‹ Discipline du diocèse de Québec [microforme]Chapitre 85 sur 103 · ELZÉAR-ALEXANDRE TASCHEREAU · texte numérisé non relu

ELZÉAR-ALEXANDRE TASCHEREAU

Par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque de Québec,

Au Clergé Séculier et Réoulier, aux Communautés Religreuses et à tous les Fidèles de l'Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre Seioneur.

La dévotion et la confiance qui règnent parmi vous, Nos Très Chers Frères, envers Notre Seigneur Jésus- Christ dans le Saint-Sacrement de l'Eucharistie, nous donnent lieu de croire que vous accueillerez avec joie la bonne nouvelle que nous voulons vous annoncer aujourd'hui.

Nous lisons dans la Sainte-Ecriture que ce divin Sauveur parcourait les villes et les campagnes de la Judée, annonçant partout l'évangile et confirmant ses paroles par des miracles sans nombre. Heureux les yeux qui ont contemplé le Rédempteur promis et attendu depuis le commencement du monde ! Heureuses les oreilles qui ont entendu les paroles de vérité qui sortaient de la bouche du Verbe Dieu fait chair ! Heureux, mille fois heureux, le peuple au milieu duquel Driex a été vu sur la terreconversant avec les hommes ! (Baruch, ITT. 38.)

Ce bonheur, N. T. C. F., vous allez en jouir. Notre Seigneur est au milieu de vous dans la Sainte Eucharistie, etil va se montrer à vous successivement dans toutes

les paroisses de ce diocèse durant la belle et salutaire

dévotion des QuaranTE HEURES pour l'adoration perpé- |

tuelle, que nous y établissons par le présent mandement. . Au milieu des calamités qui affligent la terre, “ notre

“ consolation et notre espoir doivent se trouver, comme ; “le dit le Pape Clément VIII, dans la prière qui nous P “ obtient toutes sortes de biens, pénètre les cieux, apaise l “ Ja colère de Dieu, détourne les fléaux et nous donne l ‘“ part à l'abond:::e de la miséricorde.” (Bulle du 25 6 nov, 1592 pour ‘établissement des 40 k. à Rome.) ( À la vérité, ce Divin Sauveur ne sera pas visible aux I

yeux de votre corps, mais la lumière infaillible de la foi vous le montrera réellement présent sous les voiles f: eucharistiques. Sa parole divine ne retentira pas à vos oreilles d'une manière sensible, mais il vous parlera un Jangage qui, partant de son cœur adorable, ira droit à votre cœur pour le consoler, le nourrir, le fortifier et l'éclairer. C'est afin que vous puissiez mieux entendre cette voix divine, qu'un silence profond et solennel doit régner dans l'église où il est exposé.

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Conformément au dogme catholique, l'Eucharistie contient véritablement, réellement et substantieliement, sous les apparences du pain et du vin, le corps, le sang, l'âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui * l'a instituée lui-même pour en faire la nourriture de nos âmes. La substance du pain et du vin est changée au corps et au sang de Jésus-Christ, de sorte qu'après la

, consécration, il ne reste de l'un et de l’autre que les espèces, ou apparences, qui frappent nos sens comme Co avant la célébration des saints mystères.

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Ce sacrement adorable est dans l'église catholique comme le centre et le cœur d'où part la grâce qui anime ce corps mystique. Par une admirable disposition de la sagesse divine, tous les autres sacrements se rapportent à celui-ci; les uns nous y préparent, les autres nous aident à en conserver et augmenter les grâces. C'est de la Sainte Eucharistie que rayonnent les bienfaits de l'ordre surnaturel, qui nous préparent à une résurrection glorieuse et à la vision de Dieu face à face, /e7/ qu'il est, (IL. Jean IJL. 2.), ef dans sa propre lumière (Ps. XX XV. 10.).

