisse y faire convenablement la procession, on ne sort point au dehors ; dans le cas contraire, on sort, mais seulement à une petite distance et on n'arrête à aucun reposoir. Si la procession est impossible, on fait les mêmes encensements et l'on chante les mêmes morceaux, à part le Zanfum ergo... et Genitori.. . qui ne se chantent qu'une fois, tout le monde demeurant à genoux.

Après la messe, ayant fait la prostration, le célébrait et ses ministres vont à la banquette déposer leurs manipüles. Le célébrant ôte la chasuble et revet la chape de la couleur dite au No 14. Il met de l’encens dans deux éncensoirs, s'il doit y avoir procession, sinon dans un seul. Il vient ensuite avec ses ministres faire la prostration in plano et se'mettre à genoux sur le degré inférieur de l'autel. Le célébrant encense le Saint Sacrement de trois coups comme d'ordinaire, reçoit le voile huméral, monte à l'autel, se:met à genoux sur le plus haut degré et reçoit du diacre, qui est debout, l'ostensoir entre ses, mains couvertes du voile. Il se relève aussitôt et se retourne vers le peuple; le diacre passe à sa droite et le sous-diacre à sa gauche.

Les chantres entonnent alors l'hymne Pange, lingua que l'on chante lentement, comme il est marqué au

1—S’il est impossible de faire la procession, l’ostensoir est placé de suite sur le trône,

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Jeudi-Saint, et si la procession doit durer longtemps, on répète Zantum ergo entre les strophes. On observe les cérémonies prescrites pour le Jeudi-Saint.

Afin que le célébrant puisse se mettre en marche immédiatement, on aura soin d'organiser la procession un peu d'avance.

Si quelque confrérie doit faire partie de la procession, elle marche avec sa bannière en tête, avant la croix qui est portée par un clerc en surplis, entre deux acolythes, On descend par le côté de l'évangile et on revient par celui de l'épitre. |

Au moins huit prêtres, ou clercs, en surplis, ayant des cierges allumés, précèdent le Saint Sacrement qui est encensé par deux thuriféraires. Lorsque la procession doit sortir de l'église, quatre clercs, ou au moins deux, aux côtés du dais, portent des fanaux allumés au bout de tiges assez hautes pour que ces lumières soient visibles au-dessus de la foule.

21. Après la procession de l'ouverture. Le clergé en rentrant au chœur se rend immédiatement à sa place sans aller faire la génuflexion au pied de l'autel, et se met à genoux.

Le célébrant, arrivé au bas des degrés, remet au diacre, qui est à genoux ## plano, l'ostensoir que celui-ci va placer sur le trône préparé pour l'exposition. Le célébrant et le sous-diacre restent à genoux sur le plus bas degré.

Les chantres entonnent de nouveau Zantum Ergo... Genitori...et le célébrant encense comme d'ordinaire. Immédiatement les chantres commencent les litanies des Saints, . qui sont suivies du psaume 69 et des versets comme aux Rogations. Le prêtre dit aujourd’hui (mais non pas le dernier jour) Dominus vobiscum, avant Îles

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oraisons comme aux saluts ordinaires, ajoutant après l'oraison pour le Souverain, les oraisons Deus, refugium, et Omnipotens, sempiterne Deus qui est la dernière de celles qui se disent aux Rogations. On y ajoute comme aux Rogations les trois versets : Domine, exaudi orationem meam...ÆExaudiat nos... Et fidelium...

Après cela, le célébrant fait la prostration avec ses ministres et s’en va à la sacristie, ainsi que tout le chœur.

22. Le jour de la déposition. La messe se célèbre à l'autel de l'exposition, avec toutes les cérémonies voulues en présence du Saint Sacrement exposé.

Après la messe, le célébrant étant revêtu de la chape, et à genoux au pied de l'autel, comme au premier jour, on chante les litanies des Saints, avec le psaume 69 et les versets comme aux Ropgations, jusqu'à Domine, exaudi orationem inclusivement ; mais non pas les oraisons.

Ensuite a lieu la procession comme au premier jour. Au retour, on chante de nouveau Zantum ergo... Genitort. ..avec encensement ; Panem de cælo...

