LA GUERRE SUD-AFRICAINE
" L'intérêt du Canada, les grandes entreprises à parfaire, disait en substance sir Wilfrid, à Londres, en 1897, nous éloignent du militarisme européen. Voilà pourquoi nous ne pouvons conclure avec la Grande-Bretagne une alliance qui pourrait nous entraîner dans une guerre décidée sans notre participation. Est-ce à dire que nous verrions d'un œil indifférent la mère patrie en péril ? Non certes. Vienne l'heure du danger, que l'Angleterre alors allume le feu sur le sommet des montagnes, que le clairon sonne l'appel, et nous répondrons au cri d'alarme ; elle nous verra auprès d'elle le sabre au clair ".
Cet engagement volontaire fut bientôt confirmé. Une heure critique parut pour la Grande-Bretagne en 1900, lorsque les Boërs tinrent en échec l'armée anglaise prise au dépourvu.
On se rappelle avec quelle promptitude guerrière miliciens et soldats canadiens volèrent au secours des régiments anglais. Dans cette campagne du Transvaal, sous le soleil ardent du continent noir, les nôtres payèrent bravement de leur personne sans ménager leur sang. Nos jeunes soldats, aguerris en peu de temps comme des vétérans, ajoutèrent une belle page aux annales de nos fastes militaires. Cette participation à la guerre se fit de notre plein gré, sous