Elle est aussi un vrai sacrifice, c'est-à-dire une offrande faite à Dieu en signe de notie dépendance et de notre soumission. C'est de ce sacrifice que ceux de l’ancienne loi tiraient toute leur vertu : ils ont tous disparu pour faire place à cette oë/ation pure qu'un prophète annonçait comme devant être offerte dèpuis le lever du soleil iusqu'au couchant, pour manifester en tous lieux combien est grand le nom du Seigneur (Malachie I. 11.). En effet, rien ne manifeste mieux sa puissance, sa bonté, sa charité, sa sagesse infinie. C'est comme l'abrégé de toutes ces merveilleuses opérations par lesquelles à été consommée la rédemption du genre humain.

“ Ce que le pain et le vin produisent pour le corps, “ l'Eucharistie le produit d'une manière infiniment plus “ parfaite pour le bien et le salut de l'âme. Ce n’est pas “ le Sacrement qui se change en notre propre substance, “ comme le pain et le vin se changent en ia substance “ du corps, c'est nous-mêmes, au contraire, qui sommes “ changés en la nature du Sacrement.” (Ca/éhisme du

Concile de Trente.)

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Tel est, N. T.C. F., le dogme catholique sur ce divin mystère. Figurée par les sacrifices de l'ancienne loi, prédite par les prophètes, promise et ensuité instituée par Jésus-Christ, la Sainte Eucharistie a été transmise par l’enseignement des Apôtres et des Pères, et perpétuée par la croyance générale et constante de l'Eglise Universelle. Le ciel et la terre passeront (Matth. XXIV. 35.), mais cette croyance ne passera point, car elle est appuyée sur la parole claire et infaillible du Tout- Puissant. |

‘ Jésus-Christ, dit S. Cyrille, a dit : Ceci est mon corps, ‘“ ceci est mon sang ; quel chrétien sera assez téméraire

‘ pour dire : Non, ceci n'est point le corps, ceci n'est ; “ point le sang de Jésus-Christ ! ” Laissons à l’hérésie le triste privilège de demander, c

comme les Juifs incrédules (S. Jean, VI. 53.) : Comment cela peut-il se faire ? I] y a quatorze siècles, Saint Ambroise répondait par ce raisonnement sans réplique : En Dieu, vouloir, parler et agir sont une seule et même chuse, une seule et même puissance infinie. Dieu prononce une parole et aussitôt le ciel commence à exister ; Dieu parle et la terre est créée ; 27 dit : Que la lumière soit, et la lumière fut ; il veut et toute créature sort du néant. “ Vous voyez, continue ce saint docteur, “vous voyez combien est efficace la parole de Jésus, / ‘ Verbe divin par qui toutes choses ont élé faites (S. Jean, ‘ [. 3.). Si donc cette parole a été assez puissante pour ‘ faire sortir du néant tout ce vaste univers, combien ‘ plus sera-t-elle capable de changer ce qui existe déjà, a ‘et faire que ce qui n'était pas le corps et le sang de c ‘ Jésus-Christ, le devienne ! ”

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Pour nous, N. T. C. F., nous dirons avec l'apôtre bien-aimé : Vous avons connu et nous avons cru la charité que Dieu a pour nous (1. Jean, IV. 16.) ; avec le prince des Apôtres : Sesoneur, vous avez les paroles de la vie éternelle, nous croyons et nous savons que vous êtes le Christ, le fils de Dieu (S. Jean, VI. 69, 70.) ; avec le prophète royal (Ps. XCI. 6.) : Que vos ouvrages, Seigneur, sont

erands et magnifiques ! Que vos pensées sont profondes et impénétrables !

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Jésus-Christ, réellement présent dans la Sainte Eucharistie, entre en communication avec nous de diverses manières. Sur l'autel, il s'immole : à la sainte table, ilse donne en nourriture ; au tabernacle, il réside jour et nuit pour recevoir nos hommages et accueillir nos demandes.