Le célébrant ne dit pas Dominus vobiscum avant les oraisons qui sont les mêmes qu'au premier jour, avec les versets qui suivent. Après qu'on a répondu Amen au verset Æ4 fidelium anime, il entonne 7e Deum et dit l'oraison d'actions de grâces comme d'ordinaire, tous étant debout. Il donne la bénédiction du Saint Sacrement et ensuite on chante le psaume Zaudate Dominum, omnes gentes, pendant que le diacre met le Saint Sacrement dans la custode.

23. Messes basses. Avant l'exposition, le jour de l'ouverture, il n'y a rien de particulier ; on peut même dire des messes de reguiem.

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Une fois l'exposition faite 1° les messes de reguiem ne sont permises que le jour de la commémoration des défunts, et on se sert de la couleur violette ; 2° aux jours libres il convient que l’on dise la messe votive du Saint Sacrement avec les mémoires et oraisons voulues, sans Gloria et sans Credo ; 3° à la messe du jour on fait mémoire du Saint Sacrement après toutes les oraisons prescrites par la rubrique et avant celle de mandato : on omet cette mémoire aux fêtes de I ou de II classe, aux veilles de Noël, de Pâques et de la Pentecôte et le Dimanche des Rameaux.

Le célébrant qui passe devant l'autel de l'exposition, se met à genoux, se découvre, jaïît la prostration, se recouvre, se relève et continue son chemin.

24. Observations sur certains jours. La bénédiction des cierges à la Purification, celle des cendres, des rameaux, des fonts baptismaux, se font comme d'ordinaire avant la messe de l'exposition.

Si cette bénédiction tombe au second ou au troisième

jour, on la fait à un autre autel. Dans le cas de nécessité, on la fait à une crédence placée au bas des degrés, du côté de l’épître et le prêtre se place de manière à ne point tourner le dos au Saint Sacrement. On omet les processions de la chandeleur et des rameaux, mais on chante tout ce qui s’y chanterait.

On omet, en quelque jour que ce soit, les litanies et les processions de S. Marc et des Rogations.

Le Jeudi-Saint, les Quarante Heures se terminent par la procession au reposoir, On n'ajoute, ni ne change absolument rien aux rubriques propres de ce jour.

Le Samedi-Saint, on n'ajoute, ni ne change rien à la rubrique du jour ; le célébrant ne fait pas mémoire du

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209 pr dis Saint Sacrement. Après la messe, il fait la procession de l'exposition comme il est prescrit ci-dessus.

Si la Fête-Dieu, ou le dimanche dans l'octave, coïncide avec le second jour, on fait la procession avec l'appareil ordinaire, et alors on omet celle du dernier jour, ‘ mais on chante tout comme il est réglé.

25. Les vépres. On ne chante vêpres qu'aux jours de dimanche, ou de fêtes d'obligation.

Le célébrant doit alors avoir l’étole et la chape de la couleur propre à l'office. On ne change rien à la rubrique des mémoires. Il y a encensement au Magnyfcat.

Après l'office, le célébrant va se mettre à genoux au bas des degrés et l'on chante l'hymne Pange lingua ; mais il n’y a ni encensement, ni oraison, ni bénédiction.

26. Disposition spéciale. Dans les paroisses où, Ar quelque raison particulière, il y aura trois jours d’exposition, le lendemain de l'ouverture, on chantera la messe votive de la paix. Le surlendemain, on chantera la messe du jour, ou, si les rubriques ordinaires le permettent, la messe pour la Propagation de la Foi, sans Gloria et sans Credo, avec mémoire du Saint Sacrement après les oraisons prescrites par la rubrique et avant celle & mandato : préface comme à la messe pro pace Syrie double majeur ; couleur violette. Du reste, on observera le troisième jour ce qui est prescrit pour le second.

LOUÉ ET REMERCIÉ SOIT À TOUT MOMENT LE TRÈS SAINT ET DIVIN SACREMENT |!

Donné à Québec le 19 mars 1872, en la fête de Saint Joseph, patron de l'Eglise Catholique.

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