SUR L INVIOLABILITE DU ROI
mort à la Constitution », il ne peut être question de nommer un « garde à la royauté au nom de la Nation » ; c'est son fils qui doit régner.]
M. Danton. — Je réfuterai d'une manière succincte le discours de M. Anthoine.
Il a dit que le préopinant s'était trompé en avançant que la Constitution n'avait pas pourvu à la garde de la royauté et qu'elle avait décrété la régence.
MaisM. Anthoine n'a pas songé que le Roi n'était pas jugé. Or, dans la circonstance, ce n'est pas un régent, c'est un séquestre de la royauté vacante qu'il nous faut.
Il a dit encore que l'on semblait trop se méfier de l'Assemblée nationale. — Mais ne doit-on pas avoir quelques craintes? — Il est scandaleux, selon moi, que le Roi n'ait pas été interrogé en public. Il l'est encore que l'on nomme des commissaires qui vont attendre dans l'antichambre de la royauté, qui ne sont pas reçus parce qu'on est au bain.
Le discours du préopinant est d'un homme véritablement libre. Il est à désirer qu'il communique son énergie aux quatre-vingt-trois départements. Il peut y avoir quelques erreurs de détail; mais la masse en est tellement bonne que vous ne pouvez que vous honorer en en ordonnant l'impressioa.
L'impression mise aux voix est arrêtée.