Dans le Saint Sacriñce de la messe il s'immole en notre présence d'une manière mystérieuse, mais véritable. Jésus y est à la fois le pontife et la victime : sa parole toute-puissante est le glaive dont il se sert ; la charité est le feu qui le consume. Sur la croix, il sert son propre sang pour nous acquérir une rédemption élernelle, et ce sacrifice unique à suffi pour effacer les péchés des hommes (Héb. IX. 11, 28.). Sur l'autel, il renouvelle, toujours et partout, ce sacrifice unique, pour nous donner à la fois une marque éclatante de son amour, un moyen de rendre à Dieu un hommage digne de sa majesté infinie, et une source intarissable de grâces par lesquelles nous soient appliqués, dans la communion, les fruits de la rédemption consommée sur le Calvaire.

La présence de Notre Seigneur au milieu de nous ne se termine point avec le sacrifice. Ses délices sont d'être

avec les enfants des hommes (Prov. VIII, 31.). Il veut étre avec nous jusqu'à la consommation des siècles (Matth. XXVIII. 20). La Sainte Eglise catholique est cefle nouvelle Férusalem toute rayonnante ‘des splendeurs de son divin époux ; du trône de Dieu part sans cesse une grande voix qui crie : Voci le tabernacle de Dien avec les hommes. Ses enfants sont le peple de Dieu et Dieu est avec eux (Apoc. XXI. 3.). Dans la plus pauvre chapelle, comme dans la plus riche basilique, Jésus-Christ est réellement présent pour y accueillir le pauvre et le riche, l'ignorant et le savant, le pécheur et le juste. Tous sont ses enfants et ont part à son amour.

À certains jours il sort de son tabernacle et demeure exposé à nos hommages. ‘“ Alors, dit le Saint Concile “ de Trente (Sess. X 777, ch. V.), quoiqueinstituée pour “être la nourriture spirituelle des fidèles, la Sainte ‘“ Eucharistie n'en mérite pas moins nos adorations, car “ nous y croyons présent le même Dieu, auquel le Père ‘“ Eternel en l'introduisant dans le monde, a dit : Que ‘“ jous les anges de Dieu l'adorent. C'est le même que les ‘“ Mages, se prosternant à terre, ont adoré ; le même “enfin que l'Ecriture témoigne avoir été adoré par les ‘“ Apôtres en Galilée. ..Il est juste qu'il y ait des jours “ de fête établis pour que tous les chrétiens puissent, ‘“ par quelque démonstration particulière, témoigner leur “ reconnaissance pour le bienfait tout divin de la “ rédemption.”

Comme vous le voyez, N. T. C. F. l'audition de la messe, la sainte communion, la visite du Saint-Sacrement, surtout quand il est exposé publiquement, sont autant de moyens par lesquels arrivent jusqu'à nous Îles trésors ineffables que Jésus-Christ veut nous distribuer à pleines

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mains. © mon âme, devons-nous dire avec le prophète, bénissez le Seigneur et n'oubliez pas ses bienfaits ; il vous pardonne vos iniguilés, vous rachète de la sort, vous environne de sa miséricorde et de sa grâce, remplit vos désirs, vous comble de ses biens... Autant le ciel est au-dessus de la terre, autant fait-il miséricorde à ceux qui de craignent... Comme un père plein de lendresse pour ses enfants, àl a eu compassion de nous. ..(Ps. CIT.)

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La reconnaissance, N. T, C. F., n'est pas le seul devoir que vous ayez à remplir envers Notre Seigneur, pour le bienfait immense de la Sainte Eucharistie. Vous n'ignorez pas à quels outrages il s'est exposé pour vous, non seulement durant sa passion, mais durant toute la suite des siècles, dans le sacrement de son amour. Aux blasphèmes de l'impiété et de l'hérésie sont venus se joindre l'horrible sacrilège des communions indignes et l'indifférence hélas ! trop fréquente parmi les chrétiens de nos jours.

