CHAPITRE VII PROSPÉRITÉ DU CANADA
“ Heureux les peuples qui n’ont pas d'histoire ”, disait un jour Fénelon, Comme l'histoire, de son temps, s'écrivait à la pointe de l'épée, et qu'elle ne réflétait que la misère du pe. le, son exclamation se comprend, Vivant au milieu de nous, Îl aurait pu dire : “ Heureux les peuples dont l'his. toire se forme d'entreprises ayant pour objet d'améliorer la condition de l’homme, loin de la discorde fatale à la prospérité publique, ” 'l'reize années du régime Laurier se sont écoulées dans une atmosphère d'harmonie entre les races du Canada, dans une entente Presque fraternel!'e, Puisse-t-elle se perpétuer ! Dans cette fortifiante atmosphère, toutes les forces vives de ln nation se sont déployées, eu vue de progrès inespérés et inouïs. Et cependant, il se. rait injuste d'oublier que le Pays marchait à grands pas, il Y à quinze ans. Mais dans Ja selativité des choses, la marche progressive actuelle dépasse de beaucoup la prospérité d'autrefois,
Le Canada, dans l'évolution de l'état social, a parcouru le stade de son autonomie, “ Le Canada est une nation . affirmait sir Wilfrid à Londres, en présence de la toute. puissance britannique, en présence des ministres susceptibles de contester l'exactitude de cette affirmation. Ses paroles ont retentt a Canada et en Angieterre comme Ja