POUR LES COMMIS DES BARRIÈRES
D'après le Babillard.
(Tribunal des Petits-Pères)
[Il est impossible de savoir à quelle date Danton a plaidé pour les commis des barrières; le tribunal des Petits-Pères ouvrit son audience le 27 janvier 1791, Danton quitta Paris le 17 juillet, et l'extrait suivant est emprunté au Babillard du 14 août.]
M. Danton s'est retiré, dit-on, à Arcis-sui-Aube, sa patrie. On l'accuse de n'avoir défendu la cause des commis des barrières au tribunal des Petits-Pères (1), que poux les entraîner dans son parti. Si le fait est vrai, la sommation qu'on lui a faite de rendre les pièces du procès a dû lui prouver l'inutilité de ses efforts, et la fausseté de ses espérances (2).
(i) Ainsi nommé parce qu'on l'avait installé dans le couvent des Petits-Pères, de la place des Victoires.
(2) Je n'ai trouvé aucune indication qui permette de préciser l'affaire dont fut chargé Danton. L'ouvrage de M. Douarche, sur les Tribunaux civils de Paris pendant la Révolution, n'en dit rien. Cf. supra, Introduction, Danton et les nouveaux tribunaux. ^