Vous viendrez donc, N. T, C. F., durant l'exposition solennelle, vous viendrez réparer par vos actes de foi et de piété, d'amour et de reconnaissance, tous ces outrages faits à votre Dieu, Que chaque paroisse, chaque famille, chaque fidèle, s'efforce de consoler le cœur adorable qui a tant aimé les hommes, Vous suspendrez un instant vos travaux pour venir vous donner à lui et goûter l'ineffable douceur de sa présence, Sa miséricorde le tient captif au milieu de vous, vous ne le laisserez point dans une solitude qui accuserait votre foi et condamnerait votre tiédeur.

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Vous rivaliserez de zèle pour l'ornement de votre église. Sans doute Dieu ne vous demande pas une richesse que vous n'avez point ; le ciel et la terre, avec ‘tous leurs trésors, sont à lui : mais il demande, avant tout, votre cœur et il estime plus le denier offert avec grande bonne volonté, que-les riches décorations suspendues avec froideur et indifférence.

Et croyez bien, N. T. C. F., que ce divin Sauveur, qui est riche en miséricorde (Eph. IT. 4.), ne se laissera pas vaincre en générosité. : Dans le Saint Sacrement,

comme au ciel, 2 vif loujours pour tinitcrcéder en notre faveur (Héb. VII. 25). Du haut de son trône, son & regard bienfaisant se promènera sur chacun «de vous ; s sa main ne se lassera point de vous bénir ; ses trésors e

intpuisables vous seront ouverts. on peuple, dit-il à Jérémie (XX XI. 12.), #00 peuple viendra me louer sur la montagne de Sion ; il accourra en foule pour jouir de mes bienfaits... Ÿe changerai ses pleurs en des chants de réjouissance ; je le consolerai cf après sa douleur, je le | remplirai de jote. si ca

Vous viendrez donc tous adorer Notre Seigneur ac

durant l'exposition solennelle. Que dans chaque famille po tous ceux qui sont en état de se rendre à l'église, se V

fassent un devoir de venir offrir leurs hommages à celui la qu? nous a arrachés à la puissance des ténèbres pour nous de faire entrer dans le royaume de son amour; qui nous à av

rachetés el purifiés dans son propre sang ; lui qui est

l'image du Dieu invisible. . .par qui toutes choses ont été so

réconciliées avec Dieu (Colos. I. 13...). res Vous viendrez, vieillards déjà penchés vers la tombe, À po

afin d'adorer dans son temple celui qui bientôt ira con-

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soler votre agonie dans le saint viatique, avant de vous apparaître dans la majesté de juge souverain.

Vous viendrez, parents chrétiens, qui désirez attirer sur vous et sur votre famille la bénédiction de Dieu. Vous conduirez avec vous tous vos enfants, qui sont votre joie ct votre couronne (Philip. IV. 1.), afin que le regard du Divin Sauveur se reposant sur eux, affermisse à jamais dans leurs tendres cœurs, les leçons et les exemples de foi et de piété que vous leur donnez.

Vous viendrez, âmes justes et fidèles, vous épancher devant celui que vous aimez, pour qui vous travaillez et soutenez tant de combats : c'est aux pieds de Jésus que se vérifiera l'oracle divin : Que Le juste devienne plus juste, et que le saint se sanctifie davantage (Apoc. XXII. 11.).

Vous viendrez aussi, pauvres pécheurs, qui traînez en gémissant la chaîne de vos iniquités. Approchez avec confiance : #ous avons en ÿésus un pontife, à la vérité infiniment erand et élevé au-dessus de nous, mais dont le cœur selaisse facilement attendrir par n95 infirmités, car à les a toutes éprouvées, excepté le pi:hé : allons donc avec confiance nous presenter devant le trône de la grâce, pour y oblenir miséricorde e! pardon (Héb. IV. 14.). Votre âme lui a été si chère qu'il a versé pourelle jusqu'à la dernière goutte de son sang ; pourquoi craindriez-vous de venir en sa présence lui demander la force dont vous avez besoin pour obtenir un bonheur éternel ?

