DES PROVINCES BASQUES
santés que nous avons imposées à nos départements du Midi ; qu'elle a, dis-je, payé assez cher le droit d'adresser des avertissements convenables, pleins d'amitié et d'égards, au gouvernement espagnol , sur ce sujet. Nous avons le droit de lui dire que la France n*entend pas qu'on s'expose de nouveau, par des vexations et des atteintes à la foi des traités, à voir renaître une guerre civile et sanglante sur le bord de ses frontières.
Je conçois qu*on vante les avantages du joug de l'uniformité administrative dans les pays où ce joug garantit au moins Fm^dre et la sécurité publics ; mais prétendre que les provinces basques , les seules provinces vraiment libres de l'Espagne, doivent renoncer à leurs libertés historiques, aliéner le patrimoine de leurs pères pour entrer dans la Toie où se traîne épuisé le reste de l'Espagne, pour s'assimiler à l'état où se trouvent Barcelone, Malaga, Séville, Cordone..., en vérité, c'est insulter à la fois à la justice et au bon KDS. J'espère donc que la Chambre n'improuvera pas le vœu que je forme pour que le ministère prenne en sérieuse considération, dans ses relations avec l'Espagne, le danger dont est menacée notre frontière par cet aveuglement insensé. Il donnera ainsi la meilleure preuve qu'il n'est pas dans cette impossibilité absolue d'agir sur l'Espagne que lui imputait tout à l'heure mon noble ami, le marquis de Brézé. Trèshtml très^bien/)
A la suite de ce discours, M. Pedro Egana, ancicD député des provinees basques, adressa à M. le comte de Montalcmbert la lettre soivaQte :
Yitoria, le 11 janvier 1841.
■ L*écho de vos généreiises paroles, dans la séance de la Chambre des pairs du 4 janvier, a retenti dans nos montagnes, toigours