Et vous, pauvres'malades et infirmes, qui ne pouvez sortir de vos demeures, consolez-vous. Tournez vos regards du côté où est l'église ; que votre cœur s'y transporte aux pieds de Jésus pour l'adorer, l'aimer et lui dire tout ce que vous diriez devant son autel ; et Jésus bénira ce cœur, il exaucera votre prière, il vous donnera

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276 APPENDICE sa grâce, sa force, sa lumière pour vous guider, sa patience pour supporter vos infirmités et ainsi vous n’ rez rien à envier à ceux qui seront allés à l'église.

Vous ne vous bornerez pas, N. T.C. F., à cette simple v'site au Saint Sacrement exposé ; vous vous approcherez aussi du tribunal de la pénitence avec une contrition sincère et de !. sainte communion avec un co:ur brûlant d'amour et de reconnaissance. C’est le désir de Notre Seigneur lui-même qui a donné son corps et son sang sous les espèces eucharistiques, afin de s'unir à vous aussi intimement qu'il est possible. Alors rien ne manquera à votre bonheur parce que vous n'aurez rien refusé à ce Dieu d'amour.

L'exposition du Saint Sacrement durera assez longtemps pour que tous les paroissiens puissent venir à l'église faire leur adoration. Et ainsi se vérifiera à la lettre cette parole d'un prophète, qui, après avoir énuméré toutes les portes par lesquelles les diverses tribus d'Israël pourraient entrer dans la nouvelle Jérusalem, annonce que l'on donnera à celte ville un nom qui signifie: Le Seigneur est avec elle; et nomen civitatis : Dominus ibidem (Ezéch. XLVIIL. 35.).

Heureuse la paroisse dont on pourra dire : Dominus ibrdem ; le Sezoneur est là pour la visiter, la sanctifier, la bénir !

Heureuse la famille qui, après avoir adoré Jésus-Christ, remportera sous son toit, quelque petit et pauvre qu'il puisse être, la grâce, l'amour et la bénédiction du Sauveur du Monde ! Comme à Bethléem, les arges feront entendre au-dessus de cette maison, le cantique de /a gloire à Dieu el de la paix aux hommes de bonne volonté (Luc, IT. 14.). Le Seigneur est là ; Dominus ibidem.

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sus-Christ, auvre qu'il u Sauveur tentendre ire à Diet c, IL. 14.)

Heureux. chacun des paroissiens qui aura rempli avec foi et piété ce devoir de reconnaissance, de réparation et d'amour ; on pourra dire aussi de son cœur qu'il est devenu le sanctuzire de Jésus ! Dominus ibidem !

Vous ne vous contenterez pas, N. T. C. F. de prier pour vous-mêmes et pour vos familles. La Sañite Eglise catholique, notre mère, traverse en ce moment une des époques les plus agitées de sa longue et laborieuse carrière ; le Souverain Pontife, notre père, est en butte à ia persécution ; les sanctuaires de la ville sainte sont sous la puissance des ennemis de la religion ; le concile œtuménique du Vatican est suspendu ; l'Europe est menacée à chaque instant de subir d'épouvantables catastrophes ;

des sociétés secrètes s'organisent partout pour conspirer :

dans l'ombre ; on dirait vraiment que l'humanité se débat dans une dernière et pénible agonie.

Notre chère patrie elle-même, auoïque comparativement. plus tranquille et plus heureuse, n'est pas à l'abri de toute commotion et elle peut d'un moment à l'autre, éprouver le contre-coup des malheurs qui affligent d'autres pays.

La charité, qui doit nous uniravec tous nos semblables et plus particulièrement avec les enfants de la Sainte Eglise, ne nous permet pas de rester indifférents à tant de maux. Vous prierez donc Notre Seigneur ; vous lui direz, comme les Apôtres effrayés de la tempête qui menaçait de les engloutir : Sesoneur, sauvez-nous, car nous allons périr (Matth. VIIT. 25.) ! Seigneur, sauvez tout ce qui nous est cher en ce monde ; protégez l'Eglise, le Souverain Pontife, les sanctuaires de la, Ville sainte ; rendez la paix au monde agité ; donnez à notre chère

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